(1) Je suis dans la mer du divin Vouloir au milieu d’immenses amertumes et humiliations, comme une pauvre condamnée. (Le 31 août 1938, un décret du Saint-Office condamnait les trois livres de Luisa en les mettant à l’Index des livres interdits.)
Si Jésus n’avait pas été là pour me donner force et soutien, je ne sais pas comment j’aurais pu continuer à vivre. Mon doux Jésus participait à ma douleur et souffrait avec moi. Et dans le transport de sa peine et de son amour, Il me dit :
(2) Ma chère fille,
- si tu savais combien Je souffre,
- si Je te permettais de le savoir, tu mourrais de douleur.
Je suis contraint de tout cacher, toute l’angoisse et la cruauté de la douleur que Je ressens pour ne pas t’affliger davantage. Sache que ce n’est pas toi qu’ils ont condamné, mais Moi avec toi. Je me sens à nouveau condamné.
Car lorsque le Bien est condamné, c’est pour Me condamner Moi-même.
Quant à toi, unis ta condamnation et la Mienne dans mon Vouloir
- à ce que J’ai subi lorsque J’ai été crucifié
Et Je te donnerai le Mérite de ma Condamnation et de tous les Biens qu’Elle produit. Elle M’a fait mourir, Elle a appelé ma Résurrection à la Vie dans laquelle tous doivent trouver la Vie et la Résurrection de tous les Biens.
Avec leur condamnation, ils croient faire mourir ce que J’ai dit sur ma Volonté Divine .
Au contraire, Je permettrai ces flagellations et ces tristes incidents
- pour que mes Vérités ressuscitent plus belles et plus majestueuses encore parmi le peuple.
Donc, de mon côté et du tien, nous ne changerons rien.
Continuons à faire ce que nous avons fait,
- même si tout le monde se met contre nous.
C’est la manière divine d’agir : de ne jamais changer dans ses œuvres Ce que font beaucoup de créatures mauvaises.
Je conserve toujours mes œuvres avec ma Puissance et ma Vertu créatrice par Amour pour ceux qui M’offensent. Je les aime toujours et sans cesse.
C’est parce que Nous ne varions jamais dans nos Œuvres qu’elles parviennent à leur accomplissement.
Elles demeurent toujours belles et apportent le bien à tous. Si nous changions, toutes les choses iraient à leur ruine Aucun Bien ne serait jamais accompli.
Par conséquent, Je te veux avec Moi dans cette affaire,
- toujours ferme et sans jamais sortir de mon Vouloir
- en faisant ce que tu as fait jusqu’à maintenant : être attentive à M’écouter et être la narratrice de ma Volonté.
(3) Ma fille, ce qui n’est pas profitable aujourd’hui le sera demain.
Ce qui semble obscur maintenant à des esprits aveugles
- se transformera demain en soleil pour d’autres qui ont des yeux Et que de Bien cela fera !
Aussi, continuons ce que Nous avons fait.
Faisons de notre côté ce qui est nécessaire afin que rien ne manque en matière
- de secours,
- de lumière,
- de bien et
- de surprenantes Vérités, afin que ma Volonté soit connue et qu’Elle règne.
J’utiliserai tous les moyens d’Amour, de Grâces, et de châtiments. Je toucherai tous les côtés des créatures pour que règne ma Volonté.
Et lorsqu’il semblera que le vrai Bien doit mourir, il ressuscitera à nouveau plus beau et plus majestueux qu’avant.
(4) Mais alors qu’Il disait cela, Il me fit voir une mer de feu dans laquelle le monde entier allait être enveloppé. J’étais secouée. Mon aimable Jésus, en m’attirant vers Lui, me dit :
(5) Ma bienheureuse fille, courage. N’aie pas peur.
Viens dans ma Divine Volonté pour que sa Lumière t’enlève de l’esprit le triste spectacle vers lequel le monde est en train de courir.
Et en te parlant de mon Vouloir, apaisons les souffrances que nous connaissons malheureusement tous les deux.
Écoute combien il est beau de vivre dans mon Vouloir. Ce que Je fais, l’âme le fait elle aussi. Lorsqu’elle entend que Je lui dis « Je t’aime », elle Me répète immédiatement « je T’aime ».
Et Moi, en entendant que Je suis aimé, Je la transforme tellement en Moi que nous disons d’une seule voix : « Aimons-les tous, faisons du bien à tous, donnons la Vie à tous. »
Si Je bénis, nous bénissons ensemble ,
- Nous adorons et
- Nous glorifions ensemble,
- Nous courons ensemble au secours de tous.
Et si les créatures M’offensent, Nous souffrons ensemble. Et, oh ! combien Je suis heureux de voir
- qu’une créature ne Me laisse jamais seul ! Comme elle est belle la compagnie de celle
- qui veut ce que Je veux et fait ce que Je fais !
L’union fait naître le bonheur,
- l’héroïsme le bien, et
- la tolérance l’endurance.
De plus, parce qu’elle est une créature humaine
- qui appartient à la famille humaine, laquelle ne fait que M’envoyer des clous, des épines et des souffrances.
Moi, en trouvant dans cette âme
- un endroit où Me cacher et
- avoir la compagnie que Je désire, sachant que cette âme serait malheureuse
- si Je punissais les créatures comme elles le méritent.
Afin de ne pas lui déplaire,
- Je me retiens de punir les âmes comme elles le méritent.
Aussi, ne Me laisse jamais seul. La solitude est une des plus dures et des plus intimes souffrances de mon Cœur. N’avoir personne à qui dire un mot,
- que ce soit dans la souffrance ou dans la joie, Me fait entrer dans des frénésies de souffrance et d’Amour
- qui te feraient mourir de douleur si tu pouvais les connaître.
C’est exactement cela ne pas vivre dans ma Volonté : me laisser seul ! La volonté humaine éloigne la créature de son Créateur. Et avec l’éloignement,
- la paix disparaît et
- les agitations la remplacent qui tourmentent l’âme..
Sa force diminue,
- sa beauté se fane,
- le bien se meurt et
- le mauvais s’élève, et les passions lui tiennent compagnie.
Pauvre créature sans ma Volonté. Dans quel abîme de misères et de ténèbres elle se jette ! Elle est comme la fleur qui n’est pas arrosée.
- elle se sent mourir, sa couleur se ternit,
- elle se courbe sur sa tige et attend la mort. Et si le soleil l’investit, voyant qu’elle n’est pas arrosée,
- il la brûle et la fleur finit desséchée.
Tel est le sort de l’âme sans ma Volonté. Elle est comme une âme sans eau.
Mes Vérités elles-mêmes, qui sont plus brillantes que le soleil,
- ne trouvant pas l’âme arrosée par la Vie de ma Volonté, brûle davantage cette âme et l’aveugle.
L’âme se rend alors incapable
- de comprendre ces Vérités et
- de recevoir le Bien et la Vie qu’elles possèdent.
Et ces créatures vont jusqu’à combattre le Bien et mes Vérités Elles-mêmes
- qui sont porteuses de Vie pour les créatures.
Par conséquent, Je te veux toujours dans ma Volonté afin que ni toi ni Moi n’ayons à souffrir la grande douleur de la solitude.