Un soir, j’étais assise à la table. Et je souffrais d’une façon qui m’empêchait d’ouvrir la bouche. Ma famille, d’abord avec douceur, puis avec indignation,

  • exigea que j’obéisse et que je mange. Incapable de les satisfaire, je commençai à pleurer.

Afin de ne pas être vue ainsi, je me suis retirée dans ma chambre, où j’ai continué à pleurer. J’ai supplié mon Jésus et la Sainte Vierge de me donner la force de supporter cette épreuve. Pendant ce temps, je faiblissais et, de tout mon cœur je dis :

« Mon bon Seigneur, c’est un dur tourment pour moi de voir ma famille si ennuyée par ce qui m’arrive, et cela pour une si injuste raison. Ne permets pas qu’ils me voient dans cet état. Je préférerais mourir, plutôt que de leur laisser connaître ce qui se passe entre nous deux.

Ce sentiment est si fort en moi que, sans trop que je sache pourquoi, je ne puis m’empêcher de me cacher pour que personne ne puisse me voir ainsi.

Quand je suis surprise et que je n’ai pas le temps de dissimuler mes souffrances et mes larmes, je me sens anéantie et comme si tout mon être fondait comme de la neige dans un feu. Mon corps éprouve alors une chaleur anormale qui me fait transpirer abondamment et qui, par la suite, me fait trembler de froid.

Ô mon bon Jésus, seulement Toi peux changer cet état de choses. Garde-moi cachée de la vue des autres. Donne à ma famille de réaliser que je ne m’éloigne d’eux que pour prier. Et j’aimerais beaucoup, ô mon Dieu, que ce qui m’arrive ne soit connu que de Toi. »