175 – Le lépreux guéri au pied de la montagne. La générosité du scribe Jean
30 mai 1945
Le Sermon sur la Montagne.
Vision du mercredi 30 mai 1945
Il y a 40 ans - 30-5-1905 - je recevais la Confirmation de la main du Cardinal Andréa Ferrari Le cardinal Andrea Ferrari (1850-1921), archevêque de Milan, fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 10 mai 1987. Dans son autobiographie, elle écrit ressentir : "la transmission de l'esprit d'amour et un lien étroit avec le Paraclet" dont elle perçoit désormais "la présence permanente, l'assistance et le doux réconfort" (Autobiographie, page 409). .
175.1 – Au milieu des fleurs innombrables qui parfument le sol et égayent la vue, se dresse l’horrible spectre d’un lépreux, couvert de plaies qui exhalent une odeur fétide, rongé par la lèpre.
Les gens crient, épouvantés, et se retirent de nouveau sur les premières pentes de la montagne. Certains prennent même des pierres pour les lancer à l’imprudent. Mais Jésus se retourne, les bras ouverts, en criant: “Paix! Restez où vous êtes et n’ayez pas peur. Déposez les pierres. Ayez pitié de ce pauvre frère. Lui aussi est fils de Dieu.”
Les gens obéissent, subjugués par l’autorité du Maître. Lui s’avance à travers les hautes herbes fleuries jusqu’à quelques pas du lépreux qui, à son tour, s’est approché quand il a compris que Jésus le protégeait. Arrivé près de Jésus, il se prosterne et l’herbe fleurie l’accueille et le submerge comme une eau fraîche et parfumée. Les fleurs qui ondoient semblent étendre un voile sur les misères qu’elles cachent. Seule la voix lamentable qui en sort rappelle qu’il y a là un pauvre être. Elle dit:
“Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier. Aie aussi pitié de moi!”
Jésus répond:
“Lève ton visage et regarde Moi. L’homme doit savoir regarder le Ciel quand il y croit. Et toi, tu crois, puisque tu l’implores.”
Les herbes remuent et s’ouvrent de nouveau. Le visage du lépreux apparaît comme la tête d’un naufragé qui émerge de la mer, sans cheveux et sans barbe. Un crâne où il resterait encore de l’épiderme. Cependant Jésus ose poser la pointe de ses doigts sur ce front, là où il est net, sans plaies, où il n’y a qu’une peau cireuse, écailleuse entre deux érosions purulentes dont l’une a détruit le cuir chevelu et dont l’autre a ouvert un trou là où se trouvait l’œil droit. Je ne saurais dire si dans cet énorme cavité qui s’étend de la tempe au nez en mettant à nu le zygoma Maria Valtorta a été infirmière dans sa jeunesse : elle a des notions d'anatomie. et les cartilages du nez, remplie de saleté, il y a encore ou non le globe oculaire.
Jésus dit, en tenant sa belle main appuyée par son extrémité, là:
“Je le veux. Sois purifié Ce miracle, rapporté par Matthieu 8,1-3 est souvent confondu par les biblistes avec la guérison d'Abel le lépreux (Marc 1, 40-42; Luc 5, 12-13) qui, elle, est décrite en EMV 63.1/5. .”
Comme si l’homme n’était pas rongé par la lèpre et couvert de plaies, mais seulement recouvert de crasses sur lesquelles on aurait versé un détergent liquide, voilà que la lèpre disparaît. Tout d’abord les plaies se ferment, la peau redevient claire, l’œil droit réapparaît entre les paupières qui se sont reformées, les lèvres se referment sur les dents jaunâtres. Seuls les cheveux et la barbe restent absents avec de rares touffes de poils là où il y avait encore un reste d’épiderme sain.
La foule crie de stupeur et l’homme comprend qu’il est guéri en entendant ces cris de joie. Il lève ses mains, jusqu’alors cachées par les herbes, et se touche l’œil là où il y avait l’énorme trou. Il se touche la tête, là où était la grande plaie qui couvrait le crâne et il palpe la nouvelle peau. Alors il se lève et se regarde la poitrine, les hanches… Tout est sain et propre… L’homme s’affaisse de nouveau dans le pré fleuri, pleurant de joie.
“Ne pleure pas. Lève-toi et écoute-moi. Reviens à la vie en observant le rite et ne parle à personne jusqu’à ce qu’il soit accompli. Montre-toi le plus tôt possible au prêtre. Fais l’offrande prescrite par Moïse en témoignage du miracle survenu de ta guérison.”
“C’est à Toi que je devrais rendre témoignage, Seigneur!”
“Tu le feras en aimant ma Doctrine. Va.”
175.2 – La foule s’approche de nouveau et, tout en se tenant à la distance imposée, félicite le miraculé. Certains éprouvent le besoin de lui donner un viatique pour son voyage et lui jettent des pièces de monnaie. D’autres lui jettent du pain et des vivres. Un homme, voyant l’habit du lépreux qui n’est qu’une loque qui le couvre mal, enlève son manteau, en fait un paquet et le jette au lépreux qui peut ainsi se couvrir d’une manière décente. Un autre, car la charité est contagieuse quand on est en groupe, ne résiste pas au désir de lui fournir des sandales. Il enlève les siennes et les lui jette.
“Mais, et toi?” lui demande Jésus qui le voit faire.
“Oh! j’habite tout près d’ici. Je puis marcher pieds nus. Lui a une longue route à faire.”
“Que Dieu te bénisse et tous ceux qui ont rendu service à ce frère. Homme, tu prieras pour eux.”
“Oui, oui, pour eux et pour Toi, pour que le monde ait foi en Toi.”
“Adieu. Va en paix.”