(1)Je faisais ma ronde dans les actes de la Divine Volonté et mon doux Jésus faisait pleuvoir sur moi une pluie d’Actes d’Amour. Pendant que le soleil tournait dans le ciel, dans le vent et dans toutes les autres choses créées, une pluie d’Actes d’Amour tombait sur moi.

Être aimée par Dieu est le plus grand des Bonheurs. C’est la plus belle gloire qui puisse être au Ciel et sur la terre Et je ressentais également l’extrême besoin de L’aimer.

Oh ! comme je voudrais être Jésus Lui-même pour faire pleuvoir sur Lui ma pluie d’amour. Mais hélas, je sentais la grande distance. Car les Œuvres en lui sont réelles alors que dans ma petitesse,

  • je devais utiliser ses Œuvres pour Lui dire que je L’aimais

De sorte que mon amour en était réduit à un désir. J’étais malheureuse parce que je ne L’aimais pas comme Lui pouvait m’aimer. Je pensais cela. Alors Jésus, mon très grand bien, avec un Amour et une Bonté indescriptibles, me dit :

(2) Ma bienheureuse fille, ne sois pas malheureuse. Ne sais-tu pas que J’ai le pouvoir

  • de compenser pour toute chose et
  • de Me faire aimer par l’amour de la créature ? Lorsqu’il est question d’amour, Je ne rends jamais la créature malheureuse. Parce que l’Amour est une de mes passions.

Mais sais-tu ce que Je fais pour rendre heureuse celle qui M’aime ? Je Me dédouble pour prendre place en chaque chose créée.

  • Et Je fais pleuvoir l’Amour. Puis Je prends place dans la créature.
  • Je lui donne la vertu de faire pleuvoir son amour sur Moi. Je fais sien l’Amour que Je lui donne

C’est avec Justice qu’elle peut Me Le donner comme si c’était le sien. J’ai la satisfaction qu’elle M’aime comme Je l’ai aimée. Bien que Je sache que cet Amour est le Mien, cela M’importe peu. Car Je ne suis pas avare. Mais ce qui M’importe est

  • que la créature veut M’aimer comme Je l’aime et
  • qu’elle voudrait pouvoir faire pour Moi ce que J’ai fait pour elle.

Cela Me suffit et Je suis heureux de pouvoir lui dire : « Tu M’as aimé comme Je t’ai aimée. De plus, tu dois savoir

  • que J’ai créé un univers tout entier pour en faire don à la créature et
  • que Je suis resté en chaque chose créée pour faire tomber sur elle une pluie d’Amour.

Si la créature reconnaît dans ce Don

  • le grand Amour que son Créateur a pour elle, alors le Don lui appartient, la pluie de notre Amour est pour elle.

C’est pourquoi lorsqu’elle Nous les redonne avec tout son Amour, Nous nous sentons aimés de la même manière et Nous lui faisons à nouveau ce Don

  • pour qu’il y ait entre Nous un continuel échange d’Amour. Si tu pouvais savoir

  • à quel point Je suis heureux et combien mon Amour est touché en sentant que tu répètes

  • que tu M’aimes,

  • que tu M’aimes en chaque chose créée,

  • que tu M’aimes dans ma Conception, dans ma Naissance, en chacune de mes Larmes de mon Enfance.

Je ressens la Vie de ton amour

  • en chaque Souffrance,
  • en chaque goutte de Sang,

Afin de te le rendre,

  • en chaque chose que J’ai faite dans ma Vie ici-bas, Je forme une pluie d’Amour pour toi.

Oh ! si tu pouvais voir combien d’Amour Je déverse sur toi. Il y en a tant que dans l’enthousiasme de mon Amour

  • Je l’embrasse en toi. Je suis tellement heureux de voir
  • que tu sens mes embrassements et mes baisers.

J’attends les tiens afin d’être payé de retour pour un tel Amour.

(3) Je poursuivis mon abandon dans le Vouloir suprême Parcourant l’étendue du ciel qui sert

  • de plancher et de tabouret à la céleste Patrie, et
  • de voûte aux voyageurs d’ici-bas, cette voûte azurée me semblait jouer un double office.

Elle servait

  • de plancher somptueux à ceux qui l’habitaient et
  • de voûte royale aux voyageurs d’ici-bas, unissant les uns et les autres afin que ce ciel
  • puisse être la Volonté et l’Amour de tous.

C’est pourquoi, me prosternant avec le Ciel, j’appelais

  • ceux d’en haut et ceux de la terre pour adorer mon Créateur en nous prosternant tous ensemble,
  • pour que ce soit l’adoration, l’amour et la Volonté de tous.

Je faisais cela. Alors mon doux Jésus ajouta : (4) Ma fille, le premier devoir de la créature est d’adorer Celui qui l’a créée Et le premier acte qui représente la Sainteté est le devoir.

Le devoir appelle l’ordre. Et l’ordre fait naître la plus belle des harmonies entre le Créateur et la créature :

  • harmonie de Volonté,
  • harmonie d’Amour, d’Attitude et d’Imitation.

Le devoir est l’essence de la Sainteté

Toutes les choses créées possèdent en leur nature l’empreinte

  • de l’Adoration véritable Ainsi la créature qui s’unit aux choses créées peut rendre la plus parfaite adoration à Celui qui l’a créée.

Chaque chose créée envoie une profonde adoration à Celui qui l’a créée. La créature unie aux choses créées, en vertu de notre Vouloir,

  • les met toutes en adoration, Ainsi elle rend à Dieu le devoir de chacune. S’élevant au-dessus de toutes, elle Nous les apporte.

Et elle vient

  • palpiter dans notre battement de Cœur et
  • respirer dans notre Souffle. Oh ! Combien sont douces et agréables
  • cette respiration et ces pulsations dans les Nôtres.

Du coup, pour les lui rendre, Nous palpitons dans son cœur et respirons dans sa respiration en tant que

  • Vie, étendue et
  • croissance de notre Être Suprême en elle.

Et voilà que le devoir d’adoration fait naître

  • le premier devoir de l’acte de la créature, donner Vie à son Créateur dans sa propre âme.

Elle lui accorde le Règne, la liberté

  • de se former Lui-même,
  • de palpiter et
  • de respirer,
  • de la remplir d’Amour afin de pouvoir dire avec des faits :

« Cette créature est porteuse de son Créateur Elle Me laisse faire ce que Je veux. Cela est si vrai que Je possède son battement de cœur.

Tout ce qui est à elle est à Moi et tout ce qui est à Moi est à elle. J’occupe le poste d’Amour en elle et elle occupe le poste d’honneur en Moi. Si bien que le Ciel et la terre se donnent le baiser de paix et d’union permanente. »