Mon envol dans le Fiat se poursuit. Je Le sens venir à ma rencontre
- à chaque instant,
- dans chaque chose que je touche ou que je fais,
- dans les souffrances et dans les joies,
- dans toutes les choses créées qu’il place autour de moi pour que je les utilise.
Il semble m’espionner pour se faire connaître et me dire :
Je suis ici, dis-Moi ce que tu veux. Tu feras mon Bonheur si tu Me rends capable d’abondance Car Je suis heureux du Bonheur de ma fille.
Mon esprit baignait dans la Mer divine lorsque mon bien-aimé Jésus me fit sa petite visite surprise Et avec un Amour qu’Il ne pouvait plus contenir, Il me dit :
Ma bienheureuse fille, l’Amour excessif de la Volonté Divine est absolument incroyable.
Lorsque la créature vit en Elle, et qu’Elle a formé la petite mer du Fiat dans son âme, ma Volonté cherche toujours à agrandir cette mer dans le cercle de l’âme.
Ecoute donc ce qu’Elle fait : envahie d’un Amour irrésistible, Elle court encore et encore dans chacun des actes de l’âme.
Si ma Volonté voit qu’elle doit faire usage de la Parole,
- elle court à sa rencontre,
- investit la parole de son Fiat et
- augmente la Puissance divine dans la parole de la créature.
Si Elle voit que la créature doit travailler, ma Volonté accourt,
- lui prend les mains et les investit de son Fiat en accroissant la Puissance divine de ses œuvres.
Si elle voit que l’âme a le désir de devenir toujours meilleure,
- elle se précipite et augmente sa Bonté.
Il n’y a pas de pensée, de battements de cœur ni de souffle
- que ma Volonté ne revête de son Fiat afin de faire grandir sa Sagesse, sa Beauté et le Cœur
- de son Amour éternel.
Mais ce n’est pas tout. Crois-tu que mon Vouloir
- puisse arrêter sa course vers la créature qui possède son Vouloir ? Il se sert en réalité de tout ce qu’Il peut.
Si le soleil brille sur elle, Il accourt pour lui donner plus de lumière.
Comme la créature est plus grande que le soleil,
Il lui donne les propriétés que contient la lumière Il les augmente même. Il lui donne
- sa Douceur divine, sa Fécondité, la diversité de ses parfums célestes,
- le goût de ses Saveurs divines,
- ses Qualités suprêmes comme ses plus belles variétés de couleurs. Et Il fait cela avec la Puissance de son Fiat
- pour que sa créature bien-aimée, plus qu’un soleil,
- ne soit que Lumière et Chaleur.
Si le vent souffle sur la créature, mon Vouloir accourt pour la revêtir de son Fiat Il augmente la Puissance de son amour, de ses gémissements divins afin de la faire gémir avec ses propres Soupirs et ses Gémissements pour que son Royaume vienne sur terre. Il l’embrasse, il la caresse et la serre contre Lui pour lui faire sentir
- combien Il l’aime et
- combien Il veut être aimé en retour.
Si elle boit de l’eau, Il accourt pour la revêtir de sa fraîcheur et des célestes rafraîchissements.
Si elle prend de la nourriture, Il la nourrit de sa Volonté pour que la Vie divine grandisse dans la créature. Il reconfirme toujours plus sa Présence en elle.
Bref, il n’est rien où mon Vouloir n’accoure et, oh ! quelle fête lorsqu’Il voit que la créature reçoit
- cette douce rencontre et
- le Bien que sans cesse Il veut lui donner.
Et si la créature se précipite elle aussi en toutes choses
- vers Celui qui accourt vers elle, mon Fiat est alors pris d’un Amour tel, que son interminable Mer
- monte,
- forme des vagues énormes, et
- se déverse dans la toute petite mer pour agrandir de façon merveilleuse et prodigieuse
- la capacité et la largeur de la petite mer de cette âme.
Ma fille, notre Divinité aime toujours et sans cesse. Elle donne sans jamais s’arrêter.
S’il n’en était pas ainsi, il y aurait une limite à notre Puissance et à notre Amour. Mais même Nous, Nous en sommes incapables parce que notre Être est infini.
Il court à la recherche de celle qui Nous aime et veut être aimé en retour. C’est pourquoi les limites n’existent pas. Il est possible que quelques ingrates ne veuillent pas Nous reconnaître.
Elles sont alors comme les aveugles qui bien que le soleil ne leur refuse pas sa lumière,
- elles ne la voient pas,
- elles ne la connaissent pas,
- mais elles ne peuvent cependant pas nier qu’elles ressentent sa chaleur.
Mais cela ne peut pas arriver à celle qui vit dans notre Vouloir. Car Lui-même la surveille et la maintient dans l’attente continuelle de nos rencontres, de nos courses mutuelles.
Si notre Amour, afin de la faire courir davantage,
- cache notre course alors que Nous courons toujours, oh ! comme notre pauvre fille est brisée d’angoisse,
- au point que Nous sommes bientôt contraints de lever immédiatement le voile qui Nous cache pour lui dire :
« Nous sommes ici, calme-toi. Ne crains pas. Nous n’abandonnerons jamais notre fille, la fille de notre Vouloir. »
Et pour la tranquilliser,
- Nous lui faisons ressentir notre Amour bien vivant et
- Nous lui accordons en abondance de plus grandes Grâces.