En ce qui a trait à mon très grand désir d’être crucifiée avec Jésus, par amour pour Lui et pour l’expiation pour mon passé, Jésus vint à moi Et, comme précédemment, il fit sortir mon âme de mon corps. Il me transporta à la place sainte où Il souffrit sa douloureuse Passion et Il me dit :

« Mon épouse, si chacun savait

  • l’incommensurable Bien qu’est la Croix et
  • comment elle rend l’âme précieuse, chacun désirerait ce Bien et le considérerait comme indispensable, comme un joyau d’une valeur inestimable.

Quand Je suis descendu du Ciel sur la terre,

  • Je n’ai pas choisi les richesses du monde. Mais J’ai considéré plus digne et plus méritoire de choisir les soeurs de la Croix
  • la pauvreté,
  • l’ignominie et
  • la souffrance la plus brutale.

Et pendant que Je les portais,

  • Je désirais ardemment que le temps de ma Passion et de ma Mort arrive au plus tôt, puisque par elles J’allais opérer le salut des âmes. »

Pendant qu’Il me parlait, Jésus me fit ressentir la joie qu’Il éprouvait en souffrant. Ses Paroles allumèrent dans mon cœur un ardent désir de souffrir. Je ressentis

  • un saint transport d’émotion et
  • un désir d’être semblable à Lui, le Crucifié.

Avec le peu de voix et de force que j’avais en moi, je Le suppliais en disant :

« Saint Époux, donne-moi la souffrance et donne-moi ta Croix pour que je puisse mieux connaître combien Tu m’aimes. Autrement je serai toujours dans l’incertitude par rapport à ton Amour pour moi. J’ai renoncé à tout pour toi ! »

Par la suite, dans la joie plus que jamais à cause de ma supplication, Jésus me permit de m’étendre sur une des croix qui se trouvaient là. Quand je fus prête, je L’ai supplié de me crucifier.

Affectueusement Il prit un clou et commença à l’enfoncer dans ma main. De temps en temps, Il me demandait : « Est-ce que ça fait trop mal ? Veux-tu que Je continue ? »

« Oui, oui, continue Bien-Aimé, malgré ma douleur. Je suis tellement contente que Tu me crucifies. »

Quand Il commença à clouer mon autre main, le bras de la croix s’avéra trop court, alors qu’avant il était de la bonne longueur.

Alors Jésus enleva le clou déjà enfoncé et dit : « Mon épouse, nous devons trouver une autre croix. Repose-toi et rafraîchis-toi. » Je suis incapable de décrire la mortification que j’ai ressentie à ce moment. Ainsi donc, je n’étais pas digne de cette souffrance !

Ces blagues furent répétées plusieurs fois. Quand les bras de la croix furent appropriés, la longueur de la croix ne l’était pas.

À une autre occasion, pour que Jésus n’ait pas à me crucifier, quelque chose manquait pour ma crucifixion.

Jésus trouvait toujours quelque prétexte pour la reporter à une autre fois. Oh ! quelle amertume mon âme expérimentait de ces conflits répétés avec mon Jésus. Plusieurs fois, j’étais justifiée de me plaindre à Lui, parce qu’Il me refusait la vraie souffrance.

À plusieurs occasions, d’un ton amer, je Lui ai dit : « Mon Bien-Aimé, il semble que tout finit à la blague. Par exemple, Tu m’as dit plusieurs fois que Tu m’amènerais dans le Paradis une fois pour toute. Mais, à chaque fois Tu m’as fait revenir sur terre pour habiter mon corps à nouveau. Tu m’as dit que Tu aimerais me crucifier pour que je puisse faire ce Tu as fait. Toutefois, Tu n’as jamais permis que j’atteigne une complète crucifixion.

Et Jésus disait : « Oui, Je le ferai bientôt. N’en doute pas. Ce sera fait. »