“C’est l’Étoile, dit-elle. Son signe est dans le ciel. Marie, arc-en-ciel de la paix! Marie, mon étoile! Marie, lune brillante! Marie, notre perle!”

“Tu l’appelle Marie?”

“Oui. Marie, étoile, perle, lumière, paix…”

“Mais ce nom veut dire aussi amertume… Ne crains-tu pas qu’il lui porte malheur?”

“Dieu est avec elle. Elle est à Lui avant d’exister. Il la conduira par ses chemins et toute amertume se transformera en un miel paradisiaque. Maintenant, tu es chez ta maman… encore un peu de temps avant d’être toute à Dieu… Rappel de la promesse de conduire Marie au temple (Cf. EMV 2.4).

Et la vision s’achève sur le premier sommeil d’Anne devenue mère et de Marie son enfant.

Travaux de Jean-François Lavère/Jean Aulagnier.

5.7 – Jésus dit:

“Lève-toi en hâte, ma petite amie Cette interpellation de Jésus à Maria Valtorta résonne comme le cantique des cantiques 2, 10 : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… . J’ai un ardent désir de te porter avec Moi dans l’azur paradisiaque de la contemplation de la Virginité de Marie. Tu en sortiras avec l’âme aussi fraîche que si tu venais d’être créée par le Père, petite Ève, encore ignorante de la chair. Tu en sortiras avec l’esprit illuminé, parce que tu seras plongée dans le chef-d’œuvre de Dieu. Tu en sortiras avec tout ton être débordant d’amour, parce que tu auras compris comme Dieu sait aimer. Parler de la conception de Marie, la Sans Tache, cela signifie plonger dans l’azur, dans la lumière, dans l’amour.

5.8 – Viens et lis ses gloires dans le livre de l’Ancêtre Dans la Septante, Bible du temps de Jésus, le livre des proverbes est appelé "Proverbes de Salomon". C'était le fils de David et l'ancêtre de Jésus (cf. Matthieu 1, 6). Ce texte, appliquée à Marie, se retrouve commenté dans le Livre d'Azarias, au 8 décembre, fête de l'Immaculée conception (voir la note 13 ci-dessous). En effet, il a été retenu par la liturgie comme s'appliquant à l'Immaculée conception. Ce rapport – de toute éternité - entre le Christ et la Vierge Marie dans laquelle il s'incarne, est développé et documenté par le P. G.M. Roschini dans La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta, synthèse de la théologie mariale valtortienne, 1° partie, Marie dans l'éternité, p. 66 à 71. Il renvoie aussi au Siracide (Ecclésiastique), 24,3 et suivants. .

Proverbes 8, 22-35 Missel grégorien 1933.

“Dieu m’a possédée dès le commencement de ses œuvres Proverbes 8,22. , dès le commencement, avant la création. Il m’a établie à l’origine des êtres, avant que fut créée la terre Proverbes 8,23. . Lorsque les abîmes n’existaient pas encore, il m’avait déjà conçue. Les sources d’eau vive ne coulaient pas encore Proverbes 8,24. et les montagnes ne s’étaient pas dressées avec leurs masses imposantes et les collines n’étaient pas exposées au soleil, que j’étais engendrée Proverbes 8,25. .

Dieu n’avait pas encore fait la terre, les fleuves et l’axe du monde, et moi j’étais Proverbes 8,26. . Quand Il préparait le ciel, j’étais présente Proverbes 8,27. quand, par l’effet d’une loi immuable, Il enferma l’abîme sous la voûte des cieux; quand dans les hauteurs Il assura la stabilité de la voûte céleste et Il fit les sources d’eau vive Proverbes 8,28. ; quand Il fixait à la mer ses limites et imposait des lois à ses masses d’eau; quand Il ordonnait aux eaux de ne pas franchir leurs limites, quand Il jetait les fondements de la terre Proverbes 8,29. , j’étais avec Lui pour organiser toutes les choses Proverbes 8,30. . Dans une joie sans fin, je jouais au milieu de l’univers… Proverbes 8,31. .”

Vous avez appliqué ces paroles à la Sagesse, mais elles parlent d’Elle: la Mère toute belle, toute sainte, la Vierge Mère de la Sagesse que Je suis personnellement, Moi, qui te parle Nombre de théologiens pensent en effet que les paroles de Proverbes 8,22-31 évoquent à la fois Jésus et Marie. La Liturgie du 8 décembre, fête de l'Immaculée conception, retenait ce texte qui ne peut s'appliquer à Jésus seul (le Verbe de Dieu par qui tout a été fait). Le texte décrit en effet une autre personne au féminin (notamment versets 27 à 31) aux côtés du Créateur. Certains ont voulu voir une hérésie dans cette attribution à la Vierge Marie, mais la Liturgie peut-elle être hérétique ?!? On voit dans ce texte la préscience de Dieu en qui tout existe (cf. par exemple Éphésiens 1,4 : "Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l'amour". La préscience de la Passion existe de même dans la Bible, bien avant sa réalisation au temps fixé, sans parler de la fin des temps. Il en est de même de la création immaculée de l'âme de Marie infusée dans une chaire humaine au moment voulu. Jésus en reparle en EMV 196.7. St Albert le grand (1200-1280), dit : "Dieu a mis un soin extrême à garder de toute souillure la femme qu'il avait prédestinée de toute éternité à être sa mère dans le temps" (Sermones de sanctis 38). .

5.9 – J’ai voulu que tu écrives le premier vers de cet hymne en tête du livre qui parle d’Elle Cf. prologue d'EMV 1. , pour qu’on reconnaisse et que l’on sache qu’Elle est la consolation et la joie de Dieu, la raison de la constante, parfaite, intime joie de ce Dieu Un et Trine qui vous gouverne et vous aime et à qui l’homme a donné tant de motifs de tristesse, la raison pour laquelle Il a perpétué la race humaine alors qu’à la première épreuve elle méritait la destruction Allusion au déluge, Genèse 6,13. , la raison du pardon que vous avez obtenu.

Avoir Marie pour en être aimé. Oh! cela valait bien la peine de créer l’homme, de le laisser vivre, de décréter qu’il serait pardonné, pour avoir la Vierge belle, la Vierge sainte, la Vierge immaculée, la Vierge possédée par l’amour, la Fille bien-aimée, la Mère toute pure, l’Épouse aimante! Dieu vous a donné et vous aurait encore donné davantage pour posséder la Créature qui fait ses délices, le Soleil de son soleil, la Fleur de son jardin. Et Il continue à vous donner tellement par Elle, sur ses demandes, pour sa joie, parce que sa joie va se confondre avec la joie de Dieu et l’augmente des lueurs qui font étinceler la lumière, la grande lumière du Paradis, et toute étincelle est une grâce pour l’univers; pour la race humaine, pour les bienheureux eux-mêmes, qui répondent dans un cri étincelant d’alléluia pour tout miracle de Dieu, créé par le désir du Dieu Trine de voir l’étincelant sourire de joie de la Vierge.

5.10 – Dieu a voulu donner un roi à l’univers qu’Il avait créé du néant. Un roi qui fût le premier de nature matérielle parmi toutes les créatures sorties de la matière et elles-mêmes matérielles. Un roi qui fût un peu moins que divin par sa nature spirituelle, uni à a Grâce comme il l’était dans l’innocence de sa première journée. Mais l’Intelligence suprême, qui connaît tous les évènements les plus lointains dans les profondeurs des siècles, qui découvre incessamment tout ce qui était, est et sera - et pendant qu’Elle contemple le passé et observe le présent, voilà qu’Elle plonge son regard dans l’avenir le plus lointain et n’ignore pas comme sera la mort du dernier homme, tout cela sans confusion ni discontinuité - Elle n’a jamais ignoré que le roi qu’Elle avait prévu, créé pour être semi-divin à ses côtés dans le Ciel, héritier du Père, arrivé adulte dans son royaume après avoir vécu dans la maison de sa mère - la terre dont il a été formé - durant son enfance de fils de l’Éternel pendant son séjour terrestre, Elle n’a pas ignoré qu’il aurait commis contre lui-même le crime de tuer en lui la Grâce, et le vol de se dérober du Ciel.

Pourquoi, alors, l’avoir créé? Certes beaucoup se le demandent. Auriez-vous préféré ne pas exister? Ne méritait-elle pas pour elle même; bien que pauvre et nue, et devenue âpre par votre méchanceté, d’être vécue, cette journée terrestre, pour connaître et admirer l’infinie beauté que la main de Dieu a répandue dans l’univers?

Pour qui aurait-Il fait ces étoiles et ces planètes qui se déplacent comme des flèches en rayant la voûte du firmament, ou s’avancent avec une lenteur apparente mais majestueuse dans leur course de bolides, vous procurant lumières et saisons et vous donnant, éternels, immuables et pourtant toujours changeants, une nouvelle page à lire sur l’azur, chaque soir, chaque mois, chaque année? C’est comme s’ils voulaient vous dire: “Oubliez la prison, laissez de côté vos publications remplies de choses obscures, putrides, sales, venimeuses, menteuses, blasphématoires, corruptrices, et élevez-vous, au moins par le regard, vers la liberté sans limites des cieux, faites-vous une âme d’azur en regardant tant de sérénité, faites-vous une provision de lumière pour l’emporter dans votre noire prison, lisez la parole que nous écrivons en chantant notre chœur sidéral, plus harmonieux que celui des orgues d’une cathédrale; la parole qu’écrit notre splendeur, la parole qu’écrit notre amour, parce que il nous est toujours présent Celui qui nous a donné la joie d’exister, et nous l’aimons pour nous avoir donné cette existence, cette splendeur, ce mouvement, cette liberté et cette beauté au milieu de cet azur plein de suavité au-delà duquel nous voyons un azur encore plus sublime: le Paradis.

C’est notre être qui nous donne d’accomplir la seconde partie du commandement de l’amour en vous aimant, vous, notre universel prochain, en vous aimant par le don que nous vous faisons en vous procurant direction et lumière, chaleur et beauté. Lisez la parole que nous vous disons, c’est celle qui inspire notre chant, notre splendeur, notre joie: Dieu”.

Pour qui aurait-Il fait, cet azur liquide, miroir du ciel, chemin vers la terre, sourire des eaux, voix des flots, parole aussi qui, par ce bruissement de soie, ces rires d’enfants paisibles, ces soupirs des vieux qui se souviennent et pleurent, ces soufflets de violence, ces coups de corne, ces mugissements et grondements, toujours ne cesse de parler et dit: “Dieu”? La mer est pour vous comme les cieux et les astres et, avec la mer, les lacs et les fleuves, les ruisseaux et les étangs et les sources claires, tout ce qui sert à vous porter, à vous nourrir, à vous désaltérer et à vous purifier, et qui vous servent en servant le Créateur, sans sortir de leur lit pour vous submerger comme vous le méritez.

Pour qui aurait-Il fait toutes les innombrables familles des animaux, qui sont des fleurs qui volent en chantant, qui sont des serviteurs qui courent et travaillent pour vous, qui vous nourrissent et vous égaient, vous, les rois de la création?

Pour qui aurait-Il fait toutes les innombrables familles des plantes et des fleurs qui semblent des papillons, des gemmes et des oiseaux immobiles, des fruits qui paraissent des colliers et des écrins de perles, tapis pour vos pieds, repos pour vos têtes, loisirs, utilités, joie pour l’esprit, pour les membres, la vue, l’odorat?

Pour qui aurait-Il fait les minéraux dans les profondeurs de la terre, les sels dissous dans les sources bouillantes ou glacées, le soufre, l’iode, le brome, sinon pour le plaisir de quelqu’un qui n’est pas Dieu mais fils de Dieu, un être unique: l’homme?