Les pauvres démons ne pouvaient pas voir à l’intérieur de mon âme. Là j’étais toujours unie à Jésus,
- pour qui j’avais un océan de bons désirs et
- pour qui je pleurais et j’embrassais sans cesse les morceaux d’image. Ils se fâchaient quand ils me voyaient prier et me prosterner par terre.
De temps en temps, ils tiraient sur ma robe ou remuaient la chaise où je m’appuyais. Ils me faisaient parfois si peur
- que j’en oubliais de prier et
- que je me mettais à croire que je pourrais me libérer d’eux toute seule. Ces choses arrivaient souvent la nuit quand j’étais au lit.
Pour faire venir le sommeil, je priais mentalement. Mais quand ils s’en apercevaient, ils me molestaient en tirant sur les draps et les oreillers.
Ainsi, incapable de fermer les yeux pour dormir, je restais éveillée comme une personne qui sait
- qu’un ennemi qui a juré de lui ôter la vie est tout près,
- attendant le bon moment pour asséner le coup fatal. J’étais forcée de garder les yeux ouverts pour pouvoir résister quand ils viendraient me prendre pour m’amener en enfer.
Dans cet état d’esprit, mes cheveux se dressaient sur ma tête comme des
aiguilles. Tout mon corps était couvert d’une sueur froide
- qui glaçait mon sang et
- me pénétrait jusqu’à la moelle des os. Mes nerfs détraqués par la peur devenaient convulsifs.