49 – La rencontre de Pierre et d’André après un discours à la synagogue. Jean, fils de Zébédée, est grand même dans l’humilité
13 octobre 1944 / 14 octobre 1944
La nouvelle édition regroupe deux chapitres de l’ancienne édition. Nous lui avons rajouté un hors-texte.
Le vendredi 13 octobre 1944
[…] Dans l'édition de 1985, il était inséré ici, un extrait des Cahiers en date du 13 octobre 1944. Il a été supprimé de la nouvelle édition, car peu en rapport avec la vision suivante.
49.1 - À 14h. je vois ceci:
Jésus s’avance par un petit chemin, un sentier entre deux champs. Il est seul. Jean s’avance vers Lui par une petite route à travers les champs et le rejoint finalement en passant par une brèche. au milieu de la haie.
Jean, dans la vision d’hier, comme dans celle d’aujourd’hui est tout à fait jeunet. Un visage rose et imberbe d’homme à peine formé et blond par-dessus le marché. Aussi, pas trace de moustache ou de barbe, mais seulement le teint rose des joues lisses et des lèvres rouges et la joyeuse lumière de son beau sourire et de son regard pur, non pas tant pour la couleur de turquoise foncée de ses yeux que pour la limpidité de l’âme vierge qui y transparaît. Ses cheveux, blonds châtains, longs et soyeux ondoient à ce moment où il marche d’un pas rapide, presque au pas de course. Il crie, quand il va passer la haie:
“Maître! ”
Jésus s’arrête et se retourne avec un sourire.
“Maître, je t’ai tant désiré! On m’a dit, dans la maison où tu séjournes que tu étais parti vers la campagne, mais pas plus. Et je craignais de ne pas te voir.”
Jean parle, légèrement penché par respect. Cependant il est plein d’une affectueuse confiance, dans son attitude et dans le regard que, en restant la tête légèrement penchée sur l’épaule, il élève vers Jésus.
“J’ai vu que tu me cherchais et je suis venu vers toi.”
“Tu m’as vu? Où étais-tu, Maître?”
“J’étais là”
Jésus lui indique un bosquet d’arbres éloignés qu’à cause de la couleur de leur frondaison j’appellerais des oliviers.
“J’étais là. Je priais et je pensais à ce que je dirais ce soir à la synagogue. Mais j’ai de suite tout interrompu quand je t’ai vu.”
“Mais, comment as-tu fait pour me voir, puisqu’à peine je distingue l’endroit, caché comme il est, derrière cet escarpement?”
“Et pourtant tu le vois! Je suis venu à ta rencontre parce que je t’ai vu. Ce que ne peut faire l’œil, l’amour le réalise. ” “Oui, l’amour le fait.
49.2 - Tu m’aimes donc, Maître? ”
“Et toi, tu m’aimes, Jean, fils de Zébédée? ”
“Tellement, Maître. Il me semble que je t’ai toujours aimé. Avant de te connaître, avant déjà, mon âme te cherchait et quand je t’ai vu, elle m’a dit: “Voici Celui que tu cherches”. À ma rencontre avec Toi, c’était mon âme qui te reconnaissait. ”
“Tu le dis, Jean et c’est exact. Moi aussi je suis venu à ta rencontre parce que mon âme t’a senti. Combien de temps m’aimeras-tu? ”
“Toujours, Maître. Je ne veux plus aimer d’autres que Toi. ”