De cet événement, je compris deux choses :
ce n’est pas seulement la sainteté des prêtres qui réanime mes sens, mais le Pouvoir de Dieu lié au sacerdoce de ses ministres.
Deuxièmement, je compris que le dessein de Dieu sur moi était de me soumettre à la subjectivité de ses ministres.
À partir de ce moment, je fus impliquée dans une guerre de longue durée avec plusieurs prêtres. Ils disaient que je feignais mon état pour avoir l’air d’une sainte.
Quelques-uns disaient que je méritais d’être battue à coups de bâtons et de fouets pour que je ne retombe plus dans cet état lamentable. D’autres disaient que j’étais possédée du démon. Ils disaient aussi d’autres choses sur moi qu’il vaut mieux ne pas répéter.
Je ne savais que faire. Ma famille croyait que c’était leur devoir d’alléger ma souffrance et cherchait des prêtres qui viendraient. Dieu sait combien de refus ils ont essuyés. Je ne pouvais plus le supporter.
Ma pauvre mère, plus spécialement, pleurait des rivières de larmes. Quant à moi, je restais tranquille.
Que Dieu veuille pardonner à tous ceux qui me causaient ces souffrances. J’aimerais que le Seigneur dédommage cent fois tous ceux qui souffraient avec moi, spécialement ma mère.
Vous pouvez imaginer combien était pénible ma sujétion à ces prêtres, parce que j’avais absolument besoin d’un prêtre pour me réanimer.
Dieu sait combien de fois j’ai prié Jésus, pleurant beaucoup pour être libérée de cette pénible sujétion. Et combien de fois je Lui ai résisté quand Il me redemandait d’être victime, pour que je partage ses plus dures souffrances ! Je résistais parfois violemment.
Je disais à mon bon Jésus : « Seigneur, je veux bien accepter l’état de victime, pourvu que Tu me promettes que Tu me réanimeras sans l’intervention d’un prêtre. Autrement, je ne veux pas me soumettre à ce si pesant joug. » J’ai même résisté de cette manière pendant trois jours.