Les démons craignent beaucoup l’âme entraînée dont le courage est basé sur Moi. Soustenue par Moi, elle devient invincible contre tout démon qui se présente à elle.
Apeurés et terrifiés,
- les démons essaient alors de s’enfuir,
- mais en sont incapables parce qu’ils sont forcés par ma Volonté d’endurer une grande et ignominieuse défaite. Sois courageuse. Si tu M’es fidèle, Je te comblerai de force et d’abondantes grâces pour triompher d’eux. »
Qui pourra décrire le changement qui se fit en moi ? Oh ! quelle horreur me saisit !
L’amour pour mon aimable Jésus que je sentais si fort un moment plus tôt se changea subitement en haine féroce, me causant d’indescriptibles souffrances.
Mon âme se sentit torturée à la pensée que ce Dieu qui avait été si bienveillant envers moi était maintenant abhorré et blasphémé comme s’Il était un implacable ennemi.
J’étais incapable de regarder son Image, parce que je ressentais une rage terrible. Mon incapacité de tenir dans mes mains les grains de mon chapelet et de les baiser me mettait en pièces. Une telle résistance en moi me fit trembler de la tête aux pieds. Oh ! mon Dieu, quelle torture ! Je crois que s’il n’y avait pas de souffrance en enfer, la souffrance de ne pas aimer Dieu constituerait l’enfer. Ainsi l’enfer était, est, et sera horrible !
Parfois, les démons plaçaient devant moi toutes les grâces dont Dieu m’avait gratifiée, faisant en sorte qu’elles m’apparaissent n’avoir été que de pures inventions de ma fantaisie.
Et ils insistaient pour que j’aie une existence plus libre et plus confortable. Alors que, naguère,
- les grâces m’apparaissaient réelles,
- les démons me semonçaient maintenant en disant : Vois-tu le grand bien que Jésus voulait pour toi ?
Vois comment tu as été récompensée pour avoir répondu à ses grâces ! Il t’a laissée entre nos mains, comme tu le mérites. Maintenant tu es à nous, entièrement à nous. Tout est fini pour toi ! Tu es devenue notre jouet ! Il n’y a plus aucune espérance qu’Il t’aime encore. »