VII — « Tu as mangé la vraie chair du Christ et tu as bu son sang… »
Le 5 août 1961, Teresa, toute désolée parce que le curé don Antonio Chichierchia ne peut pas lui apporter la Sainte Communion, se prépare malgré tout à la recevoir spirituellement, et elle pense à Jésus qui, caché dans le Tabernacle, attend « celui qui viendra le visiter ». À ce moment-là, le Padre Pio arrive. « Tout à coup, raconte Teresa, se présenta le moine habituel, vêtu en prêtre, qui me dit : — Ma petite, je suis venu t’apporter Jésus ! — Après avoir reçu la Communion, je demeurai absorbée à remercier Jésus de ce qui était arrivé. Pendant ce temps, dans ma bouche, je sentais le goût du sang. Alors, je dis au moine : — Père, je sens, dans ma bouche, le sang ! — Il répondit : — Oui, ma fille, parce que tu as mangé la vraie chair du Christ et tu as bu son sang. Il s’est donné à toi corps et âme ! » (Cf. Journal, p. 1648). Que de fois l’on reçoit la Sainte Communion sans la préparation requise et avec indifférence, sans penser dévotement à Celui que l’on va recevoir ! Elles sont si nombreuses, les manifestations prodigieuses du Très Saint Sang et du Très Saint Corps du Christ, dans l’histoire bimillénaire de la Sainte Église Catholique ; il suffit de rappeler les miracles de Bolsena et de Lanciano. Ces prodiges nous rappellent la présence vraie, réelle et substantielle de N.S. Jésus-Christ, dans le Sacrement de l’Eucharistie, sous les espèces du pain et du vin. Ce qui est arrivé à Teresa, avec le Padre Pio, nous confirme encore cette grande vérité et nous incite à recevoir, avec dévotion et recueillement, Jésus Eucharistie, le Roi de l’Univers, notre Créateur et Seigneur.