433.3 - “Mon Frère, dis-moi une chose que depuis longtemps je désire savoir. Comment vois-tu Marie? Comme Mère ou comme sujette? C’est ta Mère, mais c’est une femme et tu es Dieu…” dit le Thaddée.
“Comme sœur et comme épouse, comme délice et repos de Dieu et comme réconfort de l’Homme. C’est tout ce que je vois et possède en Marie, comme Dieu et comme Homme. Celle qui était les Délices de la Seconde Personne de la Triade au Ciel, Délices du Verbe comme du Père et de l’Esprit, est les Délices du Dieu Incarné, et elle le sera de l’Homme-Dieu glorifié.”
“Quel mystère! Dieu s’est donc privé deux fois de ses complaisances? En Toi et en Marie et Il vous a donné à la Terre…” médite le Zélote.
“Quel amour! Devrais-tu dire. C’est l’amour qui a poussé la Triade à donner Marie et Jésus à la Terre” dit Jacques.
“Et, non pas pour Toi qui es Dieu, mais pour sa Rose, Il ne craignit pas de la confier aux hommes, qui sont tous indignes de la protéger?” demande Thomas.
“Thomas, c’est le Cantique qui te répond: “Le Pacifique avait une vigne, et Il la confia aux vignerons qui, profanateurs poussés par le Profanateur, auraient donné de fortes sommes pour la posséder, c’est-à-dire toutes les séductions pour la séduire Cantique 8,11. , mais la Belle Vigne du Seigneur se garda par elle-même, et elle ne voulut donner son fruit qu’au Seigneur et ne s’ouvrir qu’à Lui, pour engendrer le Trésor sans prix: le Sauveur” Cantique 8,12. .
433.4 – Les voilà arrivés au seuil de la maison. Jude d’Alphée commente alors que Jésus frappe à la porte fermée:
“Ce serait le cas de dire: “Ouvre-moi, ma sœur, épouse, aimée, colombe, immaculée… Cantique 5,2. ”
Mais quand la porte s’entrouvre et qu’apparaît le doux visage de la Vierge, Jésus ne dit que la plus douce parole, en ouvrant les bras pour la recevoir:
“Maman!”
“Oh! mon Fils! Béni! Entre et que la paix et l’amour soient avec Toi!”
“Et à ma Mère, et à la maison, et à qui s’y trouve” dit en entrant Jésus, suivi des autres.
“Votre mère est à côté, pendant que les deux disciples sont au pain et à la lessive…” explique Marie, après les salutations respectives avec les apôtres et les neveux, qui, par discrétion, se retirent pour laisser la Mère seule avec son Fils.
“Me voilà à toi, ma Mère. Nous allons rester quelque temps ensemble… Comme c’est doux le retour… la maison et toi surtout, ô Mère, après tant de voyages parmi les hommes…”
“Qui te connaissent de plus en plus et, à cause de cette connaissance, se partagent en deux branches: ceux qui t’aiment… et ceux qui te haïssent… Et la plus grosse branche, c’est cette dernière…” “Le Mal sent qu’il va être vaincu et il est furieux… et il rend furieux…
433.5 - Comment va la fillette? ”
“Légèrement mieux… Mais elle a failli mourir… Et cependant ses paroles, maintenant qu’elle ne délire plus, correspondent, bien que plus réservées, à celles qui lui sortaient dans le délire. Ce serait mentir de dire que nous n’avons pas reconstruit son histoire… Malheureuse!…”
“Oui. Mais la Providence a veillé sur elle.”
“Et maintenant?…”
“Et maintenant… Je ne sais pas. Aurea ne m’appartient pas comme créature. Son âme est mienne, son corps appartient à Valeria. Pour le moment elle va rester ici, afin d’oublier…”
“Myrta voudrait bien l’avoir.”
“Je le sais… Mais je n’ai pas le droit d’agir sans la permission de la romaine. Je ne sais même pas si elles l’ont acquise à prix d’argent ou si elles ont seulement employé l’arme de la promesse… Quand la romaine la réclamera…”
“Moi, j’irai à ta place, mon Fils. Il n’est pas bien que tu y ailles… Laisse faire à ta Maman. Nous femmes… êtres infimes pour Israël, on ne nous observe pas tant si nous allons parler à des gentils.
Et ta Maman est si inconnue du monde! Personne ne remarquera la femme du peuple hébraïque qui, enveloppée dans son manteau, va par les rues de Tibériade et frappe à la maison d’une dame romaine…”
“Tu pourrais aller chez Jeanne… et là parler à la dame…”