À ces paroles infernales, je me suis sentie envahie par un inexprimable mépris de Dieu et par un extrême désespoir pour mon salut
Alors que je tenais une image sainte dans mes mains, je fus, par l’indignation et le désespoir, entraînée à la mettre en pièces. L’ayant fait, je pleurais des larmes brûlantes et je ne cessais d’embrasser les
morceaux déchirés. Si on m’avait demandé comment ces choses étaient arrivées, j’aurais dit
- que je ne le savais pas et
- que je fus forcée de le faire.
Je suis maintenant convaincue
- que l’acte de les déchirer vint du démon avec une force incontrôlable
- que mes baisers étaient l’effet de la grâce opérant en moi.
Immédiatement après, en réfléchissant sur ce qui m’arrivait, j’ai senti mon âme torturée par le chagrin. En voyant ce qu’ils avaient fait, les démons croyaient qu’ils avaient gagné et ils jubilaient.
Ils me ridiculisaient et, avec des cris et des bruits infernaux, ils me disaient : « Vois comment tu es devenue nôtre ! Tout ce qu’il nous reste à faire est de t’amener en enfer corps et âme, et c’est ce que nous allons bientôt faire. »