(1)Je suis toujours dans le cher patrimoine du Fiat. Je sens son doux empire qui m’absorbe et m’investit au point que je n’ai plus le temps de m’attrister de la privation de mon bien-aimé Jésus qui est pour moi, hélas, si douloureuse.

Ses Actes continuels, multiples et infinis s’imposent sur moi

  • pour me rendre présente et participante au Bien qu’ils contiennent,
  • pour me dire combien Il m’aime et me demander si je L’aime.

Mon esprit était perdu et ravi en voyant qu’Il voulait toujours

  • me donner de Lui-même et
  • me rendre présente à ses Actes. Quelle Bonté ! Quel Amour ! Et mon souverain Jésus me surprit en disant :

(2)Ma petite fille de ma Volonté, ton Jésus a la mission de manifester les secrets de ma Divine Volonté.

Son Amour est tel

  • qu’Il ne sait être et
  • qu’Il ne peut être sans Se donner Lui-même, de façon continuelle, à la créature.

Tu dois savoir que lorsque ma Volonté accomplit un Acte,

  • Elle appelle dans cet acte toutes les créatures, et
  • Elle se donne tout entière afin de donner à chacune le bien que cet Acte possède.

De sorte que toutes les créatures

  • sont contenues dans son Acte et
  • reçoivent le Bien de cet Héritage divin.

Avec cette différence que celle qui est volontairement et par amour dans notre Volonté conserve la possession de ce Bien.

Le bien de la créature qui n’est pas dans notre Volonté

  • ne reste pas perdu,

  • mais attend son héritière, celle qui décidera d’avoir la Vie dans notre Volonté

  • qui lui en donnera la possession.

Et avec une libéralité toute divine, Nous donnons à la créature qui n’est pas dans notre Volonté les intérêts de ce Bien,

  • c’est-à-dire les effets, afin qu’elle ne meure pas de faim des biens de son Créateur.

Notre Volonté possède par nature la Vertu universelle. Par conséquent, en chacun de ses actes,

  • Elle embrasse toutes les créatures,
  • Elle les appelle toutes et
  • Elle offre à chacune d’elles ses Biens divins.

Le soleil est l’image et le symbole de notre Divine Volonté. Créé par mon Fiat avec sa vertu universelle, il offre sa lumière à toutes les créatures sans la refuser à personne.

Et si on ne voulait pas prendre le bien de sa lumière, le soleil ne détruirait pas cette lumière. Il ne le peut d’ailleurs pas. Il attend que l’on décide de prendre le bien de la lumière et il se donne immédiatement,

  • même à celles qui ne décident pas directement d’en prendre le bien.

À certaines choses Il donne la fécondité et la maturation,

  • à d’autres le développement et la douceur. Il n’existe pas de choses créées auxquelles le soleil ne donne de lui-même.

De sorte que la créature, en se servant des plantes pour se nourrir,

  • prend les effets et les intérêts que donne la lumière et que volontairement, elle ne prend pas.

Ma Volonté

  • fait plus encore que le soleil dans tous ses Actes et
  • offre à toutes les créatures ses Biens divins.

(3) Celle qui vit dans notre Volonté en a la propriété. Et elle possède le bien que ma Volonté lui a donné en chacun de ses actes. Elle sent en elle-même la nature du Bien puisque le Bien est en son pouvoir. La Bonté, la Patience, l’Amour, la Lumière, l’héroïsme du sacrifice,

  • tout est à sa disposition.

Si elle en a l’occasion, elle les pratique sans effort.

Sinon elle les conserve toujours, telles de nobles princesses qui forment l’honneur et la gloire de la propriété que ma Volonté lui a donnée. Il en est comme pour l’œil de la créature qui possède la vue.

S’il est nécessaire de regarder et d’aider avec la vue qu’il possède, elle le fait. Si ce n’est pas nécessaire, elle ne perd pas la vue et conserve son œil qui forme son honneur et sa gloire.

Posséder ma Volonté et ne pas en posséder les Vertus est presque impossible. Ce serait comme

  • un soleil sans chaleur,
  • une nourriture sans substance,
  • une vie sans battements de cœur.

Par conséquent, celle qui possède ma Volonté a tout en sa possession,

  • comme dons et propriété que ma Divine Volonté lui apporte.