“Maintenant, je suis avec toi et je ne souffre pas. C’est le souvenir… mais il sert à rendre plus belle la joie d’être avec toi.”

Et Jésus se penche pour baiser la Maman.

Il caresse aussi l’autre Marie, qui rentre toute rouge d’avoir allumé le four.

“Il faudra prévenir Jude” c’est la préoccupation de Marie d’Alphée.

“Pas besoin, Jude sera ici, aujourd’hui.”

“Comment le sais-tu?”

Jésus sourit et se tait.

“Fils, toutes les semaines, en ce jour, Simon Pierre vient. Il veut m’apporter du poisson pêché au petit matin Ce détail montre l'attachement de Pierre à Marie, car il parcoure pour cela une grande distance à pied. À vol d'oiseau, Nazareth est à 10 kms environ du lac, et en altitude (20 kms aller-retour). et il arrive à la fin de la première heure Sept heures du matin. Nous sommes en été. . Il sera heureux, aujourd’hui. Il est bon Simon. Pendant le temps qu’il reste, il nous aide. N’est-ce pas Marie?”

“Simon Pierre est un homme honnête et bon, dit Jésus. Mais l’autre Simon aussi, que tu vas voir sous peu, est un grand cœur. Je vais à leur rencontre. Ils vont arriver.”

Jésus sort, pendant que les femmes, une fois le pain enfourné, reviennent à la maison où Marie remet ses sandales et d’où elle revient avec un vêtement de lin tout blanc.

Il se passe quelque temps, et pendant l’attente Marie d’Alphée dit:

“Tu n’as pas fini ce travail à temps.”

“Je l’aurai vite fini. Et mon Jésus y sera à l’ombre sans avoir un poids sur la tête.”

90.4 – On pousse la porte du dehors.

“Maman, voici mes amis. Entrez.”

Les disciples et les bergers entrent en groupe. Jésus a les mains sur les épaules des deux bergers et les conduit à la Mère:

“Voici deux fils qui cherchent une mère. Sois leur joie, Femme.”

“Je vous salue… Toi?… Lévi… toi? Je ne sais, mais par l’âge, Il m’a dit, tu es sûrement Joseph. Ce nom est doux et sacré en cette maison. Viens, venez. C’est avec joie que je vous dis: ma maison vous accueille et une Mère vous embrasse en souvenir de ce que vous, toi en ton père, vous avez eu d’amour pour mon Bébé.”

C’est pour les bergers un enchantement, une extase.

“Je suis Marie, oui. Tu as vu la Mère heureuse. Je suis toujours celle-là. Heureuse, maintenant aussi de voir mon Fils parmi des cœurs fidèles.”

“Et celui-ci est Simon, Maman”

“Tu as mérité la grâce parce que tu es bon. Je le sais. Que la Grâce de Dieu soit toujours avec toi.”

Simon, plus au courant des usages du monde, se courbe jusqu’à terre et, tenant les bras croisés sur la poitrine, il salue:

“Je te salue, vraie Mère de la Grâce, et je ne demande pas autre chose à l’Éternel, maintenant que je connais la Lumière et toi, son reflet plus doux que celui de la lune.”

“Celui-ci, c’est Judas de Kérioth.”