Un matin, après la communion, mon aimable Jésus me dit :
Mon enfant, les iniquités des hommes sont telles et si nombreuses que l’équilibre entre mon Amour et ma Justice en est bouleversé. La prépondérance des forces du mal M’astreint à faire venir sur les hommes une violente guerre par laquelle J’infligerai une destruction sans précédent de chair humaine. »
Puis, tout en larmes, Il ajouta : « Oh ! oui ! Je leur ai donné des corps pour être des sanctuaires dans lesquels Je comptais me réjouir. Plutôt, ils en ont fait de putrides fosses septiques. Leur puanteur est si grande que J’ai été forcé de m’éloigner d’eux.
Ce sont là, mon enfant, les remerciements que Je reçois
- pour tant d’Amour et
- tant de souffrances endurées pour eux.
Qui d’autre que Moi
- les a bénis aussi abondamment et
- a tant retardé leur juste châtiment ? Personne n’a été comme Moi ! Et quelle est la cause de leur si grande perversion ? Ce n’est rien d’autre, mon enfant, que les biens excessifs que Je leur ai donnés. Maintenant Je vais leur enseigner la manière de revenir à leur devoir par les plus dures punitions. »
À la suite de ces propos de Jésus, mon cœur était inondé d’amertume à la pensée qu’un Dieu si bon pouvait être aussi bafoué par l’ingratitude des hommes.
Et qui pourrait aussi dire quelle était ma souffrance quand je pensais à ceux qui allaient être punis par le fléau de la guerre. Pour eux j’éprouvais un grand désir de souffrir plutôt que de les voir livrés à ces terribles châtiments.