La femme sait aimer. Elle est faite pour aimer. Elle a avili l’amour en en faisant une convoitise des sens mais, au fond de sa chair, est toujours prisonnier le véritable amour, la gemme de son âme: l’amour dépouillé de l’âcreté fangeuse des sens, fait d’ailes et de parfums angéliques, fait de flamme pure et de souvenirs de Dieu, de son origine divine, de sa création faite par Dieu. La femme: le chef-d’œuvre de la bonté auprès du chef-d’œuvre de la création qu’est l’homme: “Et maintenant, qu’on donne à Adam sa compagne pour qu’il ne se sente pas seul” Genèse 2,18. . Elle ne doit pas abandonner les Adam. Prenez donc cette capacité d’amour et qu’elle serve à l’amour du Christ et par le Christ à celui du prochain.
Soyez toute charité auprès des coupables repentis. Dites-leur de ne pas avoir peur de Dieu. Comment ne sauriez-vous pas remplir cet office, vous qui êtes mères ou sœurs? Combien de fois vos petits, ou vos frères n’ont-ils pas été malades et n’ont-ils pas eu besoin du médecin! Et ils avaient peur. Mais vous, avec des caresses et des paroles d’amour, leur avez enlevé cette peur et avec leur petite main dans la vôtre, ils se sont laissé soigner n’éprouvant plus leur terreur première. Les coupables sont vos frères et vos enfants malades et ils craignent la main du médecin, son jugement… Non. Ce n’est pas ainsi. Dites-le vous, qui savez combien Dieu est bon, que Dieu est bon et qu’il ne faut pas le craindre. Même s’Il dit franchement: “Tu ne feras plus jamais cela”, Il ne chassera pas celui qui l’a déjà fait et qui s’est rendu malade. Mais Il le soignera pour le guérir.
Soyez des mères et des sœurs auprès des saints. Eux aussi ont besoin d’amour. Ils se fatigueront et s’épuiseront dans l’évangélisation. Ils ne pourront arriver à faire tout ce qu’il y a à faire. Aidez-les, vous, discrètement et activement. La femme sait travailler. À la maison, près des tables et des lits, près des métiers à tisser et de tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. L’avenir de l’Église amènera un flot continuel de pèlerins aux lieux choisis par Dieu. Vous, soyez-y les hôtesses, chargez-vous des détails du plus humble travail pour laisser aux ministres de Dieu la liberté de continuer le Maître.
Et puis viendront les temps difficiles, sanglants, cruels. Les chrétiens, même les saints, auront des heures de terreur, de faiblesse. L’homme n’est jamais très fort dans la souffrance. La femme, au contraire, a sur l’homme cette supériorité royale de savoir souffrir. Enseignez-la à l’homme en le soutenant dans ces heures de peur, de découragement, de larmes, de fatigues, de sang. Dans notre histoire, nous avons les exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes audacieux et libérateurs.
Nous avons Judith Judith 8,1-8. , Yaël Juges 4,17-22. . Mais croyez qu’il n’y en a pas de plus grande jusqu’à présent que la mère huit fois martyre 2 Maccabées 7,1-41. : sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des Macchabées. Puis, il y en aura une autre… Mais après qu’Elle l’aura été se multiplieront les femmes héroïnes de la douleur et dans la douleur, les femmes réconfort des martyrs et martyres elles aussi, les femmes anges des persécutés, les femmes: prêtresses silencieuses qui prêcheront Dieu par leur manière de vivre et qui sans d’autre consécration que celle que leur a donnée le Dieu-Amour seront, oh! seront consacrées et dignes de l’être.
157.6 – Voilà, très schématisés, vos principaux devoirs. Je n’aurai pas beaucoup de temps à vous consacrer, à vous en particulier. Mais vous vous formerez en m’écoutant. Et vous vous formerez davantage sous la conduite parfaite de ma Mère.
Hier, cette main maternelle (et Jésus prend dans la sienne la main de Marie) m’a amené la jeune fille dont je vous ai parlé et celle-ci m’a dit que rien que le fait de l’entendre et de rester à ses côtés pendant quelques heures lui avait servi à mûrir le fruit de la grâce qu’elle avait eue, en l’amenant à sa perfection. Ce n’est pas la première fois que ma Mère travaille pour le Christ son Fils. Toi et toi, mes disciples, mais aussi mes cousins, vous savez ce qu’est Marie pour former les âmes à Dieu. Vous pouvez le dire à ceux et à celles qui auront la crainte de n’avoir pas été préparés par Moi à la mission ou de l’être encore insuffisamment quand je ne serai plus parmi vous.
Elle, ma Mère, sera avec vous maintenant, aux heures où je ne serai pas parmi vous et puis, quand je ne serai plus au milieu de vous. Elle vous reste, et avec elle reste la sagesse en toutes ses vertus. Suivez dorénavant tous ses conseils.
157.7 – Hier soir, quand nous fûmes seuls, Moi, assis à côté d’elle comme quand j’étais petit, la tête sur son épaule si douce et si courageuse, ma Mère m’a dit - nous avions parlé de la jeune fille partie aux premières heures de l’après-midi avec un soleil plus radieux que celui du firmament, enclos en son cœur virginal: son secret saint - ma Mère m’a dit: “Comme il est doux d’être la Mère du Rédempteur!” Oui, comme c’est doux, quand la créature qui vient au Rédempteur est déjà une créature de Dieu en laquelle il n’y a que la tache d’origine qui ne peut être lavée par un autre que Moi. Toutes les autres petites taches des imperfections humaines, l’amour les a enlevées.
Mais, ma douce Mère, très pure Guide des âmes vers ton Fils, Étoile sainte qui les oriente, suave Maîtresse des saints, tendre Nourrice des plus petits, Soin salutaire des infirmes, ce n’est pas toujours que viendront à toi ces créatures qui ne refusent pas la sainteté… Mais des lèpres, mais des horreurs, mais la puanteur, mais un grouillement de serpents autour de choses immondes, viendront ramper jusqu’à tes pieds, ô Reine du genre humain, pour te crier: “Pitié! Secours-nous! Conduis-nous à ton Fils!” et tu devras mettre ta main, cette blanche main sur les plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs infernales, respirer la puanteur du péché, et ne pas fuir. Mais au contraire serrer sur ton cœur ceux que Satan a mutilés, ces avortons, ces pourritures, et les laver dans les larmes et me les amener… Et alors tu diras: “Comme il est difficile d’être la Mère du Rédempteur!” Mais tu le feras parce que tu es la Mère… Je baise et je bénis tes mains, ces mains par lesquelles viendront à Moi tant de créatures et chacune sera une de mes gloires. Mais, avant de l’être pour Moi, elle sera une de tes gloires, Mère sainte.
157.8 – Vous, chères femmes disciples, suivez l’exemple de celle qui fut ma Maîtresse, celle aussi de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se former dans la Grâce et dans la Sagesse Allusion aux cours bibliques donnés aux cousins de Jésus par Marie (EMV 38.3 et suivants | EMV 56.3 | EMV 57.6 | EMV 130.3 - et même EMV 478), et annonce du rôle de Marie dans la future Église. . Suivez sa parole. C’est la mienne qui s’est faite plus douce. Il n’y a rien à y ajouter, car c’est la parole de la Mère de la Sagesse.
Et vous, mes amis, sachez avoir l’humilité et la constance des femmes et, abaissant l’orgueil de l’homme, ne méprisez pas les femmes disciples, mais modérez votre force, et je pourrais dire votre dureté et votre intransigeance au contact de la douceur des femmes. Et, par dessus tout, apprenez d’elles à aimer, à croire et à souffrir pour le Seigneur, parce qu’en vérité je vous dis qu’elles, les faibles, deviendront les plus fortes dans la foi, dans l’amour, dans l’audace, dans le sacrifice pour leur Maître, qu’elles aiment avec toutes elles-mêmes, sans rien demander, sans rien prétendre, payées seulement par l’amour, pour me donner réconfort et joie.
Allez maintenant dans vos maisons ou dans celles qui vous donnent l’hospitalité. Je reste avec ma Mère. Dieu soit avec vous.”
157.9 – Toutes partent sauf Marthe.
“Reste, toi, Marthe. J’ai déjà parlé à ton serviteur. Aujourd’hui ce n’est pas Béthanie qui donne l’hospitalité, mais la petite maison de Jésus. Viens. Tu mangeras à côté de Marie et tu dormiras dans la petite chambre, près de la sienne. L’esprit de Joseph, notre réconfort, te réconfortera pendant que tu reposeras.
Et demain, tu retourneras à Béthanie plus forte et plus assurée, pour préparer là aussi des femmes disciples, en attendant celle qui à Moi et à toi est la plus chère. Ne doute pas, Marthe, je ne promets jamais en vain À Béthanie, 3 mois plus tôt, Jésus a promis à Lazare et à Marthe la guérison et la conversion de Marie Madeleine, (EMV 112.6). . Mais, pour faire d’un désert rempli de vipères un bosquet du paradis, cela demande du temps… Le premier travail ne se voit pas. Il semble qu’il n’y a rien de fait. Mais, au contraire, la semence est déjà déposée. Les semences. Toutes. Et puis viendront les larmes, ce sera la pluie qui les fait éclore… Et les bons arbres viendront… Viens!… Ne pleure plus!”