Le mari qui va à d’autres amours est un assassin de son épouse, de ses enfants, de lui-même. Celui qui entre dans la demeure d’autrui pour commettre l’adultère est un voleur et des plus vils. Pareil au coucou il profite sans bourse du nid d’autrui. Celui qui trahit la confiance de l’ami est un faussaire, car il témoigne une amitié qu’en réalité il ne possède pas. Celui qui agit ainsi se déshonore lui-même et déshonore ses parents. Peut-il alors avoir Dieu avec lui?
128.4 - J’ai accompli le miracle à cause de cette pauvre mère. Mais la luxure me dégoûte à tel point que j’en suis révolté. Vous avez crié par peur et par dégoût de la lèpre. Pour Moi, mon âme a crié par dégoût de la luxure Mon âme a crié par dégoût de la luxure. À ce sujet, Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : Il ressort de cela que c'est seulement par miséricorde et par désir de les racheter que l'infinie Pureté du Verbe approchait ceux qui pèchent par luxure. . Toutes les misères m’entourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je préfère toucher un mort, un juste déjà décomposé dans sa chair qui fut honnête et qui est déjà en paix avec son esprit, que d’approcher d’un luxurieux. Je suis le Sauveur, mais je suis l’Innocent. Que s’en souviennent tous ceux qui viennent ici ou qui parlent de Moi, en prêtant à ma personnalité les ferments de la leur.
Je comprends que vous voudriez autre chose de Moi. Mais j’en suis incapable. La ruine d’une jeunesse à peine formée et détruite par la passion, m’a troublé davantage que si j’avais touché la Mort. Allons vers les malades. Ne pouvant, à cause de la nausée qui m’étrangle, être la Parole, je serai le Salut de ceux qui espèrent en Moi.
La paix soit avec vous.”
En fait Jésus est très pâle, comme s’il était souffrant. Il ne retrouve son sourire que quand il se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongés sur leurs brancards. Alors, il redevient Lui-même. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d’un petit muet d’environ dix ans, il lui fait dire: “Jésus” et puis: “Maman.”
Les gens s’en vont tout doucement.
128.5 - Jésus reste à se promener au soleil qui inonde l’aire jusqu’au moment où le rejoint l’Iscariote:
“Maître, je ne suis pas tranquille…”
“Pourquoi, Judas?”
“À cause de ces gens de Jérusalem… Je les connais. Laisse-moi y aller pour quelques jours. Je ne te dis pas non plus de m’envoyer seul. Au contraire; je te prie qu’il en soit autrement. Envoie-moi avec Simon et Jean, ceux qui furent pour moi si bons lors du premier voyage en Judée. L’un me retient, l’autre me purifie aussi dans mes pensées. Tu ne peux croire ce qu’est Jean pour moi! C’est une rosée qui calme mes ardeurs et une huile Sur mes eaux agitées… Crois-le.”
“Je le sais. Tu ne dois pas t’en étonner par conséquent si je l’aime tant. C’est ma paix. Mais toi aussi, si tu es toujours bon, tu seras mon réconfort. Si tu emploies les dons de Dieu, et tu en as beaucoup, pour le bien, comme tu fais depuis quelques jours, tu deviendras un véritable apôtre.”
“Et tu m’aimeras comme Jean?”
“Je t’aime de même, Judas, mais seulement je t’aimerai sans souci et sans douleur.”
“Oh! mon Maître, comme tu es bon!”
“Va donc à Jérusalem. Cela ne servira à rien, mais je ne veux pas décevoir ton désir de m’être utile. Maintenant je vais le dire tout de suite à Simon et à Jean. Allons. Tu vois comme ton Jésus souffre pour certaines fautes? Je suis comme quelqu’un qui a soulevé un poids trop lourd. Ne me donne jamais cette douleur. Jamais plus…”
“Non, Maître. Non. Je t’aime. Tu le sais… Mais je suis faible…”
“L’amour donne la force.”
Ils entrent dans la maison et tout prend fin.
128.6 - Et c’est bien, car je suis très mal, pour le moral. Vous en savez la cause. Au physique - soit parce que nous sommes au temps de la Passion, soit que j’ai trop écrit, je ne sais pas exactement pourquoi - je passe par une période terrible de fièvre, de douleurs à la poitrine, à l’épine dorsale, à l’abdomen. Je crois que Compito continue à me travailler (San'Andrea di) Còmpito : Lieu où Maria Valtorta fut évacuée durant la guerre. Ce séjour, qui eut lieu dans les premiers mois de 1944, fut une longue épreuve pour Maria. . Je paie toute l’humidité et l’absence de soleil de ce cher pays.