(1)Mon pauvre esprit part toujours à la recherche des actes accomplis par le divin Vouloir. Il me semble qu’alors que je les cherche, c’est eux qui attendent que je les trouve

Car ces actes aspirent

  • à être connus par les créatures,
  • à recevoir leurs « Je vous aime », et
  • à leur faire connaître combien elles sont aimées.

L’âme se sent alors

  • rapatriée dans les actes de son Créateur,
  • immergée dans la mer de joies et de bonheur.

Mon toujours adorable Jésus, me voyant surprise, me refit sa petite visite et me dit :

(2)Ma bienheureuse fille, puisque l’homme a été fait par nous pour vivre dans notre Volonté, tous nos actes devaient servir comme autant de villes ou nations dans lesquelles l’homme pouvait trouver, de droit, sa Patrie

Dans ces différentes villes, il allait pouvoir

  • se promener, se réjouir
  • regarder les scènes charmantes et délicieuses que son Créateur avait préparées pour lui avec tant d’amour.

On peut dire que le soleil est une ville . Lorsque l’âme entre dans notre Volonté, elle y trouve cette ville de lumière avec la beauté des différentes couleurs et de douceurs.

Elle trouve notre acte créateur et festif plein de joie, d’amour et de bonheur indicible, Elle s’immerge dans ces mers immenses de beauté, de douceur, d’amour et de joie pour faire de longues promenades dans sa patrie en propriétaire de tous les biens qu’elle y trouve.

Oh ! combien nous sommes heureux de voir nos œuvres – nos villes, créées uniquement pour l’homme, non plus désertiques, mais peuplées par nos enfants. En entrant dans notre Volonté, ils trouvent le chemin qui les conduit vers les différentes villes que nous avons formées dans la Création.

Ils trouvent

  • ici un délice,
  • là une autre joie distincte,
  • ailleurs une connaissance plus grande de leur Créateur,
  • ailleurs encore un amour si intense qui les étreint, les embrasse et leur communique la vie de l’amour.

Chaque chose créée possède quelque chose de nous-mêmes,

  • non pour elle-même,
  • mais afin de le donner aux créatures.

Cependant, les créatures doivent vivre dans notre Volonté,

  • sinon les portes demeurent fermées. Elles peuvent tout au plus profiter des effets,
  • mais non de la plénitude des biens contenus dans nos œuvres.

C’est pourquoi, ma fille, pour être parfait et complet l’acte de la créature doit commencer et finir dans notre Volonté.

Notre Volonté elle-même donne sa propre vie de lumière et d’amour afin

  • que l’acte puisse être complet et
  • que rien de beau, de saint et de bon ne puisse lui manquer.

Si cet acte ne commence pas dans notre Volonté,

  • l’ordre, la sainteté et la beauté en seraient absents. Cet acte ne pourrait pas porter le sceau de notre Volonté, comme « acte qui lui appartient ».

Il y a de quoi pleurer, ma fille,

  • en voyant tant d’actes humains déréglés et désordonnés
  • certains abandonnés au commencement,
  • faits à moitié, auxquels il manque un point par ci, une virgule par là, Et, ce qui est pire encore,
  • certains sont couverts de boue, de pourriture.
  • d’autres sont embourbés dans fautes et ne font qu’irriter notre Justice.

C’est pourquoi Il ne peut rien y avoir de bon dans la créature sans notre Volonté. Même s’il semble qu’elles aient fait un peu de bien,

  • ce n’est qu’une apparence de bien qui ne peut pas durer. Parce qu’il ne possède pas la substance de la Vie de notre Fiat.

Il suffit d’un conflit ou d’une déception pour que ce bien cesse et que elle regrette de l’avoir fait.

Par contre, tout ce qui est fait dans ma Volonté possède une inébranlable fermeté et ne s’arrête pas face aux contrariétés et déceptions. Au contraire, ces actes s’intensifient pour donner la Vie du bien qu’ils possèdent.

(3)Tu dois savoir que la créature qui fait ses actes dans notre Volonté accomplit des actes parfaits et complets. Celle qui vit toujours dans notre Volonté se trouve sous une pluie continuelle de lumière qui déverse sur elle tous les effets des multiples beautés de notre Vie divine lorsque la créature agit, palpite ou respire.

Notre Être divin est une lumière très pure et sans fin

  • qui contient tous les biens possibles et imaginables.

Il est lumière et il est parole. Il voit tout – rien ne peut nous être caché. Cette lumière est également travail. Elle est rythme et Elle est vie, qui donne vie à tous et à toutes choses. Elle contient d’inépuisables beautés, des joies et des bonheurs sans fin. Celle qui vit toujours dans notre Volonté est toujours sous la pluie de lumière de notre Verbe souverain et créateur.

Oh ! combien notre Verbe transforme cette créature. Il lui parle toujours de notre Être suprême en produisant sur elle tous nos divins effets avec une variété de beautés telle que nous en sommes nous-mêmes ravis.

Notre regard de lumière est constamment sur elle Nos pas la poursuivent toujours. Nos œuvres l’étreignent de leurs bras de lumière et la tiennent serrée sur nos genoux.

Tous déversent sur elle notre lumière pour lui communiquer

  • notre regard de lumière,
  • nos œuvres et
  • nos pas de lumière.

Par conséquent, la créature qui vit toujours dans notre Volonté est en communication continuelle et directe avec son Créateur Elle reçoit tous les effets qu’un Dieu peut produire. D’autre part, celle qui opère dans notre Volonté est en communication avec nos œuvres, et ses œuvres sont façonnées avec nos œuvres.

(4)Je continuai ensuite à retracer les actes de la Divine Volonté Arrivée à ceux de Notre-Seigneur dans la Rédemption, je les embrassais, les adorais et les bénissais , je les remerciais un par un Utilisant le même amour avec lequel Jésus les aima, je les aimais moi aussi. Et Jésus, ému et touché de voir ses actes aimés avec son même amour, me dit

(5)Ma fille, seul l’Amour me touche, me blesse et me porte à parler pour révéler

  • mes secrets à ma créature bien-aimée.
  • des secrets qui sont cachés à ceux qui ne m’aiment pas. Car sans m’aimer, ils ne comprendraient pas mon dialecte d’amour.

Tu dois savoir que chacun des actes que j’ai accomplis sur la terre

  • contient une souffrance si intense que si ma Divinité ne m’avait pas soutenu, cela aurait été suffisant pour me faire mourir.

En agissant, ma Volonté créait en Moi la souffrance

  • de ne pas trouver la volonté humaine dans la mienne pour que Je puisse
  • l’enclore dans mes actes et
  • lui donner la vertu et la grâce de la faire vivre dans ma Volonté.

En tout ce que je faisais, que ce soit respirer, palpiter, regarder ou marcher, Je cherchais la volonté humaine afin de l’enclore et de lui donner la première place

  • dans mon souffle,
  • dans mon battement de cœur,
  • dans mon regard et mes pas.

Quelle souffrance, ma fille,

  • de vouloir faire le bien et
  • de ne trouver personne à qui le donner !

Je voulais mettre la créature en lieu sûr, là où elle aurait pu être heureuse. Puisque mes souffrances, mes œuvres et mon Humanité elle-même auraient été

  • non seulement sa défense,
  • mais aurait formé également son palais royal dans lequel la créature aurait été

logée comme une Reine.

Au lieu d’être reconnaissante et à l’écoute, la créature s’est éloignée-de moi-de mes souffrances pour vivre malheureuse au milieu des dangers et des ennemis sans personne pour la défendre. Quelle souffrance ! Quelle souffrance !

Je peux dire que ma plus grande douleur ici-bas,

  • qui me causait une mort continuelle, était de voir que la créature
  • ne faisait pas ma Volonté, -ne vivait pas dans ma Volonté,

Parce que je voyais que mes actes

  • n’accomplissaient pas le dessein pour lequel je les faisais
  • ne donnaient pas la vie dont ils étaient investis.

Et si je n’avais pas pu voir et embrasser

  • tous les siècles comme en un seul acte présent,
  • ainsi que mes enfants bien-aimés qui allaient
  • vivre dans ma Divine Volonté et
  • devoir utiliser tout ce que mon Humanité faisait et souffrait afin d’établir mon Royaume et en faire leur plus belle résidence.

Je n’aurais pas pu supporter une aussi grande souffrance.

Par conséquent,

  • continue à retracer mes actes, mes pas et mes souffrances, pour demander que ma Volonté vienne et règne sur la terre.

Ma douleur sera apaisée et se changera en amour

  • pour abréger le temps et
  • pour faire que ma Volonté soit connue, aimée – et règne. Je te garderai pour moi comme un repos, une porteuse du baume pour mes souffrances.

Lorsque je verrai mes actes et mes souffrances aggravés

  • parce que la créature s’éloigne de ma Volonté, Je viendrai prendre refuge en toi
  • pour apaiser et embaumer mes souffrances envenimées par la douleur.