Parce qu’on me l’a commandé, je dirai ce qui suit :

Les prêtres de ce temps me soumettaient à de très pénibles épreuves.Par exemple, ils permirent que je reste immobilisée et pétrifiée pendant plus de dix-huit jours consécutifs : c’était vraiment une mort sans mourir,

  • parce que j’étais immobilisée dans tous les sens du mot et
  • que je ne pouvais pas prendre une seule goutte d’eau ni satisfaire mes besoins naturels.

En bref, j’étais comme une morte (alors que je vivais encore), J’étais à la merci de prêtres qui,

  • délibérément et pour me narguer,
  • me firent continuer de vivre dans une condition de mort. Dieu seul sait ce que j’ai vécu pendant ces quatre années de vrai martyre.

Quand un prêtre enfin décidait de me réanimer, il n’avait même pas la courtoisie de dire : « Prends patience et fais ce que Dieu attend de toi. »

Plutôt, avec de rudes réprimandes dans le genre qu’on fait à des personnes dissolues ou désobéissantes, il disait des choses comme : « Mon opinion bien considérée est que tu appliques tes talents d’une bien mauvaise manière. »

Oh ! comme j’ai été méchante et comme je le suis encore, puisque je ressens encore vivement en moi les accusations que je ne suis qu’une âme capricieuse et désobéissante !

Je pense en effet

  • que la raison profonde de mes sentiments est
  • que mes pensées et mon agir sont très différents de ceux de mon aimable Jésus.

Toute sa Vie, Il fut un signe de contradiction sur tous les plans. Cependant, Il n’a jamais eu le moindre ressentiment. Il n’était jamais dérangé et, - dans un grand calme, Il supportait insulte après insulte et affront après affront.

Moi, j’ai honte de le dire, j’ai très souvent pleuré Je me suis souvent plainte à mon très doux Jésus — au point même d’éprouver de la résistance envers Lui —, pour qu’Il ne me soumette pas à de si sévères souffrances ou qu’on ne m’accuse pas injustement d’être désobéissante et capricieuse.

Oh ! comme le Seigneur fut bon pour moi, méchante que je suis. Dans mes résistances, Il feignait de se désintéresser de moi et ne disait rien. Il partait, mais seulement pour un temps très court. Il réapparaissait ensuite et me trouvait dans la désolation causée par son absence.