“Commande au dieu!”
“Qu’il fasse voir!”
“Commande au bouc!”
“Qu’il montre la magicienne!”
Puis, avec des cris de damnés:
“Qui hait la maison de Fara!”
220.3 – Jésus arrête un homme du dernier groupe et lui demande doucement:
“Qu’est-ce qui arrive? Je suis étranger…”
Comme la procession s’est arrêtée un moment pour frapper le bouc, jeter de la résine sur les braises et reprendre haleine, l’homme explique:
“L’épouse de Fara, le grand de Magdalgad Magdalgad, Migdal Gad citée en Josué 15,37. Le texte de Maria Valtorta est en tout point conforme aux données topographiques les plus récentes, qui localisent Magdalgad dans les faubourgs au nord-est d'Ascalon, à 4,8 km (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l'Évangile d'après Maria Valtorta). , se meurt en accouchant. C’est quelqu’une qui la hait qui lui a jeté un sort. Ses entrailles se sont nouées, et l’enfant ne peut naître. Nous cherchons la magicienne pour la tuer. Comme cela seulement l’épouse de Fara sera sauve et si nous ne trouvons pas la magicienne, nous sacrifierons le bouc, pour obtenir la plus grande pitié de la déesse Matrice”
(Je comprends que cette horreur de poupée est une déesse…).
“Arrêtez-vous, dit Jésus à l’homme et à deux autres qui se sont approchés. Je suis capable de guérir la femme et de sauver le garçon. Dites-le au prêtre.”
“Tu es médecin?”
“Plus que cela.”
Les trois fendent la foule et vont vers le prêtre idolâtre. Ils lui parlent. Le bruit se répand. La procession qui avait repris sa marche s’arrête.
Le prêtre, imposant avec ses oripeaux multicolores, fait signe à Jésus et commande:
“Jeune homme, viens ici!”
Et quand il est près de lui:
“Est-ce vrai, ce que tu dis? Prends garde que si ce que tu dis n’arrive pas, nous penserons que l’esprit de la magicienne s’est incarné en Toi, et nous te tuerons à sa place.”
“C’est vrai. Amenez-moi tout suite auprès de la femme et en attendant, donnez-moi le bouc. Il faut que je l’aie. Enlevez-lui son bandeau et amenez-le-moi ici.”
Ils le font. La pauvre bête abasourdie, chancelante, toute en sang est amenée à Jésus qui caresse son épais poil noir.
“Maintenant il faut m’obéir en tout. Allez-vous le faire?”
“Oui!” crie la foule.
“Allons, ne criez plus. Ne brûlez plus de résine. Je vous le commande.”
220.4 – Ils s’en vont, rentrent dans le pays et par une route qui est la meilleure ils se rendent à une maison placée au milieu d’un verger. Des cris et des pleurs sortent par les portes grandes ouvertes et, dominant tout, lugubres, les lamentations atroces de la femme qui ne peut mettre au jour son enfant.