C’est une grande erreur que d’imposer certains remaniements! L’esprit humain! À la fois parfait et très imparfait, il ne peut rien répéter sans tomber dans l’erreur, et en particulier un travail de ce genre et de cette ampleur. Ces erreurs sont certes involontaires, mais elles gâchent ce qui était parfait parce qu’illuminé par Dieu.
Pourquoi est-ce que je n’éclaire pas l’instrument une nouvelle fois ? Je le ferais bien pour lui. Mais les incrédules méritent une punition. Je ne suis pas le serviteur de l’homme, mais l’homme est le mien. Dieu vient, s’arrête, agit et passe. Lorsque l’homme dit: “Je ne veux pas” et détruit l’œuvre de Dieu, ou bien lorsque, sceptique et incrédule, il dit: “Je n’y crois pas” et exige des preuves imprudentes, Dieu ne revient pas toujours. Et qui est victime? Dieu? Non, l’homme.
Il y a longtemps que je voulais parler de Maria de Agreda, parce que certains le désiraient et que je me plie aux justes désirs. Mais j’ai réservé ce sujet pour ce moment précis, parce que c’était utile. Je sais attendre l’instant propice. Apprenez-le de moi.
Ce ne sont pas seulement vos intérêts qui sont en jeu ici, mais ceux de Dieu. Je vous ai aussi livré les pages sur la sainte enfance et adolescence de ma Mère. Vous allez dire: “Alors pourquoi nous les as-tu données?” Mais pourrais-je les faire écrire par mon porte-parole lorsqu’elle sera morte? Je le pourrais certes, car rien n’est impossible à Dieu, mais je ne le ferai pas car même ce miracle d’un mort qui écrit ne convertirait pas les incrédules. C’est pourquoi je me sers d’elle tant qu’elle est vivante.
Mais vous, n’ayez aucune hâte. Soyez patients et attentifs, prudents et doux. Je vous le dis encore une fois. Si je vous permets, à vous qui êtes les plus proches, de puiser à pleines mains pour les besoins de votre ministère et pour l’élévation des foules terrassées par la vie actuelle, vous ne devez cependant jamais oublier que ce ne sont pas seulement vos intérêts qui sont en jeu ici, mais ceux de Dieu, qui veut resplendir dans sa créature avec sa puissance et sa sagesse.”
Les diverses instructions pour la diffusion et l’utilisation de l’œuvre. Jésus dit plus tard:
“Recherche les passages des dictées qui traitent de ce sujet, et recopie-les. Je te les indiquerai.” Je me suis donc fait remettre ces dictées par Paola (Belfanti, sa cousine), qui peut en témoigner, mais seulement maintenant que j’ai fini de recevoir cette dictée-ci.
Dans une dictée du 18 juillet 1943, le Maître dit:
“En ce qui concerne le Père Migliorini (confesseur de Maria Valtorta), je suis très, très content qu’il se serve de mes paroles pour lui-même, pour son âme, pour sa prédication, pour guider et consoler d’autres âmes, sacerdotales ou autres. Mais il ne doit pas en révéler la source pour le moment, etc.”
Dictée du 23 août 1943.
“Allez répandre ma Parole. Allez-y avec discernement et soin. Ne l’appliquez pas à tous de la même façon… Mon conseil est que vous fassiez un choix dans ce que j’ai dit. Il y a des passages qui, pour l’instant, ne doivent être qu’un doux entretien entre nous. D’autres ne doivent être transmis qu’à des personnes qui, en raison de leur rôle ou de leur âme, sont déjà en mesure d’être admises à certaines connaissances. D’autres passages peuvent être dits et diffusés aux âmes… Néanmoins, il faut du bon sens dans l’usage de mon don. Agissez comme vous l’avez fait avec sœur Benigna. Non pas une diffusion ouverte et retentissante, mais une lente expansion toujours plus vaste, et qui reste sans nom. Et cela pour protéger ton âme que l’orgueil pourrait troubler et ta personne qui n’a pas besoin d’autres agitations. Quand ta main sera immobile dans la paix en attendant sa résurrection dans la gloire, alors, et alors seulement, ton nom sera mentionné… J’ai si peu d’amis et de si rares porte-parole que je ne veux pas qu’ils soient dérangés ou détruits par la haine du monde.”
Dictée du 13 août 1943.
“Que le Père Migliorini utilise donc tout ce qu’il juge utile dans ce que je te dis. Ce sont des perles que je lui donne gratuitement. Mais de toutes les perles, j’en garde une, la perle maîtresse pour ainsi dire. Je te garde toi, dont je suis jaloux et sur qui j’exerce un pouvoir absolu de possession. Tu n’es pas Maria, et on ne doit pas te connaître en tant que Maria… Ta personnalité est anéantie… Personne ne doit te connaître comme l’écrivain de ma pensée, personne en dehors de deux ou trois personnes privilégiées, qui le sont par ma volonté… Plus tard, lorsque je le voudrai et que personne ne pourra te nuire, on connaîtra le nom de ma petite voix. Mais alors, tu seras ailleurs, là où la mesquinerie humaine n’arrive pas et où la méchanceté ne peut agir.”
Dictée du 15 août (1943).
“Tes écrits doivent être utilisés de la façon suivante. La partie qui est de toi aura l’habituelle valeur informative pour la curiosité humaine qui veut toujours sonder les secrets des âmes. La partie qui est de moi, et qui doit être séparée de la tienne, aura une valeur formative, car il y a en elle la voix évangélique, et cette voix évangélique possède toujours une valeur de formation spirituelle…”
Dictée du 10 septembre 1943.
“Mon petit Jean, je te confie ma Parole. Transmets-la aux maîtres afin qu’ils s’en servent pour le bien des créatures.”
Dictée du 9 décembre 1943.
“Quant aux passages (des dictées) (Jésus dit bien passages, et non des pages et des pages complètes), il est inutile de les donner en nourriture aux serpents… J’ai déjà dit et je répète qu’il faut faire preuve de beaucoup de prudence… Pourquoi voulez-vous satisfaire la curiosité des sots? Je ne dicte pas ce que je dicte pour votre amusement, ni pour me plier à votre soif morbide de connaître l’avenir… Les esprits droits ont déjà bien assez de ce qui est dit pour tous, sans avoir besoin de soulever le voile des choses profondes… J’ai dit - et si je ne me fatigue pas de répéter ma Doctrine, je me fatigue de répéter mes commandements relatifs au porte-parole - que c’est seulement quand il ne sera plus de ce monde qu’on saura tout de son labeur. Ne soyez pas impatients de faire des exposés généraux… Bien qu’il en verse des larmes de sang, il vous permet encore d’utiliser des pages “toutes à lui”. Mais il ne veut rien d’autre, car moi, je ne veux rien d’autre… Dans les dictées, vous avez des coffres avec assez de pierres précieuses pour rendre le monde lumineux. Pourquoi voulez-vous aussi en sortir les diamants que vous ne pourrez manier que dans quelques années sans que les forces du mal se les approprient pour les détruire?… Celui qui écrit est guidé. Mais celui qui copie doit savoir comprendre ce qui ne doit être tenu qu’à la disposition d’un seul… Retenez donc pour le moment que je marquerai de mon signe tout le travail de mon porte-parole et donnez aux pauvres de ce monde, selon leur condition, ce qui doit leur être donné. Et priez pour ne pas vous laisser entraîner par votre humanité dans votre choix. Pour les événements du jour, le Père Migliorini a déjà pu en constater la concomitance, et il peut en témoigner. Pour le reste, je le répète, qu’il agisse comme le fit le directeur spirituel de Benigna, qui vivait en des temps meilleurs que ceux-ci et avait entre les mains une matière moins explosive… Ne répétez pas les questions, car je ne répondrai pas. N’essayez pas de sortir de la règle, parce que je ne vous bénirai pas. Prenez votre travail et donnez-le à mon porte-parole. Il vous dira quels points ne doivent pas être mis à la disposition des curieux et des méchants. Je le tiendrai par la main lorsqu’il fera son choix…”.
Dictée du 13 décembre (1943).
“Je ne parle pas pour satisfaire une curiosité superstitieuse ou même simplement humaine. Je ne suis pas un oracle païen et je ne veux pas que vous soyez des païens. Je ne t’enlèverai donc pas la joie de ma Parole, mais je limiterai ma Parole à des points qui touchent uniquement l’esprit, sans faire de parallèles entre lui et les événements présents ou d’un avenir rapproché. Cette lacune restera comme un avertissement pour beaucoup et durera aussi longtemps que je le voudrai. Mais si on devait faire un usage non spirituel de ton travail, je t’ordonnerai d’écrire pour toi seule et, au cas où tu n’obéirais pas, je t’enlèverais la Parole.”
Jésus dit:
“Cela suffit. En voilà suffisamment. Les autres [passages] ne font que répéter ceux-ci. Sois en paix et fais savoir ceci à qui de droit.”
Sur Anne-Catherine Emmerich. Le texte ci-dessous est extrait des “Quadernetti”, ouvrage inédit en français.
“Ces pages (les révélations d’A.C. Emmerich), pour tout un ensemble de raisons, ne sont pas le reflet fidèle des choses vues. La poussière de ce qui est humain a corrompu la pureté de la vérité. Les hommes ont voulu ajouter à l’œuvre de Dieu et ils l’ont dénaturée. Comme toujours. Comme cela se serait passé aussi pour les visions que je t’ai donné, si toi ou d’autres avaient voulu ajouter ou modifier. Comme toi-même, si tu avais voulu embellir le récit, comme d’autres pensant le rendre plus parfait. Toi et les autres, vous auriez tout abîmé.” (Quadernetti, n° 49.2, catéchèse du 28 janvier 1949).
fiche mise à jour le 24/02/2015.