Un jour, après la Sainte Communion, Jésus me dit :
« Ta souffrance ne peut pas être similaire à la Mienne, parce que tu souffres avec ma Présence.
Je vais t’aider. Je veux te laisser seule un peu. Sois plus attentive qu’avant, parce que Je ne te donnerai pas la main pour te supporter et t’aider en tout. Tu agiras et tu souffriras avec bonne volonté,
- sachant que mes yeux seront fixés sur toi, même si Je ne me laisse plus voir ni ressentir par toi. Si tu me restes fidèle, Je te récompenserai quand Je reviendrai. Si tu es infidèle, Je viendrai te punir. »
À ces Paroles, je devins horrifiée et je Lui dis : « Seigneur, Toi qui es ma Vie et mon Tout, dis-moi comment je peux vivre sans Toi, mon Dieu ! Qui me donnera la force de bien me conduire ? Toi seul as été, es et seras ma force et mon soutien. Est-il possible que, maintenant, Tu veuilles me laisser à mes seuls moyens, privée de Ta présence, après que Tu m’aies invitée à laisser le monde extérieur et tout ce qui va avec. As-tu oublié que je suis méchante et que sans Toi je ne peux rien faire de bien ? »
Jésus, doucement et calmement, me répondit : « Je ferai cela pour que tu puisses comprendre ce que tu vaux sans Moi. Ne désespère pas.
Je te ferai cela pour ton plus grand bien, pour préparer ton cœur à recevoir les nouvelles grâces dont Je vais t’inonder. Jusqu’à présent, Je t’ai aidée visiblement. Maintenant, invisiblement, Je te ferai sentir ton néant en te laissant seule avec toi-même. Je vais faire en sorte que tu atteignes la plus profonde humilité. Et Je te donnerai mes Grâces, les meilleures, pour te préparer pour les hauts niveaux auxquels Je te destine.
Ainsi, plutôt que de désespérer, sois joyeuse et remercie-Moi, parce que plus tu traverseras cette mer orageuse rapidement,
- plus vite tu atteindras le port.
Plus les tests auxquels Je te soumettrai seront sévères, plus seront grandes les grâces que Je t’accorderai. Sois courageuse car, bientôt, Je viendrai te consoler dans ton chagrin. »
Alors Il me bénit et se retira. Qui pourrait exprimer la douleur que je ressentis, le vide qui envahit mon cœur, les larmes que je versai, quand je vis mon Jésus qui, pendant qu’Il me bénissait, me quittait. Néanmoins, je m’étais résignée à sa Très Sainte Volonté. Et après avoir embrassé sa main mille fois, cette main qui me bénissait de loin, je Lui dis : « Au revoir saint Époux, au revoir ! Souviens-toi de Ta promesse que Tu vas me revenir bientôt ! Aide-moi toujours et fais que je sois totalement tienne. »
Et je me vis complètement seule. C’était comme si la fin arrivait pour moi.