Mon pauvre esprit ne fait que plonger dans la Mer du Fiat suprême. Et s’il est vrai que je ressens en moi le Ciel du Vouloir divin,

  • il m’arrive souvent de perdre Jésus dans l’Immensité de ce Ciel.

Je ne Le trouve plus Et sa privation est le plus dur martyre de ma pauvre existence ici-bas.

Pour Le trouver Je dois devenir réduite à un état si misérable que je me sens proche de la mort. Et lorsqu’Il vient,

  • tantôt par un stratagème d’Amour,
  • tantôt avec une surprenante Vérité, je sens revenir ma vie au point d’en oublier les souffrances passées.

Ah ! Jésus, comme Tu fais bien toute chose. Et je pensais : Pourquoi Jésus ne m’amène-t-Il pas dans ses célestes régions ? Pourquoi me rend-Il la vie si dure ?

Il me semble

  • que je vois les Portes et
  • qu’Il ne me reste qu’un saut à faire pour entrer.

Mais alors une Force puissante me fait reculer. Et je retourne dans mon pauvre exil. Je pensais à cela.

Mon doux Jésus, toute bonté et compassion, me dit :

Ma bienheureuse fille, courage. Le courage détruit les plus solides places fortes.

Il peut vaincre les armées les mieux entraînées. Il affaiblit notre Puissance, ou plutôt il se l’approprie et conquiert ce que veut la créature.

Et Nous, voyant qu’elle n’a pas le moindre doute

  • d’obtenir ce qu’elle veut, car le doute diminue le courage,

Nous lui donnons plus que ce qu’elle demande.

Ma fille,

  • courage,
  • confiance et insistance,
  • amour dans notre Volonté, voilà les armes qui
  • Nous blessent,
  • Nous affaiblissent, et
  • permettent à la créature d’obtenir de Nous ce qu’elle veut.

Je veux te dire la raison pour laquelle Je te retiens sur cette terre.

Tu sais

  • que notre Volonté Divine est immense et
  • qu’il manque à la créature la capacité et l’espace pour être capable de L’embrasser tout entière.

Il lui est par conséquent nécessaire de la prendre par petites gorgées, que tu Lui donnes lorsque tu accomplis tes actes dans mon Vouloir.

Lorsque Je te manifeste une Vérité concernant mon Vouloir,

  • si tu pries,
  • si tu désires que mon règne arrive,
  • si tu souffres pour l’obtenir, ce sont toutes des petites gorgées qui
  • augmentent la capacité et
  • forment l’espace où placer les gorgées de mon Vouloir.

Et en faisant cela, tu enfermes

  • tantôt une génération,
  • tantôt une autre, qui doit posséder le Royaume du Fiat divin .

Tu dois savoir que les générations sont comme une famille <

  • où chacun a droit à l’héritage du Père,
  • dont les membres forment un corps unique dont Je suis la Tête.

Et lorsqu’un membre accomplit et possède un bien, les autres membres acquièrent le droit de faire est de posséder ce bien.

Tu n’as pas encore enfermé toutes ces générations

  • qui doivent posséder ma Volonté.

Et c’est pourquoi elles ont encore besoin

  • de la chaîne de tes actes,
  • de ton insistance et
  • de tes souffrances afin de pouvoir prendre d’autres gorgées pour former l’espace,
  • de leur donner le droit de vouloir posséder mon Royaume.

Dès que tu auras accompli le dernier acte nécessaire, Je t’amènerai immédiatement dans la céleste Patrie.

Ma fille, ma Divine Volonté englobe dans son Immensité toutes choses.

Il n’y a pas un être qui ne baigne en Elle. Par conséquent, tout ce que fait une créature devient le droit de toutes Et chacune peut répéter cet acte.

Tout au plus certaines peuvent-elles

  • ne pas vouloir le répéter et le posséder. Alors, Je ne veux pas reconnaître
  • qu’elle vit dans ma Volonté et
  • que sa vie est animée par le divin Fiat.

Ces créatures-là sont les aveugles qui,

  • éclairées par le soleil, ne voient pas sa lumière et
  • sont comme s’il faisait nuit.

Elles sont comme paralysées. Bien qu’elles aient l’usage de leurs membres pour faire le bien, elles se contentent de rester immobiles. Elles sont les muettes qui ne savent parler, volontairement aveugles, paralysées et muettes.

Mais pour toutes les autres,

  • comme ma Volonté est Vie et communication, tout ce que l’on fait dans ma Volonté est Vie.

C’est un Bien et un Droit pour toutes Chacune peut répéter cet acte

  • afin de former l’Œuvre de la Vie divine en elle.

Les premiers droits - pour faire que

  • le Royaume de mon Vouloir soit possédé par les générations humaines ont été donnés à Adam.

Car dans la première époque de sa vie,

  • ses actes étaient accomplis dans le divin Vouloir.

Et bien qu’il ait péché et perdu volontairement

  • la Vie agissante de ma Volonté en lui et
  • de la sienne en Nous, ses actes sont restés.

Parce que ce que l’on fait dans notre Vouloir ne sort jamais de Nous. Ce sont nos gains, nos victoires sur le vouloir humain. Ils sont à nous et Nous ne perdons jamais ce qui est à Nous.

C’est pourquoi la créature qui entre dans notre Volonté y trouve le premier Amour d’Adam, ses premiers Actes qui lui donnent le droit

  • de posséder notre Fiat et
  • de répéter les mêmes actes qu’il a accomplis.

Ses actes parlent encore. Son amour est encore fusionné dans le Nôtre Et il aime sans cesse avec notre Amour.

C’est pourquoi l’Œuvre dans le divin Vouloir

  • est éternelle et
  • reste à la disposition de toutes les créatures, de sorte que c’est par ingratitude qu’on ne la prend pas
  • pour s’en servir et recevoir la vie.

Ces droits de posséder la Vie de ma Volonté

  • ont été donnés par la Reine du Ciel.

Car elle fait aussi partie de l’humanité,

  • mais de façon plus grande et
  • avec plus de sacrifices. Parce qu’il lui en a coûté la Vie de son propre Fils-Dieu
  • pour donner la possession du Royaume de notre Fiat aux générations humaines.

Et comme il lui en a tellement coûté, c’est elle qui prie et implore le plus

  • pour que ses enfants entrent dans ce Royaume si saint.

Et puis il y a eu ma Descente du Ciel sur la terre où, en prenant Chair humaine,

  • chacun de mes Actes,
  • chaque Souffrance, Prière, Larme, Soupir, Œuvre et Pas, constituait un droit pour les générations humaines
  • de posséder le Royaume du Fiat.

Je peux dire que mon Humanité est à toi. Toutes celles qui veulent entrer dans le Royaume trouveront en Elle

  • la Porte,
  • les Droits et
  • le Vêtement royal pour y entrer.

Mon Humanité est le Vêtement

  • qui doit couvrir et habiller décemment toutes celles qui veulent posséder le Royaume.

Mon Amour est si grand que J’appelle les autres créatures afin qu’avec des grâces prodigieuses et le sacrifice de leur vie,

  • Je les fasse vivre dans mon Vouloir, qu’elles puissent constituer de nouveaux droits, en payant de leur vie
  • afin de donner la possession de mon Royaume à la famille humaine.

Par conséquent, garde toujours ta volonté dans la Mienne afin que tes actes puissent prendre leur envol dans la céleste Patrie.