Elle vient à la porte, comme elle l’avait fait pour parler à Judas et, en s’appuyant sur le chambranle, elle tend l’autre main et la pose sur la tête du plus âgé et du plus tenace de ses neveux. Elle le caresse et dit:
“Laisse-moi m’appuyer à un Joseph! Tout était paix et sérénité tant que j’ai eu ce nom comme roi dans ma maison. Puis mon saint est mort… et tout le bien humain de la pauvre Marie est mort aussi. Il m’est resté le bien surnaturel de mon Dieu et Fils… Maintenant je suis la Délaissée… Mais si je puis être dans les bras d’un Joseph que j’aime, et tu le sais si je t’aime, je me sentirai moins délaissée. Il me semblera revenir en arrière, et pouvoir dire: “Jésus est absent, mais il n’est pas mort. Il est à Cana, à Naïm pour des travaux, mais maintenant il revient…” Viens, Joseph. Entrons ensemble là où Lui t’attend pour te sourire. Il nous a laissé son sourire pour nous dire qu’il n’a pas de rancœur.”
Joseph entre, et elle le tient par la main, et comme il la voit assise, il s’agenouille devant elle, la tête sur ses genoux et il sanglote:
“Pardon! Pardon!”
“Ce n’est pas à moi, c’est à Lui que tu dois le demander.”
“Il ne peut me le donner. Sur le Calvaire, j’ai cherché à attirer son regard. Il a regardé tout le monde, mais pas moi… Il a raison… Je l’ai connu et aimé comme Maître trop tard. Maintenant, c’est fini.”
“Maintenant cela commence. Tu iras à Nazareth et tu diras: “Je crois”. Ta croyance aura une valeur infinie. Tu l’aimeras avec la perfection des apôtres de l’avenir qui auront le mérite d’aimer le Jésus connu seulement par l’esprit. Le feras-tu?”
“Oui! Oui! Pour réparer. Mais je voudrais entendre de Lui une parole et je ne l’entendrai jamais plus…”
“Le troisième jour il ressuscitera et il parlera à ceux qu’il aime. Tout le monde attend sa Voix.”
“Tu es bénie, toi qui peux croire…”
“Joseph! Joseph! Mon époux était ton oncle et il a cru à une chose qui est encore plus difficile à croire que celle-ci. Il a su croire que la pauvre Marie de Nazareth était l’Épouse et la Mère de Dieu. Pourquoi toi, neveu de ce Juste et qui portes son nom, ne peux-tu croire qu’un Dieu puisse dire à la Mort: “Suffit!” et à la Vie “Reviens!”?”
“Je ne mérite pas cette foi, car j’ai été mauvais. J’ai été injuste avec Lui. Mais toi… toi tu es la Mère. Bénis-moi. Pardonne-moi… Donne-moi la paix…” “Oui… Paix… Pardon… Oh! Dieu! Une fois j’ai dit: “Comme il est difficile d’être les ‘rédempteurs’ En EMV 168.9. Être "la mère du Rédempteur" est doux, comme en EMV 157.7 et dur comme en EMV 157.7 et en EMV262.7. !. Maintenant je dis: “Comme il est difficile d’être la Mère du Rédempteur!” Pitié, mon Dieu! Pitié!…
614.12 – Va, Joseph. Ta mère a tant souffert en ces heures. Réconforte-la… Je reste ici… avec tout ce que j’ai de mon Enfant… Et mes larmes solitaires t’obtiendront la Foi. Adieu, mon neveu. Dis à tous que je veux me taire… réfléchir… prier… Je suis… Je suis une pauvre femme, tenue suspendue au-dessus d’un abîme par un fil… Le fil, c’est ma Foi… Et votre manque de foi, car personne ne sait croire totalement et saintement, heurte continuellement ce fil… Et vous ne savez pas quelle fatigue vous m’imposez… Vous ne savez pas que vous aidez Satan à me tourmenter. Va!…”
Et Marie reste seule…
Elle s’agenouille devant le Suaire. Elle baise le front, les yeux, la bouche de son Fils et elle dit:
“Ainsi! Ainsi! pour avoir de la force… Je dois croire. Je dois croire. Pour tous.”