(1)Je me sens dans les bras du divin Fiat. Son amour est si grand qu’il me nourrit de sa lumière et me réchauffe de sa chaleur. Si je suis fatiguée, il me berce sur ses genoux pour me donner du repos et une vie nouvelle.
Divine Volonté, comme tu es adorable. Toi seule peux m’aimer véritablement. C’est en toi que je trouve un refuge à tous mes maux ! Je me sentais opprimée en voyant que ceux qui m’entouraient souffraient de grands sacrifices à cause de moi. Comme il est douloureux de voir les autres sacrifiés !
Et mon doux Jésus, me serrant dans ses bras dans un acte de compassion, toute tendresse, me dit :
(2)Ma pauvre fille, courage. Je ne veux pas que tu penses à cela. Tu dois savoir que je peux payer de retour et que je sais comment récompenser même les plus petits sacrifices – et certainement les plus grands.
Je tiens compte de tout et Je ne laisse même pas une respiration sans récompense Plus encore si ces sacrifices sont faits
- pour quelqu’un qui m’aime
- pour quelqu’un qui veut vivre dans ma Volonté c’est comme si ces sacrifices étaient faits pour moi.
Pour que ces sacrifices soient faits dans ma Volonté, Je place en eux mes Saveurs divines afin qu’on puisse sentir le goût, le besoin et le plaisir de faire ces sacrifices. Ces saveurs sont
- comme le sel et les épices pour la nourriture,
- comme la graisse pour les roues qui ne pourraient presque pas bouger. Mais lorsqu’on y a mis un peu de graisse, elles peuvent tourner.
La saveur divine vide le sacrifice en le rendant léger et agréable. C’est la raison pour laquelle, dans notre amour,
- nous avons créé une passion, un goût et un plaisir saints qui font qu’il nous est impossible de ne pas aimer la créature.
C’est cette passion d’amour qui nous a fait ressentir le besoin extrême
- de prouver notre amour pour les créatures par nos œuvres. De fait, personne ne nous a priés de créer un ciel, un soleil et tant d’autres
choses.
Après les avoir créées, nous les avons regardées et pris en elles tant de plaisir que, dans un excès d’amour, nous nous sommes exclamés : « Comme nos œuvres sont belles ! »
Mais nous en recevrons plus de gloire et de plaisir lorsque nos œuvres se donneront aux créatures pour les aimer et nous faire aimer. À notre passion d’amour et à cet extrême besoin d’aimer, nous avons ajouté plus de folie et de délire d’amour au point que nous ne pouvions plus nous satisfaire uniquement de nos œuvres. Notre amour atteignait un tel excès, que nous ressentions le besoin de donner également la Vie.
Que ne m’a pas fait faire cette nécessité d’amour que je ressentais en moi ? Elle m’a fait
- souffrir des douleurs inouïes,
- subir les pires humiliations – et
- même la mort au milieu de spasmes atroces.
(3)Mais notre passion d’amour n’est pas satisfaite
- si nous ne laissons pas la créature y participer.
Par conséquent, dans les sacrifices que nous lui faisons faire,
- nous créons la sainte passion, accompagnée de saveurs et de plaisirs, pour lui faire faire les plus belles conquêtes.
Cette passion
- devient ingénieuse,
- trouve mille formes nouvelles et
- semble ne pas pouvoir rester ou vivre sans agir.
S’il n’y a pas une passion et un goût pour le sacrifice – même dans les saintes œuvres – il semble que ces œuvres soient simplement des peintures – elles ne sont pas vivantes. Elles ont une froideur et une apathie qui produit
- plus de dégoût que de saveurs, et peut-être
- plus de mal que de bien. Par conséquent, ma fille, ne t’inquiète pas pour les sacrifices que les autres font pour toi.
En réalité, Je dois te dire qu’ils les font pour Moi et non pour toi Et j’infuserai tant de grâce, de goût et de plaisir jusqu’à vider le sacrifice. Ensuite, selon l’amour avec lequel ils feront ce sacrifice, Je me déverserai en eux Et lorsqu’ils feront ce sacrifice voulu par moi, Je ferai grandir ma Vie en eux.
N’est-ce pas, en fait, ma passion d’amour qui me fait parler si souvent de ma Volonté afin de créer dans l’homme la passion de vivre dans mon Vouloir ? En disant toutes ces choses, je veux noyer la volonté humaine dans nos saveurs divines – au point de lui faire décider de vivre dans ma Volonté en vertu du goût et du bonheur qu’elle ressent.
Et ne peux-tu pas dire toi-même combien de saveurs, de satisfactions et de joies j’ai mises dans l’état de sacrifice où je t’ai placée ?
Aussi, laisse faire ton Jésus qui sait comment ajuster le sacrifice et le rendre aimable, facile et même désirable D’autant plus que j’ajoute la force, le soutien et la vie de mon propre sacrifice à celui de la créature. Je peux dire que mon sacrifice
- prend le sacrifice de la créature sur ses genoux et
- devient guide, vie et lumière pour quiconque veut se sacrifier pour moi.