Les grâces extraordinaires qui m’étaient données par Jésus me laissaient
- dans une grande tristesse par rapport au passé et
- dans une peur vive concernant l’avenir.
Ne sachant que faire pour réparer les dommages du passé, j’essayais des mortifications choisies de mon propre chef. Je demandais aussi des mortifications à mon confesseur, mais elles ne m’étaient pas toujours consenties. Toutes les pénitences que je faisais me semblaient insignifiantes.
Parce que
- j’étais incapable de changer le passé et
- que je ne savais que faire d’autre, je me mettais à pleurer à la pensée de mes péchés passés.
Je me tournai finalement vers mon toujours aimable Jésus. La peur d’être loin de Lui me hantait, et la peur qu’ensuite il m’en coûte plus cher encore, me laissait sans savoir vraiment quoi faire. Qui pourrait dire combien de fois je courais vers Jésus à l’intérieur de mon cœur
- pour Lui demander mille pardons,
- Le remercier pour les nombreuses grâces qu’Il m’accordait et
- Lui demander de rester toujours près de moi.
Souvent, je Lui disais : « Vois-tu, mon bon Jésus,
-
combien de temps j’ai perdu et
-
combien de grâces j’ai gaspillées, alors que j’aurais pu augmenter mon amour pour toi, mon plus grand Bien et mon Tout ! » Alors que d’une manière un peu ennuyeuse je continuais à Lui parler ainsi.
Jésus me réprimanda sévèrement en me disant : « Je ne veux pas que tu reviennes sur le passé. Sache que lorsqu’une âme,
- convaincue de ses péchés,
- s’humilie en recevant mon sacrement de pénitence,
- elle devient plus disposée à mourir plutôt que de M’offenser de nouveau.
C’est un affront à ma Miséricorde et un obstacle à mon Amour que
- de persister mentalement à remuer la boue du passé.
Mon Amour ne peut accorder à une âme de prendre son envol vers le Ciel si elle reste plongée dans
- des pensées affreuses et des idées noires sur le passé.
Sache que Je ne me souviens plus du mal que tu as commis, ayant parfaitement tout oublié. Vois-tu en Moi quelque rancœur, ou même une ombre de mauvaise humeur envers toi ? »
Et je repris : « Non, mon Seigneur, mon cœur se brise quand je pense à ta Bonté, à ta Gentillesse et à ta Amour envers moi, en dépit de mon ingratitude. »
Et Il me répondit en disant : « Très bien, mon enfant. Mais pourquoi veux-tu revenir sur le passé ? Comme il serait beaucoup mieux si nous pensions à notre amour l’un pour l’autre ! Essaie d’uniquement Me plaire dans l’avenir et tu seras toujours en paix. »