“Merci, mère.”

“Bénie celle qui est ta mère, à Toi si bon. Dis-moi ton nom et le sien, pour que moi je les dise à Dieu afin qu’il vous bénisse.”

“Marie et Jésus.”

“Marie et Jésus… Marie et Jésus… Attends. Une fois j’ai beaucoup pleuré… Le fils de mon fils fut tué en défendant son garçon et cela fit mourir mon fils de chagrin… On disait que l’innocent fut tué parce qu’on cherchait quelqu’un du nom de Jésus… Maintenant je suis au seuil de la mort, et ce Nom revient…”

“Alors, tu pleurais à cause de ce Nom, mère. Que maintenant ce Nom te donne la bénédiction…”

“Tu es ce Jésus… Dis-le à une femme qui va mourir et qui a vécu sans maudire, parce qu’on lui dit que sa douleur servait à sauver le Messie pour Israël.”

Jean redouble ses gestes. Jésus se tait.

“Oh! dis-le-moi. Est-ce Toi? Toi qui me bénirais à la fin de ma vie? Au nom de Dieu, parle.”

“C’est Moi.”

“Ah!” La petite vieille se prosterne contre terre.

“Mon Sauveur! J’ai vécu dans l’attente et je n’espérais pas te voir. Est-ce que je verrai ton triomphe?”

“Non, mère. Comme Moïse, tu mourras sans connaître ce jour La mort de Moïse, mort sans avoir touché la Terre promise, est décrite en Deutéronome 32,48-52 et Deutéronome 34,1-8. . Mais je te donne à l’avance la paix de Dieu. Je suis la Paix. Moi, la Route. Moi, la Vie. Toi, mère et grand-mère de justes, tu me verras dans un autre triomphe qui sera éternel, et c’est Moi qui t’ouvrirai les portes, à toi, à ton fils, au fils de ton fils et à son garçon. Il est sacré pour le Seigneur ce garçon qui est mort pour Moi! Ne pleure pas, mère…”

“Et moi, je t’ai touché! Et Toi, tu as glané pour moi les épis! Oh! comment ai-je mérité cet honneur?!”

411.7 – “À cause de ta sainte résignation. Viens, mère, à ta maison. Et que ce grain te donne du pain pour l’âme plus que pour le corps. Moi, je suis le vrai Pain qui est descendu du Ciel pour rassasier la faim de tous les cœurs. Vous (Thomas et Jacques les ont rejoints avec leurs javelles Brassée de blé, coupées et non liées, qu'on laisse sur le sillon avant de les mettre en gerbe. ) prenez ces gerbes. Et allons.”

Ils s’en vont tous les trois avec leur chargement d’épis. Jésus les suit avec la petite grand-mère qui pleure et murmure des prières. Ils arrivent à la maisonnette: deux petites pièces, un four minuscule, un figuier, un peu de vigne. Propreté et pauvreté.

“C’est ton asile?”

“Oui. Bénis-le, Seigneur!”

“Appelle-moi: fils. Et prie pour que ma Mère ait du réconfort dans sa douleur, toi qui sais ce que c’est que la douleur d’une mère. Adieu, mère. Je te bénis au nom du Dieu vrai.”

Et Jésus lève la main et bénit la petite demeure et puis il se penche, embrasse la petite vieille et la serre contre son cœur et baise sa tête couverte de quelques cheveux blancs. Elle pleure et effleure de ses lèvres les mains de Jésus, le vénère, l’aime…

La douleur me submerge. Pourquoi est-ce que je pense à ma mère, qui a eu peur de toi, Jésus, quand elle t’a vu? Pourquoi avoir peur de toi, Jésus? La totalité de cet échange entre Maria et Jésus se trouve dans les Cahiers de 1944 à la date du 27 septembre. Le deuxième "pourquoi avoir peur" concerne Judas. Son effort vers le salut se trouve consigné dans un texte écrit quatre jours plutôt, le 23 septembre 1944, mais placé à sa chronologie, en EMV 468.

411.8 – Jésus dit: […] “II y a beaucoup de pourquoi dans ton cœur après cette dictée.

Un pourquoi que tu as dans le cœur, est toujours si je savais que Judas ne se serait pas sauvé malgré cet effort vers le salut.

Je le savais.

Et alors pourquoi étais-je heureux?

Parce que ce seul désir présent, fleur dans la lande du cœur de Judas, faisait regarder avec bienveillance par mon Père mon disciple que j’aimais et que je n’aurais pas pu sauver. L’œil de Dieu sur un cœur! Que voudrais-je sinon que le Père vous regarde tous et avec amour?

Et je devais être heureux pour donner à ce malheureux jusqu’à ce moyen pour se relever. L’aiguillon de ma joie de le voir revenir à Moi.

Un jour, après ma Mort, Jean connut cette vérité et il la dit à Pierre, Jacques, André et aux autres, parce que j’en avais donné l’ordre au Préféré, auquel ne fut inconnu aucun secret de mon cœur. Il le sut et le dit pour que tous eussent une règle de conduite pour la direction des disciples et des fidèles.

À l’âme, qui après une chute, vient au ministre de Dieu et avoue son erreur envers l’ami ou le fils, envers l’époux ou le frère, et qui après s’être trompée vient dire: “Garde-moi avec toi, je ne veux plus errer pour ne pas donner de douleur à Dieu et à toi”, on ne doit pas, entre autres choses, refuser la satisfaction de voir notre bonheur de la voir désireuse de nous rendre heureux. Il faut un tact infini dans le soin des cœurs. Moi, la Sagesse, tout en sachant que dans le cas de Judas c’était inutile, je l’ai eu pour enseigner à tous l’art de racheter, d’aider celui qui se rachète.

Et maintenant, je te dis, à toi aussi comme à Simon le cananéen: “Allons, allons!” et je te serre contre Moi, pour te faire sentir qu’il y a quelqu’un qui t’aime.

De ces mains descendent les punitions, mais aussi les caresses, et de mes lèvres, des paroles sévères, mais aussi, plus nombreuses et dites avec plus de joie, des paroles de complaisance.

Va en paix, Maria Maria Valtorta. . Tu n’as pas donné de peine à ton Jésus, et que cela soit ton réconfort.”