Je n’ai pas dit de grandes paroles, ni abordé un sujet indiqué pour elle, pécheresse bien connue, pour ne pas la mortifier et pour ne pas la contraindre à fuir, à rougir d’elle-même ou à venir. Je l’ai laissée tranquille. J’ai laissé ma parole et mon regard descendre en elle et y fermenter pour faire de cette impulsion d’un moment, son glorieux avenir de sainte. J’ai parlé par une de mes plus douces paraboles: un rayon de lumière et de bonté qui se répandait justement pour elle.
236.11 - Et, ce soir-là, alors que je mettais le pied dans la maison du riche orgueilleux chez qui ma parole ne pouvait fermenter en gloire future parce que tuée par l’orgueil pharisaïque, je savais déjà qu’elle serait venue après avoir tant pleuré dans la pièce où elle avait péché et qu’à la lumière de ses pleurs était déjà décidé son avenir.
En la voyant entrer, les hommes, brûlés par la luxure, ont tressailli en leur chair et ont laissé pénétrer le soupçon en leur pensée. Tous l’ont désirée, sauf les deux “purs” du banquet: Jean et Moi. Tous ont cru qu’elle venait poussée par un de ces probables caprices qui, vraie possession démoniaque, la jetaient dans des aventures imprévues. Mais Satan était désormais vaincu. Et tous ont pensé, envieux, en voyant qu’elle ne se tournait pas vers eux, qu’elle venait pour Moi. L’homme salit toujours même les choses les plus pures quand il est seulement homme de chair et de sang.
Seuls les purs voient juste parce qu’il n’y a pas en eux de péché pour troubler la pensée.
236.12 - Mais que l’homme ne comprenne pas, cela ne doit pas effrayer, Maria. Dieu comprend et cela suffit pour le Ciel. La gloire qui vient des hommes n’augmente pas d’un gramme la gloire qui est le sort des élus dans le Paradis. Souviens-t’en toujours.
La pauvre Marie de Magdala a toujours été mal jugée dans ses bonnes actions. Elle ne l’avait pas été dans ses mauvaises actions parce que c’étaient des bouchées de luxure offertes aux vicieux. Critiquée et mal jugée à Naïm, dans la maison du pharisien, critiquée et accablée de reproches à Béthanie, dans sa maison Onction de Béthanie : EMV 586.7 et Jean 12, 6 - Matthieu 26, 6-13. .
Mais Jean, qui dit une grande parole, donne la clef de cette dernière critique: “Judas… parce qu’il était voleur”. Moi je dis: “Le pharisien et ses amis parce qu’ils étaient luxurieux”. Voilà, vois-tu? L’avidité de la sensualité, l’avidité de l’argent élèvent la voix pour critiquer une bonne action. Les bons ne critiquent pas. Jamais. Ils comprennent.
Mais, je le répète, peu importe les critiques du monde. Ce qui importe, c’est le jugement de Dieu.
----Le Texte suivant n’apparaît que dans l’ancienne édition de 1985----
[Et je te prépare à l’enseignement de demain. Marque le chapitre 12ème de Daniel avec les paroles qui lui furent dites par mon ange lumineux: “Ne crains pas. La paix est avec toi, rends-toi courageux et sois fort Daniel 12,13. ”, et toi sache toujours répondre: “Parle, ô mon Seigneur, car tu m’as revigorée”
Jésus me dit ensuite:
“Quand je te vois ainsi attentive à mes enseignements, tu me sembles une écolière diligente et affectionnée à son maître qui pour elle est tout le “connaissable”. Quand d’autre part tu découvres par toi-même des détails nouveaux, tu fais des observations (et cela au cours des visions) tu me fais penser à un bon petit que son père tient par sa menotte en le conduisant devant ce qu’il veut que son enfant voit pour devenir plus intelligent, mais qui, en même temps, n’intervient pas pour donner à son petit la joie de découvrir quelque chose de nouveau et de se sentir grandir par lui-même en fait de pensée.
Pour faire cela tu dois être toujours libre des soucis humains. Toujours plus libre. Tu dois avoir toujours plus d’assurance pour marcher à l’aise dans les sentiers de la contemplation et toujours plus tranquille et confiante en Moi qui te tiens par la main. Un père ne le laisse pas voir, mais par mille détours que l’amour lui inspire, il arrive à ce que son enfant voie telle chose que lui veut que son enfant voie. Oh! Moi, je suis le plus aimant des pères et le plus patient des maîtres pour mes petits et, quand je peux en tenir un par la main, docile et attentif, je suis heureux. Heureux d’être Maître et Père. Il est si difficile que mes créatures mettent avec confiance leur main dans ma main pour être conduites, instruites par Moi et pour me dire: “Je t’aime par dessus toute chose et avec tout moi-même!” À celles-là, peu nombreuses qui sont ainsi toutes “miennes”, sans réserve, Moi j’ouvre les trésors des révélations et des contemplations et je me donne sans réserve.
C’est pourquoi, Maria, puisque je vous choisis pour faire connaître ma Divinité, dans ses différentes manifestations, à ceux qui ont besoin d’être réveillés et amenés à entrevoir Dieu, souviens-toi d’être tout à fait scrupuleuse pour répéter ce que tu vois. Même une bagatelle a de la valeur et elle n’est pas à toi, mais à Moi. Aussi, il ne t’est pas permis de l’escamoter. Ce serait malhonnête et égoïste. Rappelle-toi que tu es la citerne d’eau divine ou l’eau se déverse pour que tous y aient accès. Pour les dictées, tu es arrivée à la plus fidèle fidélité. Dans les contemplations, tu observes avec beaucoup d’attention, mais dans la hâte d’écrire, et à cause de ton état particulier de santé et de l’ambiance où tu te trouves, il t’arrive d’omettre quelque détail. Il faut l’éviter, mets-les au bas des pages mais indique-les tous. Ce n’est pas un reproche mais un doux conseil de ton Maître.
Il y a quelques jours tu m’as dit. “Que les hommes t’aiment un peu plus par mon entremise, cela justifie toute ma fatigue et toute ma vie et j’en suis bien récompensée. Même s’il n’y avait qu’un seul homme qui revienne à Toi par l’intermédiaire de ta petite ‘violette cachée’ Allusion à la vision symbolique rapportée dans la dictée inaugurale des "Cahiers". , elle serait heureuse”. Plus tu seras attentive et exacte, et plus grand sera le nombre de ceux qui viennent à Moi et plus grande ta félicité spirituelle présente et ta future félicité éternelle.
Va en paix. Ton Seigneur est avec toi.”]