Comparant

  • l’état de vie auquel Jésus m’appelait et
  • celui dans lequel j’avais toujours vécu, je me sentais envahie par le chagrin.

J’avais honte de regarder les personnes parce que je me sentais comme une des plus grandes pécheresses au monde. J’avais le goût

  • de me retirer dans ma chambre, loin des créatures, et
  • de me dire : « Si seulement ils savaient à quel point j’ai été pécheresse et combien de grâces le Seigneur m’a accordées, ils seraient horrifiés.

J’espère que Jésus ne leur permettra pas de me connaître, parce que s’ils le savaient, je pourrais me suicider. »

En dépit de cela, le jour suivant, alors que je recevais Jésus dans le Saint Sacrement, mon cœur était joyeux de se voir si anéanti. Jésus me dit encore d’autres choses sur l’état du parfait anéantissement auquel Il m’appelait.

Il me faisait les suggestions, toujours différentes de celles de la précédente visite. Je peux affirmer sans me tromper que chacune des nombreuses fois où Jésus me parlait, Il se servait d’une approche différente pour expliquer les causes et les effets de la vertu qu’Il voulait insuffler en moi.

S’Il l’avait voulu, Il aurait pu parler sur la même vertu un millier de fois de plus, et d’un millier de façons différentes : « Oh ! mon Divin Professeur,

  • comme Tu es savant,
  • comme je suis ingrate de ne pas vivre selon ce que Tu espères de moi ! »

Je confesse que ma pensée

  • a toujours recherché la vérité et
  • a toujours cherché à se conformer à ce que Jésus m’enseignait. Mais j’ai souvent perdu ce désir d’une manière ou d’une autre. Je ne pouvais pas accomplir ce que Jésus me demandait, même à la fin.

À cause de cela, je m’humiliais davantage moi-même. Je confessais ma nullité Par la suite, je promettais d’être plus attentive et disposée. En dépit de tout cela,

  • je n’aurais jamais pu réussir à faire le bien que sa perfection requérait
  • s’Il ne m’avait pas assistée continuellement.

Il me disait souvent : « Si tu avais été plus humble et plus près de Moi, tu n’aurais pas fait ce travail si pauvrement.

Mais parce que tu pensais que tu pouvais commencer, continuer et finir le travail sans Moi, tu l’as réussi, mais pas selon mes désirs à Moi.

Pour cette raison, demande mon assistance au commencement de tout ce que tu entreprends. Assure-toi que Je sois toujours présent pour travailler avec toi Ce que tu fais sera complété avec perfection.

Sache que si tu fais toujours cela, tu acquerras la plus grande humilité.

Si tu fais le contraire,

  • l’orgueil rentrera en toi et
  • elle étouffera cette très belle vertu d’humilité qui a été semée en toi. »

Ainsi Il me donnait beaucoup de Lumière et de Grâces et me faisait voir la laideur du péché d’orgueil. L’orgueil est

  • la plus terrible ingratitude envers Dieu et
  • le plus grand affront qu’on puisse Lui faire,
  • il aveugle l’âme complètement,
  • il l’amène à tomber dans une grande impiété, et
  • il la conduit à sa ruine.