“Oh! s’il était ici avant que maman ne meure! Comme je croirais, moi! Comme je le prierais! J’irais le chercher jusqu’à ce que je le trouve et je lui dirais: “Je suis une pauvre enfant sans père, ma mère se meurt. J’espère en Toi” et je suis sûre, bien qu’étant philistine qu’il m’accueillerait.”

Toute une foi, simple et forte vibre dans la voix de la fillette. Jésus sourit en regardant la pauvre petite qui marche à côté de Lui. Elle ne voit pas ce sourire qui brille, parce qu’elle regarde devant, du côté de la maison, maintenant proche.

218.10 – Ils arrivent à une cabane bien pauvre au fond d’une impasse.

“C’est ici, Seigneur, entre…”

Une pauvre chambrette, une paillasse avec dessus un corps épuisé. Trois petits, de dix à trois ans, assis près de la paillasse. Partout un tableau de misère et de faim.

“Paix à toi, femme. Ne t’agite pas. Ne te dérange pas. J’ai trouvé ta fillette et je sais que tu es malade. Je suis venu. Voudrais-tu guérir?”

472 La femme n’a qu’un filet de voix pour répondre:

“Oh! Seigneur…! Mais pour moi c’est fini…!”

Elle pleure.

“Ta fille est arrivée à croire que le Messie pourrait te guérir. Et toi?”

“Oh! moi, je le croirais aussi, mais où est le Messie?”

“C’est Moi, qui te parle”

Et Jésus qui était penché sur la paillasse, murmurant ses paroles près du visage de la malade, se redresse et crie:

“Je le veux. Sois guérie.”

Les petits ont presque peur de son air majestueux et ils restent trois visages surpris, autour du grabat de la mère.

Dina serre ses mains contre sa petite poitrine. Une lueur d’espoir, de béatitude brille sur son petit visage. Elle halète, pour ainsi dire, si grande est son émotion. Elle a la bouche ouverte pour dire une parole que déjà son cœur murmure, et quand elle voit sa mère auparavant cireuse et abandonnée, comme si maintenant une force l’attirait et la pénétrait, qui se dresse pour s’asseoir et puis, toujours avec ses yeux dans ceux du Sauveur, qui se lève, Dina pousse un cri de joie: “Maman!” La parole qui gonflait son cœur est dite!… Et puis une autre: “Jésus!” Et, embrassant sa mère, elle l’oblige à s’agenouiller en disant:

“Adore! Adore! C’est Lui, celui dont le maître de Tolmé disait: le Messie annoncé par les Prophètes.”

“Adorez le vrai Dieu, soyez bons, souvenez-vous de Moi. Adieu.”

Et il sort vivement pendant qu’heureuses, les deux femmes restent prosternées par terre…