Ce n’est pas une faute d’ignorer, mais c’est une faute de renier. Et trop de ceux qui étaient informés sur mon compte et auxquels j’ai tendu les mains, m’ont renié comme si j’étais un bâtard ou un voleur, un satan corrupteur, parce que dans leur orgueil ils ont éteint la foi et se sont égarés dans des chemins qui n’étaient pas bons, tortueux, coupables en quittant la route que ma voix leur indiquait. Le péché est dans le cœur, dans les plats, dans les lits, dans les cœurs, dans les esprits de ce peuple qui me repousse et qui, voyant partout le reflet de sa propre impureté, la voit même sur Moi, et sa haine l’accumule encore plus et alors il me dit: “Éloigne-toi, Toi qui es impur”.

Et que dira alors Celui qui vient avec ses vêtements teints de rouge, beau dans ses vêtements, et qui marche dans la grandeur de sa force Isaïe 63,1-6 - Qui donc est-il, celui qui arrive d'Edom, qui nous vient de Botsra en habits écarlates, drapé avec splendeur, et qui s'avance fièrement dans l'éclat de sa force ? C'est moi, dit l'Eternel, qui parle avec justice et qui ai le pouvoir de vous sauver. Pourquoi tes vêtements sont-ils tachés de rouge et pourquoi tes habits ressemblent-ils à ceux des vendangeurs qui foulent au pressoir ? … ?

Accomplira-t-il ce que dit Isaïe, et ne se taira pas, mais versera dans leur sein ce qu’ils méritent? Non. Il faut d’abord qu’il pile dans son pressoir, tout seul, abandonné de tous, pour faire le vin de la Rédemption. Le vin qui enivre les justes pour en faire des bienheureux, le vin qui enivre ceux qui sont coupables de la grande faute pour mettre en miettes leur sacrilège puissance. Oui. Mon vin, qui mûrit heure par heure au soleil de l’Éternel Amour, sera ruine et salut pour beaucoup comme il est dit dans une prophétie qui n’est pas encore écrite mais déposée dans la roche sans fissure d’où est jaillie la Vigne qui donne le Vin de la Vie éternelle Prophétie du vieillard Siméon lors de la purification de Marie. Luc 2,34-35 – Cf. EMV 32.5. .

293.5 - Vous comprenez? Non, vous ne comprenez pas, ô docteurs d’Israël. Peu importe que vous compreniez. Elles vont descendre sur vous les ténèbres dont parle Isaïe: “Ils ont des yeux et ils ne voient pas. Ils ont des oreilles et ils n’entendent pas Isaïe 6,10 et Isaïe 29,9-10. ”.

Vous faites écran à la Lumière par votre haine, et pour cela on peut dire que la Lumière a été repoussée par les ténèbres et que le monde n’a pas voulu la connaître Jean 1,5. .

Mais vous, vous exultez! Vous qui, étant dans les ténèbres, avez su croire à la Lumière qui vous était annoncée, vous qui l’avez désirée, cherchée, trouvée. Exulte, ô peuple des fidèles, qui par monts, vallées, fleuves et lacs, es venu au Salut sans tenir compte de la fatigue du long chemin. Il en sera de même pour l’autre, le chemin spirituel qui, des ténèbres de l’ignorance, te conduira, ô peuple de Bozra, à la lumière de la Sagesse.

Exulte, ô peuple de l’Auranitide! Exulte dans la joie de la connaissance. Vraiment il est dit aussi de toi, et des peuples qui t’entourent, quand le Prophète chante que vos chameaux et vos dromadaires se presseront sur les chemins de Nephtali et de Zabulon Isaïe 9,1-2. pour apporter l’adoration au vrai Dieu, et pour être ses serviteurs dans la sainte et douce loi qui n’impose pas autre chose pour donner la paternité divine et la béatitude éternelle que d’observer

les dix commandements du Seigneur: aimer le vrai Dieu avec tout soi-même, aimer le prochain comme soi-même, respecter les sabbats sans les profaner, honorer les parents, ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre l’adultère, n’être pas faux dans les témoignages, ne pas désirer la femme ni les biens d’autrui.

Oh! vous êtes bienheureux si, venant de plus loin, vous surpassez ceux qui étaient de la maison du Seigneur et qui en sont sortis, aiguillonnés par les dix commandements de Satan de l’inimitié avec Dieu, de l’amour propre, de la corruption du culte, de la dureté pour les parents, du désir de l’homicide, de l’essai de voler la sainteté d’autrui, de la fornication avec Satan, des témoignages faux, de l’envie pour la nature et la mission du Verbe, et du péché horrible qui fermente et mûrit au fond des cœurs, de trop de cœurs.

293.6 - Exultez, vous qui avez soif! Exultez, vous qui avez faim! Exultez, vous qui êtes affligés! Vous étiez rejetés? Vous étiez proscrits? Vous étiez méprisés? Vous étiez étrangers? Venez! Exultez! Maintenant ce n’est plus vrai. Moi, je vous donne maison, biens, paternité, patrie. Je vous donne le Ciel. Suivez-moi, Moi qui suis le Sauveur! Suivez-moi, Moi qui suis le Rédempteur! Suivez-moi, Moi qui suis la Vie! Suivez-moi, Moi qui suis Celui auquel le Père ne refuse pas de grâces! Exultez dans mon amour! Exultez! Et pour que vous voyiez que je vous aime, ô vous qui m’avez cherché avec vos souffrances, ô vous qui avez cru en Moi avant même de m’avoir connu, pour que ce jour soit un vrai jour d’exultation, je prie ainsi: “Père! Père Saint! Que sur toutes les blessures, les maladies, les plaies des corps, les angoisses, les tourments, les remords des cœurs, sur toutes les fois qui naissent, sur celles qui vacillent, sur celles qui se raffermissent, descende, oh! descende salut, grâce, paix! Paix en mon nom! Grâce en ton nom! Salut pour notre amour réciproque! Bénis, ô Père Très Saint! Rassemble et fond en un seul troupeau tous ces fils, miens et tiens, dispersés! Fais qu’où je suis, eux y soient, une seule chose avec Toi, Père Saint, avec Toi, avec Moi, avec le très Divin Esprit”.

Jésus, les bras en croix, les paumes tournées en haut vers le Ciel, le visage levé, la voix éclatante comme une trompette d’argent, est irrésistible dans ses paroles… Il reste ainsi, en silence, pendant quelques minutes. Puis ses yeux de saphir cessent de regarder le ciel pour regarder la vaste cour pleine d’une foule qui soupire émue, ou frémit d’espérance, ses mains se joignent comme pour se porter en avant, et avec un sourire qui le transfigure, il jette le dernier cri:

“Exultez, ô vous qui croyez et espérez! Peuple des souffrants, Lève-toi et aime le Seigneur ton Dieu!”

293.7 - C’est la guérison simultanée et complète de tous les malades. Des cris délirants, un tonnerre de voix qui chantent l’hosanna au Sauveur. Et du fond de la cour, traînant encore le drap qui la couvrait, une femme fend la foule en tombant aux pieds du Seigneur. La foule pousse un autre cri, un cri de terreur:

“Marie, la lépreuse. La femme de Joachim!”

Et on fuit dans toutes les directions.

“Ne craignez pas! Elle est guérie. Son contact ne peut plus vous faire de mal” rassure Jésus.

Et puis il dit à la femme prosternée:

“Lève-toi, femme. Ta grande espérance t’a récompensée et te fait pardonner d’avoir manqué à la prudence envers tes frères. Retourne à ta maison après les purifications salutaires.”

La femme, jeune et assez belle, pleure en se levant. Jésus la montre à la foule qui s’approche un peu et admire le miracle en criant son émerveillement.

“Son mari, qui l’adorait, lui avait construit un refuge au fond de ses terres et chaque soir il allait vers son enclos et, en pleurant, lui apportait la nourriture…”

“Elle était tombée malade à cause de sa pitié, en soignant un mendiant qui ne s’était pas déclaré lépreux.”

“Mais comment est venue la brave Marie?”

“Sur ce brancard. Comment n’avons-nous pas pensé que c’étaient des serviteurs de Joachim?”

“Pour cela, ils ont risqué la lapidation.”

“Leur maîtresse! Ils l’aiment, elle sait se faire aimer, plus qu’on ne s’aime soi-même…”