(1)Je faisais ma ronde dans le divin Vouloir. Je m’arrêtai dans tout ce que ma céleste Maman avait fait dans la Divine Volonté.
Le divin Fiat se dédoublait, se multipliait
- pour former un enchantement de Beauté, de Grâce et d’ Œuvres qui ne laissaient pas seulement le Ciel et la terre stupéfaits,
- mais Dieu Lui-même. Il se voyait renfermé dans la Reine souveraine et
- œuvrer divinement en elle comme en Lui-même.
Oh ! comme j’aurais aimé pouvoir donner moi-même à mon Dieu
- toute la gloire que la Dame souveraine Lui donnait par tous ses actes que la volonté humaine avait accomplis
- dans le sanctuaire,
- dans le secret,
- sous les voiles de la Dame Immaculée.
Je pensais cela lorsque mon très grand bien, Jésus, me surprit par une brève visite. Il me dit :
(2) Ma petite fille de mon divin Vouloir. il n’y a pas de notre part de prodige, de bonté, d’amour ou de magnanimité comparables à notre descente dans les profondeurs de la volonté humaine
- pour y travailler en Dieu que Nous sommes, comme si Nous travaillions en Nous-mêmes.
C’est pourquoi notre infinie Sagesse, dans un excès d’Amour envers la créature, lui a donné son petit libre arbitre.
En lui donnant ce libre arbitre, Nous Nous sommes mis à sa disposition, si elle veut
- que Nous descendions dans sa petitesse et sa bassesse et
- que notre Volonté fasse en elle ce qu’elle peut faire dans notre Être suprême.
Ce don du libre arbitre à la créature a été
- le plus grand Prodige, un Amour sans égal.
Nous Nous sommes assujettis à elle
- comme si nous voulions dépendre de la créature pour le Bien et l’ Œuvre que Nous voulions accomplir en elle.
C’est une marque d’Amour insurpassable
- que de laisser à cette volonté son libre arbitre pour que la créature puisse Nous dire :
« Vous êtes venus dans ma maison et je dois venir dans la Vôtre. C’est pourquoi Vous faites ce que Vous voulez en moi, et Vous me laissez faire ce que je veux en Vous. » Tel est l’accord que Nous avons conclu entre la créature et Nous. En lui donnant le libre arbitre, la créature pouvait Nous dire qu’elle Nous donnait quelque chose qu’elle avait en son pouvoir.
N’est-ce pas là une magnanimité, un Amour
- qui surpassent tout et
- que seul notre Être suprême pouvait et voulait accorder ? Mais ce n’est pas tout.
Notre Amour contemplait avec plaisir ce libre arbitre de la créature. Il forma de nombreux centres où se dédoubler Lui-même
- pour y former des Royaumes où Nous manifester dans nos Œuvres divines,
- les multipliant à l’infini, sans restriction et sans limites, œuvrant divinement dans ces centres comme si Nous étions en Nous-mêmes.
Plus encore, c’est dans les petites volontés humaines que notre Amour se manifestait le plus. Sa Puissance y était plus grande parce qu’il est plus difficile de restreindre notre Immensité dans le petit cercle des volontés humaines.
C’est presque mettre une limite à notre Puissance que
- de Nous abaisser dans les profondeurs du vouloir humain et
- de Nous sentir dans la créature parce que Nous voulions qu’elle travaille avec Nous, comme si elle s’adaptait à Nous, et Nous devions Nous adapter à elle.
Notre Amour est si grand qu’Il s’adaptait également à ses manières humaines. Cela Nous donnait plus à faire. Notre amour aime jusqu’à l’excès cette volonté humaine qui Lui permet de régner librement.
Par contre, lorsque Nous travaillons en dehors du cercle humain, qui sait ce que Nous pouvons faire !
Nous avons
- une Immensité qui peut parvenir à toute chose,
- un Pouvoir sans limites qui peut tout
Comme Nous sommes capables de tout, Nous ne travaillons pas en faisant les Œuvres les plus grandes. Il suffit que Nous le voulions et en un instant Nous faisons tout.
Mais lorsque Nous voulons travailler dans la créature,
- presque comme si Nous avions besoin d’elle, Nous devons la séduire, Nous devons lui dire tout le Bien que Nous voulons pour elle et
- ce que Nous voulons faire.
Nous ne voulons pas une volonté forcée. Par conséquent, Nous voulons qu’elle le sache et nous ouvre spontanément les portes,
- en se sentant honorée de notre Travail dans sa volonté.
C’est dans ces conditions que notre Amour Nous a placés dans la création de l’homme. Il l’aimait tellement qu’Il en arriva à lui donner le libre arbitre pour qu’il puisse dire : « Je peux donner à mon Créateur. »
C’est pourquoi la Gloire et le Bonheur que la créature Me donne lorsqu’elle Me laisse travailler dans sa volonté sont si grands que personne ne peut le comprendre.
C’est notre propre Gloire et notre Honneur qu’elle Nous donne. Notre vie court dans tous ses actes. Et notre Amour peut dire : « Je donne Dieu à Dieu. »
C’est le point le plus élevé que la créature puisse atteindre. C’est l’Amour le plus excessif où peut en arriver un Dieu.
Oh ! si les créatures pouvaient comprendre l’Amour,
- le grand Don que Nous leur faisions en leur donnant une volonté libre.
Ce Don les élevait au-dessus du ciel, du soleil, de l’univers entier. Je peux faire avec eux tout ce que Je veux sans rien demander à eux.
Mais avec la créature, Je M’abaisse, Je lui demande avec Amour une petite place dans sa volonté pour y travailler et y faire quelque bien. Mais hélas ! beaucoup Me le refusent et rendent ma Volonté inopérante dans la volonté humaine. Ma peine est infinie devant une telle ingratitude.
Or, lequel admirerais-tu le plus entre
- un roi qui travaille dans un palais où il règne et commande à tout le monde, fait du bien à tous, un palais où tous font ce que veut ce roi,
- ou bien alors un roi qui descend dans les profondeurs d’un taudis et fait ce qu’il ferait dans son palais ?
N’est-il pas plus admirable, n’est-ce pas un plus grand sacrifice, une plus grande intensité d’amour
- de travailler comme roi dans un petit taudis que dans un palais ? Dans le palais, toutes les choses se prêtent à le laisser travailler comme roi. Par contre, dans le taudis, le roi doit s’adapter et s’efforcer de faire tout ce qu’il ferait dans son palais. C’est là où Nous en sommes.
Travailler dans le palais de notre Divinité, faire de grandes choses,
- cela est dans notre nature. Mais faire ces choses dans le taudis du vouloir humain,
- cela tient de l’incroyable. C’est l’excès de notre très grand Amour.