“Oh! pardonne, Maître! Mais la douleur de l’événement m’a troublé l’esprit. Reste, je t’en prie!”

“Je reste, Cléophas. Je vais seulement trouver le malheureux. Venez, si vous voulez avec Moi.”

Jésus sort dans le vestibule. Devant la maison, il y a une bande de terrain et des petits parterres, puis, au de-là, la rue. Par terre sur le seuil, il y a un homme. Jésus s’en approche en lui tendant les mains. Par derrière il y a tous les autres qui cherchent à voir.

“Joseph, personne ne t’a pardonné?”

Jésus parle avec une extrême douceur.

L’homme tressaille en entendant une voix inconnue et toute bonté, après tant de voix qui le condamnent. Il lève la tête et le regarde étonné.

“Joseph, personne ne t’a pardonné?” reprend Jésus et il se penche pour prendre les mains de l’homme essayant de le relever.

“Qui es-tu?” demande le disgracié.

“Je suis la Miséricorde et la Paix.”

“Pour moi, il n’y a plus de miséricorde ni de paix.”

“Dans le sein de Dieu, il y en a toujours. Ce sein déborde de ces choses et spécialement pour les malheureux.”

“Mais, ma faute est telle que je suis séparé de Dieu. Laisse-moi, Toi, qui certainement es bon, pour ne pas te contaminer.”

“Je ne te lâche pas. Je veux te conduire à la paix.”

“Mais, moi, je suis… Toi, qui es-tu?”

“Je te l’ai dit: Miséricorde et Paix. Je suis le Sauveur. Je suis Jésus. Lève-toi. Moi, je peux ce que je veux. Au nom de Dieu, je t’absous de l’involontaire contamination. L’autre mal n’existe pas.

140.6 – Je suis l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. C’est à Moi que l’Éternel a donné tout jugement. Qui croit en ma parole aura la vie éternelle. Viens, pauvre fils d’Israël. Restaure ton corps épuisé et fortifie ton esprit abattu. Je pardonnerai bien d’autres fautes. Non. Il ne viendra pas de Moi le désespoir dans les cœurs! Je suis l’Agneau sans tache, mais je ne fuis pas les brebis blessées, par peur de me contaminer.

Au contraire je les cherche et les conduis avec Moi Ézéchiel 34,16. . Trop, trop nombreux sont ceux qui sont entraînés dans une ruine complète par la sévérité d’un jugement, d’ailleurs injuste. Malheur à ceux qui, par une rigueur intransigeante, amènent un esprit au désespoir! Ce ne sont pas les intérêts de Dieu, mais ceux de Satan qu’ils servent. En ce moment je vois une pécheresse qui désire anxieusement sa rédemption éloignée du Rédempteur. Je vois un chef de synagogue persécuté pour sa justice. Je vois que l’on frappe un homme tombé dans une faute par inadvertance. Je vois que trop de choses se font qui proviennent d’où vit le vice et le mensonge. Comme un mur qui se dresse, brique après brique et crée la séparation, ainsi les choses que j’ai vues, et j’en ai vu déjà trop en une année, sont en train d’élever entre Moi et eux un mur de dureté. Malheur à eux quand il sera complètement élevé avec les matériaux qu’eux-mêmes fournissent! Tiens: bois, mange. Tu es épuisé. Puis, demain, Tu viendras avec Moi. Ne crains pas. Quand ton esprit sera redevenu tranquille et paisible, tu seras libre de choisir ton avenir. En ce moment tu ne le pourrais pas, et il serait dangereux de te laisser faire.”

Jésus a amené l’homme dans la salle et l’a forcé à s’asseoir à sa place et puis il le sert. Ensuite il se tourne vers Hermas et Simon et leur dit: “Voilà ma Doctrine. C’est cela et pas autre chose. Et je ne me borne pas à la prêcher, mais je la réalise. Qui a soif de Vérité et d’Amour, qu’il vienne à Moi.”

140.7 – Jésus dit:

“Et avec cela se termine la première année d’évangélisation. Prenez-en note. Que vous dire encore? J’ai donné ce récit parce que mon désir était qu’il fût connu. Mais il se produit pour ce travail la même chose qu’avec les pharisiens. Mon désir d’être aimé - connaître, c’est aimer - se trouve repoussé par trop de choses. Et voilà une grande douleur pour Moi, l’Éternel Maître, tenu en captivité par vous…”