(1)Je suis sous les plus hautes vagues du divin Fiat qui me fait voir et toucher de la main que les choses et tous les actes divins
- ont leur origine dans le divin Vouloir et
- sont tous porteurs d’une Volonté si sainte.
De sorte que le dessein premier de Dieu,
- autant dans la Création que dans la Rédemption, n’était rien d’autre que de former la Vie palpitante de la Divine Volonté
- en chaque créature et en toutes choses.
Il voulait
- son Poste royal et
- la transfusion de toutes choses et de chaque acte dans sa Volonté.
Cela avec Justice et Raison. Car étant l’Auteur de toute chose et de toute créature,
- comment s’étonner qu’Il veuille sa juste Place en tout ? Je suivais la Divine Volonté dans ses Actes. J’arrivai à la Rédemption. Mon Jésus me dit en soupirant :
(2) Ma fille, le but premier de la Rédemption, dans notre esprit, était de faire revivre le Royaume de la Divine Volonté dans la créature.
C’était l’Acte le plus beau et le plus noble que notre Volonté avait placé en elle. C’est en vertu de cet Acte que nous aimions follement la créature. Elle avait ce qui venait de Nous. Nous Nous aimions Nous-mêmes en elle. Par conséquent notre Amour était parfait, entier et incessant.
C’était comme si Nous ne pouvions pas Nous défaire d’elle. Nous sentions cette Volonté à l’intérieur de la créature
- qui Nous imposait de l’aimer
Si Je suis descendu du Ciel, c’est sous l’Empire et la Puissance de mon Fiat qui M’appelait en réclamant ses droits
- de faire revivre et de mettre en sûreté son Acte noble et divin, et
- de restaurer son Royaume dans les créatures.
Il n’y aurait pas eu d’ordre et Nous aurions agi contre notre Nature
-
si, en descendant du Ciel, J’avais mis les créatures en sûreté et que notre Volonté
-
qui est divine et qui est le plus bel Acte que nous ayons placé en elles,
-
commencement, origine et fin de toutes choses - n’avait pas été mise en sûreté,
-
et si son Royaume n’avait pas été restauré dans les créatures.
Qui ne pense à se sauver d’abord soi-même avant de sauver les autres ? Personne.
Et ne pas pouvoir se sauver soi-même est le signe que l’on ne possède
- ni la vertu ,
- ni le pouvoir de sauver les autres.
En restaurant le Royaume de ma Volonté dans la créature, J’ai accompli l’Acte le plus grand, un Acte que Dieu seul peut opérer,
- c’est-à-dire celui de mettre en sûreté ma Vie Elle-même dans la créature.
Et en Me sauvant Moi-même, J’ai mis en sûreté toutes les créatures. Elles n’étaient plus en danger parce qu’elles avaient en leur pouvoir une Vie divine.
- en qui elles trouvaient tous les Biens dont elles avaient besoin.
C’est pourquoi ma Rédemption, ma Vie, mes Souffrances et ma Mort serviront
- à disposer les créatures envers ce Bien, et
- à préparer au grand prodige du Royaume de ma Volonté dans les générations humaines.
Et si elles ne voient pas encore les Fruits et la Vie de ma Volonté,
- cela ne veut rien dire. Parce qu’il y a dans mon Humanité la Semence et la Vie de mon Fiat.
Cette Semence possède la Vertu
- de former la longue génération de tant d’autres semences dans les cœurs afin de régénérer en eux
- le renouveau de la Vie de ma Volonté dans les créatures.
Il n’y a par conséquent pas un Acte accompli par notre Être suprême
- qui ne sorte de notre Volonté.
Son Amour est tel qu’Il se fait Vie dans nos Actes. Comme Il est Vie, Il exige ses droits de se développer. Aussi, comment pourrais-Je venir pour racheter
- si Je ne restaurais pas ces droits dans ma Volonté ?
Ces droits ont été restaurés
- dans ma céleste Mère et dans mon Humanité. C’est alors que J’ai pu venir restaurer.
Autrement, Je n’aurais trouvé ni le chemin ni le lieu où descendre. Et mon Humanité s’était engagée envers l’Être suprême, par ses Souffrances,
- à Le rétablir dans ses droits,
- à Le faire régner dans le temps et dans la famille humaine.
Par conséquent, prie et unie à Moi. N’épargne pas le sacrifice de ta vie
- pour une Cause si sainte et si divine, et
- pour un Amour si héroïque et si grand envers toutes les créatures.
(3) Ce que je venais d’écrire m’inquiétait et je me disais : Comment se peut-il que lorsqu’Il dit que son but premier pour sa Venue sur terre était d’établir le Royaume de la Divine Volonté
- alors que les fruits de la Rédemption sont abondants,
- mais qu’on n’en voit presque aucun du Règne de son Fiat ?
Jésus ajouta :
(3) Ma fille, il serait absurde et contraire à l’Ordre divin de ne pas donner la primauté à notre Volonté comme Nous l’avons fait.
Le Royaume de la Divine Volonté a commencé
- d’abord dans ma céleste Mère
- puis dans mon Humanité qui possédait la plénitude de la Volonté suprême.
Je représentais avec la Reine du Ciel la famille humaine tout entière. En vertu de ce Royaume que Nous possédions
- afin de réunir tous les membres éparpillés, la Rédemption pouvait venir.
C’est véritablement de l’intérieur du Royaume de ma Volonté que la Rédemption est sortie.
Si ma Mère et Moi n’avions pas possédé ma Volonté, son Royaume serait resté un rêve dans notre Esprit divin.
Comme Je suis la Tête, le Roi et le Sauveur véritable de l’humanité,
- les membres de cette humanité ont droit à ce qui se trouve dans la Tête, et
- les enfants ont le droit d’hériter des biens de leur Mère. C’est pourquoi la Rédemption est venue.
La Tête veut guérir les membres et se les attacher par le moyen des souffrances et de la mort afin de jouir en eux des Vertus de la Tête. La Mère veut réunir ses enfants pour se faire connaître afin de les constituer héritiers de ce qu’Elle possède.
Il fallait le temps pour que du Royaume de ma Volonté
- sorte la Rédemption comme son premier acte. La Rédemption sera un puissant moyen
- de communiquer aux membres le Royaume que possède la Tête.
Et Moi
- qui insiste tellement pour que les créatures commencent par ma Volonté,
- Moi qui possède la Vie de cette Volonté et
- qui devait descendre du Ciel sur la terre et payer un tel prix, Je ne devrais pas donner la primauté à ma Volonté ?
Oh ! ma fille, cela signifie alors que l’on ne sait pas vraiment
-
qu’un Acte de ma Volonté a plus de valeur que toutes les actes des créatures ensemble et
-
qu’il est bien certain que la Rédemption avait la Vie de ma Volonté, tandis que la Rédemption
-
ne possédait pas la vertu de donner la Vie à ma Volonté.
Mon Fiat est éternel. Il n’avait de commencement ni dans l’éternité ni dans le temps. Tandis que la Rédemption avait son origine dans le temps.
Ma Volonté n’a pas de commencement. Et Elle seule peut donner la Vie à toutes choses. Elle possédait par sa nature la primauté sur toutes choses.
Et il n’est rien que Nous fassions
- sans que règne et prédomine notre Volonté.
Mais tu dis que l’on peut voir les fruits de la Rédemption alors que ceux du Royaume de la Divine Volonté ne sont pas encore visibles.
Cela signifie que l’on ne comprend pas nos manières divines d’agir. Car nous faisons d’abord les petites choses avant
- de donner place à nos grandes œuvres et
- de réaliser notre principal dessein.
Écoute-Moi, ma fille, car dans la Création notre dessein premier était l’homme.
Mais au lieu de commencer par créer l’homme, Nous avons créé le ciel, le soleil, la mer, la terre, la mer et les vents comme habitation où
- placer cet homme et
- lui faire trouver tout ce dont il avait besoin pour vivre.
Dans la création de l’homme lui-même, Nous avons commencé par faire le corps avant de lui infuser l’âme,
- plus précieuse,
- plus noble, et
- qui a plus de valeur que le corps.
Il est souvent nécessaire de faire en premier les petites choses afin de préparer une place digne pour nos Œuvres sublimes.
Pourquoi s’étonner, par conséquent, qu’en descendant du Ciel sur la terre, notre dessein premier dans notre Esprit était de constituer le Royaume de notre Volonté dans la famille humaine ?
D’autant plus que la première offense de l’homme était dirigée contre notre Volonté.
C’est donc avec Justice que notre premier objectif devait être
- de réparer la partie offensée de notre Volonté,
- de Lui restituer sa place royale.
C’est après qu’est venue la Rédemption
- de façon surabondante et
- avec des excès d’Amour propres à étonner le Ciel et la terre.
Mais pourquoi en premier ? Parce qu’elle devait servir à préparer convenablement et somptueusement,
- par le moyen de mes Souffrances et de ma Mort, un royaume, une armée, une habitation
- comme cortège où faire régner ma Volonté.
Pour guérir l’homme, il fallait mes Souffrances Pour lui donner la vie, il fallait ma Mort. Et pourtant,
- une seule de mes Larmes,
- un seul de mes Soupirs,
- une seule goutte de mon Sang aurait suffi à sauver tout le monde.
Car tout ce que Je faisais était animé par ma suprême Volonté. Je peux dire que c’était Elle qui dans mon Humanité courait
- dans tous mes Actes,
- dans mes Souffrances les plus atroces, afin de chercher l’homme pour le mettre en sécurité.
Comment pourrait-on nier la finalité primordiale à un Vouloir si saint, si puissant qu’Il embrasse toutes choses
- dans lesquelles il n’y a ni vie ni bien sans cette Volonté ? Cette pensée même est absurde.
Je veux donc que tu reconnaisses ma Volonté en toute chose en tant qu’Acte primordial. Tu te placeras ainsi dans notre Ordre divin
- où rien n’existe qui ne donne la suprématie à notre Volonté.