Alors, avec ses séductions et ses caresses très douces, mon aimable Jésus me persuadait d’accomplir sa Sainte Volonté.

Puis Il me replongeait dans les souffrances mortelles qu’Il me donnait Lui-même directement. Une fois, quand le confesseur vint pour me réanimer, il me dit durement : « Je ne veux pas que tu retombes dans cet état. »

Momentanément, je retrouvai mes sens et je Lui dis : « Mon père, il n’est pas dans mon pouvoir de tomber ou de ne pas tomber dans cet état de léthargie. C’est vrai que je suis capricieuse, désobéissante et bonne à rien. Mais je dis la vérité quand je dis que la souffrance de ne pas pouvoir vous obéir, est très pénible pour moi.

Je pense, mon père, que je subis cette souffrance

  • parce que je suis dépourvue de la vertu d’obéissance,
  • qui est une brillante pierre précieuse de mon Jésus et
  • sans laquelle je ne serai jamais acceptée avec plaisir par Lui.

J’ai beaucoup de regrets. Et je me sens très inconfortable quand je me vois si différente de Lui. Quel bien peut-Il accomplir dans une âme désobéissante ? »

Ces paroles d’humilité venaient du fond de mon cœur qui palpitait d’amour pour mon très cher Jésus. Le confesseur me laissa alors

  • avec un mot d’encouragement et
  • avec un peu plus de bonheur qu’à la visite précédente.

Malgré cet encouragement, je décidai à contrecœur

  • que si le Seigneur ne voulait pas m’assurer que je pourrais être libérée de l’état de pétrification sans l’intervention d’un prêtre, et
  • s’il voulait que j’accepte des épreuves et des souffrances en réparation pour

les nombreux péchés commis continuellement par la majorité des hommes, alors je Lui résisterai et m’opposerai à Lui pour avoir ce que je veux.

Mais, même si une créature propose, Dieu, dans son impénétrable sagesse accomplit ce qu’Il a préparé pour elle.