“Son mari et sa belle-mère l’aiment beaucoup. Le beau-père la respecte…” dit Jude Thaddée.
“Mais il ne lui pardonne pas le sang maternel. Dis-le.”
“Il est en passe de le lui pardonner. Il nous en a fait de grandes louanges. Et elle a quatre enfants très beaux et gentils. Cela la rend heureuse. Mais vous êtes toujours dans son cœur et elle a dit de vous amener le Maître Divin.”
“Mais… comment… Tu es le… Tu es celui qu’on appelle le Messie, Toi?”
“Je le suis.”
“Tu es vraiment le… On nous a dit à Jérusalem que tu es, que l’on t’appelle le Verbe de Dieu. Est-ce vrai?”
“Oui.”
“Mais l’es-tu pour ceux de là-bas ou bien pour tous?”
“Pour tous. Pouvez-vous croire que je le suis?”
“Croire ne coûte rien, surtout quand on espère que ce que l’on croit peut enlever ce qui fait souffrir.”
“C’est vrai, Élie. Mais ne parle pas ainsi. C’est une pensée très impure, beaucoup plus que le sang mêlé. Réjouis-toi non pas dans l’espoir que tombe ce qui te fait souffrir, comme homme, du mépris d’autrui, mais réjouis-toi dans l’espoir de conquérir le Royaume des Cieux.”
“Tu as raison. Je suis à moitié païen, Seigneur…”
“Ne te rabaisse pas. Je t’aime toi aussi et c’est aussi pour toi que je suis venu.”
328.6 – “Ils doivent être fatigués, Élie. Tu les retiens par tes discours. Allons souper et puis conduisons-les se reposer. Il n’y a pas de femmes ici… Aucune israélite n’a voulu de nous et nous désirions une d’elles… Pardonne-nous donc si la maison te parait froide et sans ornements.”
“Votre bon cœur me la rendra ornée et chaude.”
“Combien de temps restes-tu?”
“Pas plus d’un jour. Je veux aller vers Tyr et Sidon et je voudrais être à Aczib avant le sabbat.”
“Tu ne peux pas, Seigneur! Sidon est loin!!”
“Demain, je voudrais parler ici.”
“Notre maison est comme un port. Sans en sortir tu auras des auditeurs à ta convenance, d’autant plus que demain il y a un gros marché.”
“Allons alors, et que le Seigneur vous récompense de votre charité.”