“Je le suis.”

“Toi! Es-tu celui qui guérit les maladies et prêche Dieu en Galilée?”

“Je le suis.”

“J’ai une vieille maman qui meurt, Sauve-la!”

“Et moi, tu vois? Je suis en train de perdre mes forces par les souffrances. J’ai des enfants encore tout petits. Guéris-moi!”

“Rentre à ta maison, Ta mère ce soir te préparera le repas. Et toi, sois guéri, Je le veux!”

La foule pousse un cri. Puis, elle demande: “Ton Nom! Ton Nom!”

“Jésus de Nazareth”

“Jésus! Jésus! Hosanna! Hosanna!” La foule est en allégresse. Les ânes peuvent faire ce qu’ils veulent. Personne n’en a plus cure. Des mères accourent de l’intérieur de la ville, on se rend compte que le bruit du miracle s’est répandu. Elles lèvent leurs bébés. Jésus les bénit et sourit. Il cherche à fendre la foule, le cercle des gens qui l’acclament pour entrer dans la cité et aller où il veut. Mais la foule ne veut rien savoir: “Reste avec nous! En Judée! En Judée! Nous sommés fils d’Abraham, nous aussi!” crie-t-elle.

67.5 – “Maître!”

C’est Judas qui arrive vers Lui - Maître tu m’as devancé. Mais qu’arrive-t-il?”

“Le Rabbi a fait un Miracle! Pas en Galilée, ici, c’est ici avec nous que nous le voulons.”

“Tu le vois, Maître? Tout Israël t’aime et il est juste que tu restes ici aussi. Pourquoi t’en aller?”

“Je ne me dérobe pas, Judas. Je suis venu exprès seul pour que la rudesse des disciples galiléens ne heurte pas la susceptibilité juive. Je veux rassembler toutes les brebis d’Israël sous le sceptre de Dieu.”

“C’est pour cela que je t’ai dit: “prends-moi”. Je suis juif et je sais comment prendre mes concitoyens. Tu resteras donc à Jérusalem?”

“Peu de jours. Pour attendre un disciple juif, lui aussi. Puis j’irai à travers la Judée…”

“Oh! je viendrai avec Toi. Je t’accompagnerai. Tu viendras dans mon pays, Je te conduirai à ma maison. Tu viendras, Maître?” “Je viendrai…

67.6 – Toi qui es judéen et vis près des puissants, ne sais-tu rien du Baptiste?”

“Je sais qu’il est encore en prison, mais qu’ils veulent le libérer car la foule menace de se révolter si on ne lui rend pas son Prophète. Tu le connais?”

“Je le connais.”

“Tu l’aimes? Que penses-tu de lui?”

“Je pense qu’il n’y a eu personne de plus grand que lui qui est semblable à Élie.”

“Le considères-tu vraiment comme le Précurseur?”

“Oui, il l’est. C’est l’étoile du matin qui annonce le soleil. Heureux ceux qui se sont préparés à la venue du soleil à travers sa prédication.”

“Il est très sévère, Jean.”

“Pas plus pour les autres que pour lui.”

“C’est vrai, mais il est difficile de le suivre dans sa pénitence Toi, tu es plus bon et il est facile de t’aimer.”

“Et pourtant…”

“Et pourtant, Maître?”

“Et pourtant comme on le hait pour son austérité, on me haïra pour ma bonté, parce que l’une et l’autre annoncent Dieu, et Dieu est haï par les méchants. Mais il est dit qu’il en sera ainsi. Comme il me précède dans la prédication, ainsi il me précèdera dans la mort. Malheur pourtant aux assassins de la Pénitence et de la Bonté.”

“Pourquoi, Maître, ces tristes pressentiments? La foule t’aime tu le vois…”

“Parce que la chose est certaine. La foule humble, oui, elle m’aime. Mais la foule n’est pas toute humble ni composée d’humbles. Mais mon pressentiment n’est pas tristesse.

C’est la vision tranquille de l’avenir et l’adhésion à la volonté du Père qui m’a envoyé pour cela. Et c’est pour cela que je suis venu. Nous voilà au Temple. Moi je vais au Bel Midrash Maria Valtorta retranscrit phonétiquement ce qu'elle entend. Orthographe phonétique. Il s'agit en fait du Beth Midrash ou Beit Midrach, un lieu d'enseignement. , pour enseigner les foules. Reste si tu veux.”

“Je resterai à tes côtés. Je n’ai qu’un seul but: te servir et te faire triompher.”

Ils entrent au Temple et tout se termine.