“Mais Toi, tu es saint! Nous…”
“Vous devez être saints parce que vous touchez des choses saintes et administrez ce qui est à Dieu.”
“Alors nous baptiserons plusieurs fois le même homme, comme fait Jean qui accorde l’immersion dans l’eau autant de fois que quelqu’un vient à lui?”
“Jean, dans son baptême, ne purifie que par l’humilité de celui qui s’immerge. Je te l’ai déjà dit. Vous, vous ne rebaptiserez pas quelqu’un qui est déjà baptisé, sauf dans le cas où il l’a été avec une formule non apostolique, mais schismatique, auquel cas on peut administrer un second baptême après une demande précise de celui qui doit être baptisé, s’il est adulte, de vouloir l’être et une nette déclaration qu’il veut faire partie de la véritable Église. Les autres fois, pour rendre l’amitié de Dieu et pour être en paix avec Lui, vous vous servirez de la parole du pardon unie aux mérites du Christ, et l’âme, venue à vous avec un vrai repentir et une humble accusation, sera absoute.”
259.5 – “Et si quelqu’un est malade au point de ne pouvoir se déplacer? Mourra-t-il alors dans le péché? À la souffrance de l’agonie, ajoutera-t-il celle de la peur du jugement de Dieu?”
“Non. Le prêtre ira trouver le mourant et l’absoudra. Il lui donnera même une forme plus large d’absolution, non pas globale, mais pour chaque organe des sens par lequel l’homme arrive généralement à pécher.
Nous avons en Israël l’Huile Sainte, composée suivant la règle donnée par le Très-Haut Donnée : en Exode 30, 22-33. , et avec laquelle on consacre l’autel, le Pontife, les prêtres et les rois.
L’homme est vraiment un autel, et il devient roi par son élection au siège du Ciel. Il peut donc être consacré avec l’Huile de l’Onction. L’Huile Sainte sera prise avec d’autres parties du culte israélite et employée dans mon Église, bien qu’avec d’autres emplois. Parce que, en Israël, tout n’est pas mal et ne doit pas être répudié mais, au contraire, il y aura beaucoup de souvenirs des usages anciens dans mon Église.
Et l’un d’eux sera l’Huile de l’Onction, employée aussi dans l’Église pour consacrer l’autel, les pontifes et toutes les hiérarchies ecclésiastiques, toutes, et pour consacrer les rois et les fidèles quand ils deviendront les princes-héritiers du Royaume, ou bien quand ils auront besoin d’une aide très grande pour comparaître devant Dieu avec les membres et les sens purifiés de toute faute. La grâce du Seigneur secourra l’âme et même le corps, s’il plaît à Dieu pour le bien du malade.
Le corps, bien des fois, ne réagit pas à la maladie même à cause des remords qui troublent sa paix et de l’action de Satan qui, par cette mort, espère gagner une âme pour son royaume et même porter les survivants au désespoir. Le malade passe de l’étreinte satanique et du trouble intérieur à la paix, par la certitude du pardon de Dieu qui lui obtient aussi l’éloignement de Satan. Et comme le don de la Grâce était accompagné, chez les premiers parents, de celui de l’immunité des maladies et de toute sorte de douleur, le malade, rendu à la Grâce aussi grande que celle d’un nouveau-né baptisé par mon baptême, peut obtenir aussi la victoire sur la maladie, aidé aussi par la prière de ses frères dans la foi, qui sont dans l’obligation d’avoir de la pitié envers le malade, pitié non seulement corporelle, mais surtout spirituelle, visant à obtenir le salut physique et spirituel du frère. La prière est déjà une forme de miracle, Jacques. La prière d’un juste, tu l’as vu chez Elie, a tant de puissance.”
259.6 – “Je te comprends peu, mais ce que je comprends me remplit de respect pour le caractère sacerdotal de tes prêtres. Si je te comprends bien, nous aurons avec Toi beaucoup de points communs: la prédication, l’absolution, le miracle. Trois sacrements, donc.”
“Non, Jacques. La prédication et le miracle ne sont pas des sacrements. Mais il y aura davantage de sacrements. Sept comme le candélabre sacré du Temple et les dons de l’Esprit d’Amour. Et en vérité les Sacrements sont des dons et sont des flammes, donnés pour que l’homme brûle devant le Seigneur dans les siècles des siècles.
Il y aura aussi le Sacrement pour les noces de l’homme. Celui qui est représenté dans le symbole des noces saintes de Sara de Raguël délivrée du démon Représenté, en Tobie 3,16-17 | Tobie 7,12-13 | Tobie 8,4-8 et 15-17. .
Il donnera aux époux tous les secours pour une sainte vie commune selon les lois et les désirs de Dieu. L’époux et l’épouse deviennent aussi les ministres d’un rite: celui de la procréation. Le mari et la femme deviennent aussi les prêtres d’une petite église: la famille. Ils doivent par conséquent être consacrés pour procréer avec la bénédiction de Dieu et pour élever une descendance dans laquelle on bénit le Nom Très Saint de Dieu.”
“Et nous, les prêtres, qui nous consacrera?”
“Moi, avant de vous quitter. Vous, ensuite, consacrerez les successeurs et ceux que vous vous agrégerez pour propager la foi chrétienne.”
“Toi, tu nous apprendras, n’est-ce pas?”
“Moi et Celui que je vous enverrai. Cette venue aussi sera un Sacrement. Donné volontairement par Dieu Très Saint dans sa première épiphanie, donné ensuite par ceux qui auront reçu la plénitude du sacerdoce. Il sera force et intelligence, il sera confirmation dans la Foi, il sera piété sainte et sainte crainte, il sera aide au conseil et sagesse surnaturelle, et possession d’une justice qui par sa nature et sa puissance rendra adulte celui qui la reçoit. Mais tu ne peux pour le moment le comprendre. Lui-même te le fera comprendre. Lui, le Divin Paraclet, Amour Éternel, quand vous serez arrivés au moment de le recevoir en vous.
Et ainsi il y a un autre Sacrement que pour le moment vous ne pouvez comprendre. Il est presque incompréhensible pour les anges tant il est sublime. Et pourtant vous, simples hommes, le comprendrez par la force de la foi et de l’amour. En vérité je te dis que celui qui l’aimera et s’en nourrira l’esprit pourra piétiner le démon sans en subir de dommage, parce qu’alors je serai avec lui. Tâche de te souvenir de ces choses, frère. À toi il appartiendra de les dire à tes compagnons et aux fidèles, de très nombreuses fois. Vous alors les saurez déjà par ministère divin, mais tu pourras dire: “Il me l’a dit un jour en descendant du Carmel. Il m’a tout dit parce que j’étais dès ce moment destiné à être le chef de l’Église d’Israël”.
259.7 – “Voici une autre question. J’y pensais cette nuit. Mais faut-il que ce soit moi qui dise aux compagnons: “Je serai le chef, ici”? Cela ne me plaît pas. Je le ferai si tu me le commandes, mais cela ne me plaît pas.”
“Ne crains pas. L’Esprit Paraclet descendra sur tous et vous donnera des pensées saintes. Vous aurez tous les mêmes pensées pour la gloire de Dieu dans son Église.”
“Et il n’y aura plus ces discussions si… si déplaisantes qu’il y a maintenant? Même Judas de Simon ne sera plus une cause de désaccord?”
“Il ne le sera plus, sois tranquille. Mais des divergences, il y en aura encore. C’est pour cela que je t’ai dit: veille et surveille sans jamais te lasser en faisant jusqu’au bout ton devoir.”
“Encore une question, mon Seigneur. En temps de persécution, comment dois-je me comporter? Il semble, d’après ce que tu dis, que je doive rester seul des douze. Les autres donc s’en iront pour fuir la persécution. Et moi?”
“Tu resteras à ton poste. En effet, s’il est nécessaire que vous ne soyez pas exterminés jusqu’à ce que l’Église soit bien affermie, et cela justifie la dispersion de beaucoup de disciples et de presque tous les apôtres, rien ne justifierait ta désertion et l’abandon de ta part de l’Église de Jérusalem. Au contraire, plus elle sera en danger et plus tu devras veiller comme si elle était ton enfant la plus chère et en danger de mort. Ton exemple fortifiera l’esprit des fidèles. Ils en auront besoin pour surmonter l’épreuve. Plus tu les verras faibles et plus tu devras les soutenir, avec compassion et avec sagesse. Si tu seras fort, ne sois pas sans pitié pour les faibles, mais soutiens-les en pensant: “Moi, j’ai tout eu de Dieu pour arriver à cette force qui est mienne. Je dois le dire humblement et je dois agir charitablement envers ceux qui ont été moins bénis pour les dons de Dieu” et donner, donner ta force avec la parole, avec le secours, par le calme, par l’exemple.”