“De Dora à Césarée, il n’y a pas un long chemin. Pendant que le serviteur arrivait ici, Jacob est certainement revenu à la maison et il a chassé Marie.”

“Le trajet n’est pas long, mais es-tu certain qu’il l’ait accompli? Une volonté supérieure à celle de l’homme ne peut-elle pas avoir arrêté un homme si Josué, avec l’aide de Dieu, a arrêté le soleil "a arrêté le soleil", comme cela est relaté en Josué 10, 12-14 et en Siracide 46, 4. Nous le notons ici et en EMV 600.20. D'autres faits concernant Josué sont rapportés en : EMV 159.2 (l'assemblée de Sichem et l'alliance qui en a été la conséquence) | en EMV 215.2 | EMV 514.11 et en EMV 560.5 (contre les rois cananéens) | EMV 361.12 | EMV 387.7 et en EMV 642.9 (le passage du Jourdain) | 560.5 (la prise de Jéricho et d'Aï). ? Votre prière persévérante et confiante, faite dans une bonne intention n’est-elle pas un vouloir saint opposé à la volonté mauvaise de l’homme?

Et Dieu, puisque vous demandez une chose bonne à Lui, votre Père, ne vous aidera-Il pas pour arrêter la marche d’un fou? Ne vous aura-t-il pas déjà aidé? Et si même l’homme s’obstinait encore à aller, le pourrait-il, si vous vous obstinez à demander au Père une chose juste? Je vous le dis: allez et priez aujourd’hui, demain et après-demain et vous verrez le miracle. Voir, à propos de cet enseignement, Romains 5,3-5 : "La détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l'espérance ; et l'espérance ne déçoit pas".

“Oh! allons, Jacques! Le Rabbi sait. S’il dit de prier, c’est signe qu’il sait que la chose est juste. Aie foi, mon époux. Je sens une grande paix, une forte espérance qui se lève là où j’avais tant de douleur. Que Dieu te récompense, ô Rabbi, Toi qui es bon, et qu’il t’écoute. Prie pour nous Toi aussi. Viens, Jacques, viens”

Et elle réussit à persuader son mari qui la suit après avoir salué Jésus du salut habituel des hébreux:

“La paix soit avec Toi” auquel Jésus répond par la même formule.

“Pourquoi ne lui as-tu pas dit qui tu es? Ils auraient prié avec plus de paix” disent les apôtres, et Philippe ajoute:

“Je vais le lui dire.”

Mais Jésus le retient en disant:

“Je ne veux pas. Il aurait en fait prié avec paix, mais avec moins de valeur, mais avec moins de mérite. Ainsi leur foi est parfaite et sera récompensée.”

“Réellement?”

“Et voulez-vous que je mente en trompant deux malheureux?”

505.5 – Il regarde les gens qui se sont rassemblés, une centaine de personnes, et il dit:

“Écoutez cette parabole qui vous dira la valeur de la prière constante.

Vous savez ce que dit le Deutéronome, en parlant des juges et des magistrats Deutéronome 16,18-20. . Ils doivent être justes et miséricordieux en écoutant avec équanimité ceux qui ont recours à eux, en pensant toujours de juger comme si le cas qu’ils doivent juger était leur cas personnel, sans tenir compte des cadeaux ou des menaces, sans égards pour les amis coupables et sans dureté à l’égard de ceux qui sont en mauvais termes avec les amis du juge. Mais si les paroles de la Loi sont justes, les hommes ne le sont pas autant et ils ne savent pas obéir à la Loi.

On voit ainsi que la justice humaine est souvent imparfaite, car rares sont les juges qui savent se garder purs de la corruption, miséricordieux et patients envers les pauvres comme envers les riches, envers les veuves et les orphelins, comme ils le sont envers ceux qui ne le sont pas.

Il y avait dans une ville un juge très indigne de sa charge qu’il avait obtenue au moyen d’une parenté puissante. Il était outre mesure inégal dans ses jugements, car il était toujours porté à donner raison aux riches et aux puissants, ou à ceux qui étaient recommandés par des riches ou des puissants, ou bien à l’égard de ceux qui l’achetaient en lui faisant de grands cadeaux. Il ne craignait pas Dieu et il se riait des plaintes des pauvres et de ceux qui étaient faibles parce qu’ils étaient seuls et sans de puissants défenseurs. Quand il ne voulait pas écouter quelqu’un qui avait des raisons évidentes de l’emporter sur un riche et auquel il ne pouvait donner tort d’aucune manière, il le faisait chasser de sa présence en le menaçant de le jeter en prison. Et la plupart subissaient ses violences en se retirant vaincus et résignés à leur défaite avant que le procès ne fût ouvert.

Mais dans cette ville, il y avait aussi une veuve chargée d’enfants. Elle devait recevoir une forte somme d’un homme puissant pour des travaux exécutés par son mari défunt pour le riche puissant. Elle, poussée par le besoin et l’amour maternel, avait essayé de se faire donner par le riche la somme qui lui aurait permis de rassasier ses enfants et de les vêtir pour le prochain hiver. Mais après que se furent révélées vaines toutes les pressions et les supplications adressées au riche, elle eut recours au juge.

Le juge était un ami du riche qui lui avait dit: “Si tu me donnes raison, le tiers de la somme est pour toi”. Aussi, il fut sourd aux paroles de la veuve qui le priait: “Rends-moi justice contre mon adversaire. Tu vois que j’en ai besoin. Tout le monde peut dire que j’ai droit à cette somme”. Il se montra sourd et la fit chasser par ses commis.

Mais la femme revient une, deux, dix fois, le matin, à sexte, à none, le soir, inlassable. Et elle le suivait sur la route en criant: “Rends-moi justice. Mes enfants ont faim et froid. Je n’ai pas d’argent pour acheter de la farine et des vêtements”. Elle se faisait trouver sur le seuil de la maison du juge quand il y revenait pour s’asseoir à table avec ses enfants.

Et le cri de la veuve: “Rends-moi justice contre mon adversaire car mes enfants et moi, nous avons faim et froid” pénétrait jusqu’à l’intérieur de la maison, dans la salle à manger, dans la chambre à coucher pendant la nuit, insistant comme le cri d’une huppe: “Fais-moi justice, si tu ne veux pas que Dieu te frappe! Fais-moi justice. Rappelle-toi que la veuve et les orphelins sont sacrés pour Dieu et malheur à celui qui les piétine! Rends-moi justice, si tu ne veux pas souffrir un jour ce que nous souffrons. Notre faim, notre froid, tu les trouveras dans l’autre vie si tu ne rends pas justice! Malheureux que tu es!”

Le juge ne craignait pas Dieu et ne craignait pas le prochain. Mais à force d’être harcelé, de se voir devenu un objet de risée de la part de toute la ville à cause des poursuites de la veuve et aussi un objet de blâme, il en fut fatigué. Aussi un jour, il se dit en lui-même: “Bien que je ne craigne pas Dieu ni les menaces de la femme, ni ce qu’en pensent les habitants, cependant, pour en finir avec tant d’ennuis, je donnerai audience à la veuve et lui rendrai justice, en obligeant le riche à payer. Il me suffit qu’elle ne me poursuive plus et ne soit plus autour de moi”. Et ayant appelé son riche ami, il lui dit: “Mon ami, il ne m’est plus possible de te satisfaire. Fais ton devoir et paie, car je ne supporte plus d’être harcelé à cause de toi. J’ai parlé”. Et le riche dut débourser la somme conformément à la justice.

505.6 – C’est la parabole. Maintenant, à vous de l’appliquer.

Vous avez entendu les paroles d’un homme inique: “Pour en finir avec tant d’ennuis, je donnerai audience à la femme”. Et c’était un homme inique. Mais Dieu, le Père très bon, pourrait-Il être inférieur au juge mauvais? Ne rendra-t-il pas justice à ses enfants qui savent l’invoquer jour et nuit? Et leur fera-t-il attendre si longtemps la grâce jusqu’à ce que leur âme accablée cesse de prier? Je vous le dis: Il leur rendra promptement justice pour que leur âme ne perde pas la foi. Mais il faut pourtant aussi savoir prier sans se lasser après les premières prières, et savoir demander des choses bonnes. Et aussi se confier à Dieu en disant: “Pourtant que soit fait ce que ta Sagesse voit pour nous de plus utile”.

Ayez foi. Sachez prier avec foi dans la prière et avec foi en Dieu votre Père. Et Lui vous rendra justice contre ceux qui vous oppriment, que ce soit des hommes ou des démons, des maladies ou d’autres malheurs. La prière persévérante ouvre le Ciel et la foi, sauve l’âme, quelle que soit la façon dont la prière est écoutée et exaucée. Allons!”

Et il se dirige vers la sortie. Il est presque hors de l’enceinte quand, levant la tête pour observer le peu de gens qui le suivent et les nombreux indifférents ou hostiles qui le regardent de loin, il s’écrie tristement: “Mais quand le Fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il peut-être encore de la foi sur la Terre?” et en soupirant, il s’enveloppe plus étroitement dans son manteau pour s’acheminer à grands pas vers le faubourg d’Ophel.