Dans ce but, Il me disait souvent : « Pour que Je puisse déverser mes grâces dans ton cœur, il est nécessaire que tu te convainques que,

  • par toi-même, tu n’es capable de rien.

Je comble de mes dons et de mes grâces les âmes qui hésitent à s’attribuer à elles-mêmes les bons effets de leurs travaux faits avec ma Grâce. Je les regarde avec beaucoup d’approbation.

Les âmes qui considèrent mes Dons et mes Grâces comme si elles les avaient acquises par elles-mêmes, commettent beaucoup de larcins. Elles devraient se dire : « Les fruits qui sont produits dans mon jardin

  • ne doivent pas m’être attribués à moi, pauvre et misérable créature, mais sont le résultat des dons qui m’ont été accordés à profusion par l’Amour divin. »

Souviens-toi que Je suis généreux et que Je verse des torrents de grâces sur les âmes

  • qui reconnaissent leur néant,
  • qui n’usurpent rien pour elles-mêmes, et
  • qui comprennent que tout s’accomplit par le moyen de ma grâce.

Ainsi, en voyant ce qui se passe en elles, ces âmes

  • Me sont non seulement reconnaissantes,
  • mais elles vivent dans la peur de perdre mes grâces, mes dons et mes faveurs si elles ne Me plaisent plus.

Je ne peux pas entrer dans les cœurs

  • qui sont enfumés par l’orgueil et
  • qui sont si boursouflés d’eux-mêmes qu’ils n’ont pas de place pour Moi. Ils ne font pas crédit à mes Grâces et, de chute en chute, ils vont à leur ruine.

C’est pourquoi Je veux que très souvent voire continuellement , tu fasses des actes d’humilité. Tu dois être comme un bébé dans les langes qui,

  • incapable de bouger ou de marcher dans la maison par lui-même,
  • doit se fier à sa mère pour tout. Je veux qu’ainsi tu restes près de Moi comme un nouveau-,
  • demandant toujours mon aide et mon assistance,
  • reconnaissant ton néant,
  • attendant tout de Moi. »

En faisant ainsi, je suis devenue une petite et je me suis anéantie. Si bien que, quelquefois,

  • je sentais tout mon être dissous et démembré, incapable de faire un pas ou de prendre une respiration sans l’assistance de Jésus. J’essayais de mon mieux de Le satisfaire en tout, en devenant humble et obéissante.