Ils apportent un petit panier avec à l’intérieur sept morceaux de pain. Ce ne sont même pas des pains entiers. Il semble que ce soit de gros morceaux coupés dans de grandes miches. Ensuite les poissons petits, c’est une poignée de pauvres bestioles roussies.

“Faites asseoir cette foule par groupes de cinquante et qu’ils restent tranquilles et silencieux, s’ils veulent manger.”

Les disciples Les disciples et non pas uniquement les douze apôtres. Il faut beaucoup de personnes pour discipliner une telle foule. Jésus ne rompt pas non plus les pains et les poissons : ils se multiplient au fur et à mesure de la distribution. , les uns montant sur des pierres, les autres circulant parmi les gens, se donnent du mal pour mettre l’ordre réclamé par Jésus. À force d’insister ils y réussissent. Quelque enfant pleurniche parce qu’il a faim et sommeil, quelque autre parce que, pour le faire obéir, la mère ou quelque autre parent lui a administré une gifle.

353.3 – Jésus prend les pains, pas tous naturellement: deux à la fois, un dans chaque main, les offre et puis les pose et le bénit. Il prend les petits poissons. Il y en a si peu qu’ils tiennent tous dans le creux de ses longues mains. Il les offre eux aussi et puis les pose et les bénit aussi.

“Et maintenant: prenez, faites le tour de la foule et donnez abondamment à chacun.”

Les disciples obéissent.

Jésus, debout, blanche silhouette qui domine tout ce peuple assis en larges groupes qui couvrent tout le plateau, observe et sourit.

Les disciples vont et vont, toujours plus loin. Ils donnent et donnent encore. Et le panier est toujours plein de nourriture. Les gens mangent, alors que le soir descend et il y a un grand silence et une grande paix.

353.4 – Jésus dit:

“Voici une autre chose qui ennuiera les docteurs pointilleux. L’application de cette vision évangélique. Je ne te fais pas méditer sur ma puissance et ma bonté, ni sur la foi et l’obéissance des disciples. Rien de cela. Je veux te faire voir l’analogie de l’épisode avec l’œuvre de l’Esprit-Saint.

Tu vois: je donne ma parole. Je donne tout ce que vous pouvez comprendre, et par conséquent assimiler pour en faire une nourriture pour l’âme. Mais vous vous êtes rendus tellement lents à comprendre par la fatigue et la faim, que vous ne pouvez assimiler toute la nourriture qui se trouve dans ma parole Cf. 1 Corinthiens 3,1-3. Frères, quand je me suis adressé à vous, je n'ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ. C'est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n'auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas, car vous êtes encore des êtres charnels. . Il vous en faudrait beaucoup, beaucoup, beaucoup. Mais vous ne savez pas en recevoir beaucoup. Vous êtes si pauvres de forces spirituelles! Cela vous pèse sans vous donner du sang et des forces. Et voici qu’alors l’Esprit-Saint opère le miracle pour vous.

Le miracle spirituel de la multiplication de la Parole. Il multiplie cette parole en vous en éclairant tous les sens les plus secrets, de façon que, sans vous alourdir d’un poids qui vous écraserait sans vous fortifier, vous vous en nourrissez et ne tombez plus harassés tout au long du désert de la vie.

Sept pains et quelques poissons!

J’ai prêché pendant trois ans et, comme dit mon bien-aimé Jean, “si on devait écrire toutes les paroles que j’ai dites et les miracles que j’ai accomplis pour vous donner une nourriture abondante, capable de vous amener sans faiblesse jusqu’au Royaume, la Terre ne suffirait pas pour en contenir les volumes Cf. Jean 21,25. Ce verset clos les quatre Évangiles : Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses ; si on les rapportait en détail, je ne pense pas que le monde entier pût contenir les livres qu'il faudrait écrire. ”. Mais si cela avait été fait, vous ne pourriez pas lire une telle masse d’écrits. Vous ne lisez, même pas comme vous le devriez, le peu qui a été écrit sur Moi. L’unique chose que vous devriez connaître, comme vous connaissez les mots les plus nécessaires dès l’âge le plus tendre.

Et alors l’Amour vient et multiplie. Lui aussi, Un avec le Père et Moi, a “pitié de vous qui mourez de faim” et, par un miracle qui se répète depuis des siècles, double, décuple, centuple les significations, les lumières, la nourriture de chacune de mes paroles.

Ainsi, voici un trésor sans fond de nourriture céleste. Il vous est offert par la Charité. Puisez-y sans peur. Plus votre amour puisera, plus celui-ci, qui est le fruit de l’Amour, augmentera ses flots.

353.5 – Dieu ne connaît pas de limites dans ses richesses et dans ses possibilités. Vous êtes relatifs. Lui, non. Il est infini dans toutes ses œuvres, même en celle de pouvoir vous donner à chaque heure, en toute circonstance, les lumières dont vous avez besoin à cet instant.

Et comme au jour de la Pentecôte, l’Esprit répandu sur les apôtres rendit leur parole compréhensible aux Parthes, aux Mèdes, aux Scythes, aux Cappadociens, aux habitants du Pont et de la Phrygie, et semblable à leurs langues natales aux Égyptiens et aux Romains, aux Grecs et aux Libyens Actes des apôtres 2,7-11. Étonnement des juifs de la Diaspora entendant les apôtres s'exprimer simultanément dans leur propre langue. , ainsi de même Il vous donnera réconfort si vous pleurez, conseil si vous demandez conseil, participation de joie si vous êtes joyeux, par la même Parole.

Oh! réellement si l’Esprit vous éclaire: ”Va en paix et veuille ne plus pécher Cf. Jean 8,11. Parole de Jésus à la femme adultère : Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. , cette parole est une récompense pour celui qui n’a pas péché, un encouragement pour celui qui encore faible ne veut pas pécher, pardon pour le coupable qui se repent, reproche tempéré de miséricorde pour celui qui n’a qu’une velléité de repentir. Et ce n’est qu’une phrase, des plus simples. Mais combien il y en a dans mon Évangile! Combien qui, comme des boutons de fleurs, après une averse et un soleil d’avril, s’ouvrent serrés sur la branche où d’abord il n’y en avait un seul fleuri et la couvrent toute entière pour la joie de ceux qui les admirent.

Repose maintenant. La paix de l’Amour soit avec toi”.