(1) Je suis toujours dans le Vouloir divin, mais au milieu d’indicibles amertumes qui semblent vouloir rendre trouble la Mer du Vouloir divin.
Mais cette Mer du Fiat forme ses vagues. Sa mer Me recouvre et Me cache. Elle adoucit mes amertumes, Me redonne de la force et Me fait continuer la route dans sa Volonté.
La Puissance de la Mer du Fiat est telle
- qu’Elle réduit à rien mes amertumes pour en faire surgir
- sa Vie pleine de Douceur, de Beauté et de Majesté.
Et moi j’adore la Divine Volonté, je la remercie et je la prie de ne jamais me laisser seule et abandonnée.
Puis mon doux Jésus, répétant sa petite visite, me dit :
(2) Ma bonne fille, courage.
Si tu te tourmentes, tu vas perdre la force de toujours vivre dans mon Vouloir. Ne fais même pas attention à ce qu’ils peuvent dire et faire. Notre Victoire, c’est
- qu’ils ne peuvent pas Nous empêcher de faire ce que Nous voulons.
Par conséquent,
Je peux te parler de mon divin Vouloir et tu peux M’écouter. Aucun pouvoir ne peut s’opposer à Nous.
Ce que Je te dis concernant mon Vouloir n’est rien d’autre que l’application de notre décret
- pris de toute éternité dans le Consistoire de notre Sacro-Sainte Trinité, que mon Vouloir doit avoir son Royaume sur la terre.
Et nos décrets sont infaillibles.
Personne ne peut s’opposer à leur application. Tout comme la Création et la Rédemption furent décrétées, le Royaume de notre Volonté sur la terre est notre décret.
Par conséquent, pour appliquer notre décret, Je devais manifester les Bienfaits qui sont dans le Royaume de notre Volonté,
- ses qualités,
- ses beautés et
- ses merveilles.
C’est la raison pour laquelle Je devais autant te parler
- pour pouvoir appliquer ce décret.
Ma fille, pour en arriver à cela, Je voulais gagner l’homme par l’Amour. Mais la méchanceté humaine M’en empêche.
J’utiliserai alors la Justice. Je vais balayer la terre.
Je vais la débarrasser des créatures malfaisantes qui,
- telles des plantes vénéneuses, empoisonnent les plantes innocentes. Lorsque J’aurai tout purifié, mes Vérités trouveront la voie pour donner aux survivants
- la Vie, le baume et la paix que contiennent mes Vérités.
Et tous recevront mes vérités Elles donneront aux survivants le baiser de paix.
Pour la confusion de celles
- qui ne Les ont pas crues,
- qui Les ont même condamnées, mes Vérités régneront. Et J’aurai mon Royaume sur la terre afin que ma Volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Aussi, Je te le répète : ne changeons rien. Continuons ce que Nous faisons et Nous chanterons victoire.
Et elles iront leur chemin où elles se couvriront de confusion et de honte.
Ces créatures connaîtront le sort de l’aveugle
- qui ne croyait pas à la lumière du soleil, parce qu’il ne la voyait pas. Elles resteront dans leur aveuglement. Et celles qui voient la Lumière et qui croient seront heureuses. Elles se réjouiront dans les bienfaits de la Lumière pour leur plus grande Joie.
(3)Jésus garda le silence et mon pauvre esprit était attristé à cause des nombreux et horribles maux dont la terre est et sera investie.
A ce moment que la Reine souveraine s’est fait voir. Ses yeux étaient rouges à cause de ses larmes incessantes.
J’avais le cœur serré de voir ainsi ma Mère célesste. En pleurant, d’un ton maternel et une indescriptible tendresse, elle me dit :
« Ma très chère fille, prie avec moi. Mon Cœur souffre en voyant
- les fléaux qui s’abattront sur l’humanité tout entière
- l’inconstance des chefs ils disent une chose aujourd’hui, et demain son contraire. Ils jettent le peuple dans une mer de souffrances et même de sang.
Mes pauvres enfants ! Prie, ma fille. Ne me laisse pas seule dans mes souffrances. Que tout advienne pour le triomphe du Royaume de la Divine Volonté. »
(4) Après cela je suivis la Volonté d Divine ans ses Actes.
Et je m’abandonnai tout entière dans ses bras. Mon doux Jésus poursuivit et Il dit :
(5) Ma fille, lorsque la créature entre dans notre Volonté pour La faire sienne,
- l’âme fait sienne notre Volonté et
- nous faisons Nôtre celle de la créature. Et en tout ce que fait l’âme,
- si elle aime,
- si elle adore,
- si elle travaille,
- si elle souffre,
- si elle prie, notre Vouloir forme la Semence divine dans ses actes. Et, oh ! combien l’âme grandit en beauté, en fraîcheur et en sainteté !
Notre Volonté est comme la sève pour les plantes. S’il y a de la sève,
- les plantes peuvent croître en beauté,
- elles sont vertes avec de belles feuilles et
- elles produisent de beaux fruits charnus et délicieux.
Mais si la sève vient à manquer,
- la pauvre plante perd sa verdeur,
- ses feuilles tombent et
- elle n’a plus la vertu de produire de beaux fruits
Elle finit par sécher parce que la sève est
- comme l’âme de la plante,
- comme les fluides vitaux qui soutiennent la plante et la font fleurir.
C’est ainsi qu’est l’âme sans ma Volonté.
- Elle perd son commencement, sa vie, son esprit du bien.
- Elle perd sa couleur, elle devient laide.
- Elle s’affaiblit et finit par perdre la semence du bien.
Si tu savais quelle compassion Je peux ressentir
- pour l’âme qui vit sans ma Volonté. Je pourrais l’appeler « la scène douloureuse de la Création ».
Moi qui ai créé toutes choses avec tant de Beauté et d’Harmonie,
- à cause de l’ingratitude humaine
Je suis contraint de voir mes plus belles créatures
- pauvres,
- faibles et
- couvertes de plaies, à inspirer la pitié.
Et pourtant, ma Volonté est à la disposition de tous. Elle ne se refuse à personne. Seule la créature qui La rejette et qui, ingrate, ne veut pas La connaître, se prive volontairement de ma Volonté – à notre très grande Souffrance.