(1) Je suis dans les bras du Vouloir divin, mais avec le cauchemar de terribles souffrances propres
- à émouvoir le Ciel et à Le faire se précipiter pour venir à mon secours et pour me donner la force de résister à un si douloureux état.
« Mon doux Jésus, aide-moi, ne m’abandonne pas. Je sens que je vais succomber. Comme je souffre ! » Je disais cela lorsque mon doux Jésus, mieux qu’une tendre mère, a tendu ses bras vers moi pour me presser contre Lui Et, unissant ses larmes aux miennes, toute Bonté, Il me dit :
(2) Ma pauvre fille, tes douleurs sont les Miennes et Je souffre avec toi. Alors, courage, abandonne-toi en Moi et tu trouveras la Force de les supporter Celle qui s’abandonne à Moi devient comme un enfant élevé par sa mère qui
- l’emmaillote pour le renforcer dans ses membres,
- le nourrit de son lait,
- le porte dans ses bras,
- l’embrasse, le caresse.
S’il pleure, elle mêle ses larmes à celles de son enfant.
La maman est la vie de son enfant. Oh ! si le petit enfant n’avait pas sa maman, comme il lui serait difficile de grandir
- sans personne pour le nourrir de son lait,
- sans langes, sans avoir quelqu’un pour le réchauffer. Il deviendrait malade, faible, et ne survivrait que par miracle !
Telle est l’âme qui vit abandonnée dans mes bras. Elle a son Jésus qui est pour elle plus qu’une mère.
- Je la nourris du lait de ma Grâce.
- Je l’emmaillote avec la Lumière de ma Volonté, ce qui lui donne des forces et la confirme dans le bien.
- Je la tiens serrée contre Moi pour qu’elle ne sente que mon Amour et les ardents battements de mon Cœur.
- Je la berce dans mes bras.
- Si elle pleure, Je pleure avec elle.
Tout cela pour qu’elle sente ma Vie plus que la sienne. Elle grandit avec Moi et Je fais avec elle ce que Je veux.
Mais celle qui ne vit pas abandonnée en Moi vit pour elle-même,
- isolée, sans lait, sans personne pour veiller sur son existence.
Celle qui vit abandonnée en Moi trouve
- un refuge dans ses souffrances,
- l’endroit où se cacher pour que personne ne la touche. Et si on devait vouloir la toucher, Je saurai comment la défendre. Car ceux touchent celle qui M’aime font plus que Me toucher Moi-même.
Je la cache en Moi et Je jette dans la confusion ceux qui veulent frapper celle qui M’aime.
J’aime tellement celle qui vit abandonnée en Moi que Je fais d’elle le plus grand des prodiges,
- capable d’étonner le Ciel tout entier. Et Je confonds ainsi ceux qui croyaient pouvoir la frapper
- en les couvrant de confusion et d’humiliation.
À toutes les Douleurs que Nous connaissons, n’ajoutons pas cette souffrance qui serait la plus douloureuse : de ne pas vivre abandonnée en Moi, et Moi en toi, ma fille.
Laissons-les parler et faire ce qu’ils veulent,
- pourvu qu’ils ne touchent pas à notre union.
Personne ne peut entrer
- dans nos secrets, dans les abysses de mon Amour,
- ni Me faire obstacle dans ce que Je veux faire avec ma créature.
Vivons dans une Volonté une, et tout ira bien entre toi et Moi.
(3) Puis Il ajouta avec un Amour encore plus tendre :
(4) « Ma bienheureuse fille, mon Fiat est le soutien de toute la Création. Tout dépend de Lui. Il n’est rien qui ne soit animé par sa Puissance.
Sans mon Fiat, toutes les choses, et les créatures elles-mêmes,
- ne seraient rien d’autre que des peintures ou des statues inanimées,
- incapables de générer, de faire croître et de reproduire un bien quelconque. Pauvre création, en l’absence de ma Volonté !
Et pourtant, Elle n’est pas reconnue. Quelle souffrance ! Être la vie de toute chose et se sentir étouffé dans les choses
- que Nous avons créées parce qu’on ne Nous connaît pas ! Quelle amertume !
- Si ce n’était pas par Amour, et
- si Nous étions capables de changer, Nous retirerions notre Volonté de toutes les créatures et de toute chose. Et tout serait réduit à rien.
Mais Nous sommes immuables et Nous savons avec certitude
- que notre Volonté sera connue, voulue, aimée, et
- que chacun la gardera plus que sa propre vie, nous attendons
- avec l’invincible patience que notre Divinité peut avoir et supporter, que notre Volonté soit reconnue.
Et c’est avec Justice et avec notre plus haute Sagesse. Car Nous ne faisons jamais de choses inutiles.
Si Nous faisons quelque chose,
- c’est parce que Nous voulons y trouver notre avantage, c’est-à-dire,
- pour recevoir la Gloire et l’Honneur de toutes nos Œuvres, même de la plus petite fleur des champs.
S’il n’en était pas ainsi, Nous serions comme un Dieu
- qui ne saurait pas apprécier ses œuvres
- ni leur donner leur juste valeur.
Ainsi, c’est notre Justice que notre Volonté soit connue
- comme étant la Vie de toute chose afin que Nous obtenions le dessein
- pour lequel Nous avons créé toute la Création.
(5) Tu dois savoir que lorsque la créature veut faire notre Volonté et entre en Elle, cette créature devient réhabilitée dans notre Volonté.
La créature est réhabilitée en Sainteté, en Pureté, en Amour. Et elle ressuscite dans la Beauté et le Dessein dans lequel Nous l’avons créée. Elle perd le mal de la volonté humaine et commence la Vie du bien.
Lorsque ma Volonté voit que l’âme veut vivre avec Elle, ma Volonté fait comme celui qui a une horloge qui s’est arrêtée. : Il tire sur la chaîne et l’horloge se remet en marche pour marquer les heures et les minutes, et servir de guide durant la journée de l’homme.
De la même manière, ma Volonté,
- voyant l’homme arrêté par la volonté humaine dans la voie du Bien, lorsqu’Elle entre dans l’homme, Elle lui donne la Chaîne divine.
De telle sorte que tout son être, humain et spirituel, sent
- la Vie nouvelle et
- la Vertu de la chaîne divine dont il est investi, et qui court
- dans son esprit, dans son cœur, en toute chose, avec une Force irrésistible qui est sainte et bonne.
Cette chaîne marque les minutes et les heures éternelles
- de la Vie divine dans l’âme. Et, oh ! comme l’âme court en tout ce qui est divin ! Nous réhabilitons l’âme en toute chose.
Nous la faisons courir partout dans l’immensité de notre Mer. Nous lui faisons faire et prendre ce qu’elle veut. Et bien qu’elle ne puisse pas embrasser complètement notre Immensité,
- même si elle vit dans notre Mer, l’âme s’en nourrit.
Elle revêt les Vêtements Royaux de notre Vouloir.
Dans notre Mer,
- elle trouve son repos, la chaste étreinte de son Jésus, son Amour réciproque,
- elle partage ses Joies et ses Peines et continue à grandir dans le Bien. Ma Volonté devient pour elle sa Vie, sa Passion prédominante.
Notre chaîne la fait si bien courir qu’elle en arrive
- à former pour elle-même son petit palais royal dans notre Mer, qui sera habité par la Sacro-Sainte Trinité
- qui aime cette créature fortunée et
- qui la comble toujours de Grâces et de Dons nouveaux.
Aussi, que la Vie dans notre Fiat soit chère à ton cœur
- pour que Nous trouvions en toi les Joies et la Gloire de toute la Création, le dessein pour lequel nous l’avons créée.