Un matin, après la Communion, Notre-Seigneur me fit comprendre que,
- en ce jour même, alors que je serai en complet état de léthargie,
- Il m’invitera à Lui tenir compagnie en participant aux souffrances que Lui faisaient subir certains hommes pervers. Sachant que mon confesseur était à la campagne, je dis à Jésus :
« Mon bon Jésus, si Tu veux me transférer Tes douleurs, aie la bonté de me réanimer Toi-même. Car, si ma famille voulait faire chercher le confesseur, il ne serait pas disponible. »
Le Seigneur, dans toute sa bonté, me dit :
« Mon enfant, ta confiance doit être placée pleinement en Moi. Sois tranquille, confiante et résignée de manière à ce que tout en toi repose en Moi.
Cela rendra ton âme lumineuse et fera que toutes tes passions resteront calmes.
En attirant ton âme par mes rayons de Lumière,
- J’en prendrai possession et
- Je la transformerai pleinement en Moi, faisant de ta vie ma propre Vie. »
Après ces Paroles, je ne pouvais m’opposer à Lui. Et Je me résignai à sa Volonté. J’offris la Sainte Communion que je venais de vivre comme si elle était ma dernière.
Ainsi, devant le Saint Sacrement, je fis à Jésus un dernier adieu et je quittai l’église. En dépit de ma résignation, je me sentais un peu inconfortable quand je pensais à ce qui allait m’arriver.
Aussi je pleurai et je priai pour que le Seigneur me communique des forces neuves pour me raviver si je perdais connaissance.
Ce jour-là, je fus surprise par l’attaque qui me plongea dans cet état mortel. Ce fut une très amère, nouvelle et extrêmement lourde souffrance pour moi. Ce fut la pire et la plus lourde que j’avais subie jusque-là. En entrant dans cet état de souffrances extrêmes, je me résignai à faire la Volonté de Dieu et j’étais prête à mourir.
Voyant mon état, ma famille envoya chercher un prêtre
- autre que mon confesseur habituel qui était absent. Ce prêtre, je le dis dans la charité, qui pouvait avoir l’intention de m’aider, refusa de venir à la maison. Ainsi, pendant dix jours, je fus dans cet état de pétrification mortelle, mais sans mourir.
Finalement, au onzième jour, le confesseur que j’avais eu pour ma première communion vint. Il me réanima comme mon autre confesseur le faisait.