Ma pauvre existence ressent le besoin extrême de vivre dans le Vouloir divin . Les amertumes et les souffrances qui m’enveloppent sont si nombreuses qu’elles semblent vouloir m’arracher du Fiat divin. Je ressens alors plus que jamais le besoin de vivre en Lui.
Mais en dépit de tous mes efforts pour vivre abandonnée dans ses bras, je ne peux m’empêcher de me sentir amère, hébétée et troublée
- par toutes ces agressions et ces souffrances qui m’entourent, au point de ne plus pouvoir continuer. « Mon Jésus, ma céleste Maman, aidez-moi. Ne voyez-vous pas que je suis sur le point de succomber ? Si vous ne me prenez pas dans vos bras, si vous ne continuez pas à m’inonder des vagues de votre divin Vouloir, je tremble à la pensée de ce qui va m’arriver. Oh ! ne me quittez pas, ne m’abandonnez pas à moi-même dans ce triste état. »
Je pensais cela lorsque mon toujours aimable Jésus accourut pour me prendre dans ses bras . Toute bonté, Il me dit :
(2) Ma bonne fille, courage. N’aie pas peur. Je ne peux ni ne veux t’abandonner. Il y a les chaînes de ma Volonté qui M’attachent à toi Elles Me rendent inséparable. Pourquoi craindre de sortir de ma Volonté ? Tout comme tu es entrée dans ma Volonté
- par un Acte ferme et décidé de vouloir vivre en Elle, il faudrait pour en sortir un autre acte ferme et décisif.
Tu ne l’as pas fait et jamais ma fille ne le fera, n’est-ce pas ? Je veux que tu ne te laisses pas troubler Car cela te fait perdre ta couleur et ta fraîcheur Cela diminue ta Force et te fait perdre la vivacité de la Lumière du Fiat.
Mon Amour demeure réprimé et ton attention faiblit. Et bien que tu sois dans ma Volonté, c’est comme si tu étais dans une maison
- dans laquelle tu ne veux pas faire ce que tu devrais faire, c’est-à-dire
- la décorer, l’ordonner et lui donner toute la magnificence qui convient.
Ainsi, parce que tu es troublée dans ma Volonté,
- tu ne veilles pas à recevoir mon Acte créateur et opérant.
Tu es comme dans un état de paresse. Mais, courage. Puisque tu souffres à cause de Moi, Nous te gardons dans notre Volonté comme une petite malade.
Je suis le premier à souffrir avec toi parce que ce sont mes Souffrances Et Je souffre plus que toi. Je suis pour toi un infirmier. Je t’aide, Je te fais un lit de mes bras, Je place autour de toi mes Souffrances pour te fortifier. Notre Maman Reine accourt pour tenir sur son sein sa petite fille malade.
Et puisque celle qui a agi dans mon Vouloir
- a été la porteuse de gloire et de joie pour le ciel tout entier, tous accourent vers notre petite malade : les anges et les saints
- pour l’aider et voir à ses besoins. Dans notre Volonté, les choses étrangères et qui ne Nous concernent pas ne peuvent entrer.
Les souffrances elles-mêmes doivent être nos Souffrances. Sinon, elles ne trouvent pas le chemin pour entrer dans notre Volonté. Alors, courage. Ce que Je veux c’est que tu sois en paix.
Combien de fois, sous la pression de cruelles souffrances,
- J’ai été Moi aussi rendu malade. Et les anges accouraient pour Me soutenir.
Mon Père céleste Lui-même, en Me voyant dans d’atroces Souffrances, accourait
- pour Me prendre dans ses bras et
- pour calmer les gémissements de mon Humanité. Ma Mère, combien de fois n’est-elle pas tombée malade dans mon Vouloir
- en voyant les souffrances de son Fils, au point de se sentir mourir elle-même. Je courais pour la soutenir, la presser contre mon Cœur
- pour qu’elle ne succombe pas.
Ainsi, c’est le courage et la paix que Je veux. Ne te tourmente pas autant, et Je penserai à tout.
(3) Puis Il ajouta : Ma fille, tu ne connais pas encore
- tout le bien que la créature reçoit en vivant dans ma Volonté,
- la grande Gloire qu’elle donne à son Créateur.
Chaque Acte que la créature accomplit en Elle est un appuie
- sur lequel Dieu peut appuyer sa Puissance d’Amour et de Sainteté. Plus il y a d’actes répétés par cette créature,
- plus nous lui faisons confiance et
- plus nous pouvons y appuyer ce qui est à Nous.
Parce que notre Volonté est là qui donne la Capacité et la Force à la créature
- de recevoir ce que Nous voulons donner. Par contre, si Nous ne trouvons pas notre Vouloir , ni ses actes répétés en Lui,, Nous ne trouvons pas où Nous appuyer Nous-mêmes.
Cette créature ne possède
- pas la Force, la Capacité ni l’Espace capables de recevoir nos Dons,
- ni la Grâce que Nous puissions avoir confiance en elle.
Pauvre créature sans notre Volonté !
Elle est une véritable citadelle
- sans portes,
- sans sentinelles pour la défendre, exposée à tous les dangers.
Et si Nous voulions donner, ce serait exposer nos Dons et notre Vie Elle-même à des dangers inutiles.
Et ce serait essuyer des offenses et des ingratitudes, qui Nous contraindraient à changer les Gons et les Grâces en châtiments.
Car tu dois savoir que lorsque la créature veut notre Volonté, Nous mettons nos intérêts en jeu.
Nous n’agissons jamais à notre détriment. Nous assurons en premier lieu
- nos intérêts et notre gloire, puis Nous agissons.
Autrement, ce serait comme si Nous ne nous intéressions
- ni à notre Sainteté
- ni à nos Dons
- ni à ce que Nous faisons, comme si Nous ne connaissions pas Nous-mêmes
- notre Puissance
- ni ce que Nous pouvons faire.
Qui a jamais commencé une entreprise
- sans mettre d’abord ses intérêts en sécurité ? Personne. Ce qui peut arriver, c’est qu’en raison d’un malheur dans son entreprise, il puisse subir des pertes. Mais ayant d’abord pensé à mettre ses intérêts en sûreté, ils lui serviront à ne pas descendre à une condition inférieure et il pourra maintenir son état.
Par contre, s’il n’avait pas mis ses intérêts en sûreté, il pourrait être réduit à mourir de faim.
C’est pourquoi Nous voulons la créature dans notre Volonté. Parce que Nous voulons mettre nos Intérêts en sécurité. Ce que Nous donnons : Amour, Sainteté, Bonté et tout le reste.
Notre Vouloir se charge de faire que tout Nous soit retourné en Actes divins. Nous donnons de l’Amour divin et la créature Nous donne de l’Amour divin.
Notre Volonté
- transforme la créature en notre Sainteté et Bonté, et
- fait en sorte qu’elle Nous donne des Actes saints et bons. Ses Actes ressemblent aux Nôtres parce que notre Volonté les rend tels.
Et lorsque Nous recevons de la créature ce qui est à Nous, rendu divin par notre Fiat,
- notre Intérêt est en sûreté,
- notre Amour est en fête,
- notre Gloire triomphe et
- Nous préparons de nouvelles surprises d’Amour, de Dons et de Grâces.
Lorsque Nous retrouvons notre intérêt, plus rien d’autre n’a d’importance. Nous donnons avec une telle abondance que les Cieux en sont stupéfaits.