(1) Mon pauvre esprit continue à traverser la mer infinie du Fiat. Et il n’en finit jamais de marcher. Dans cette mer, l’âme sent son Dieu la remplir à ras bord de son Être divin.

Ainsi elle peut dire : « Dieu m’a tout donné de Lui-même. Et s’il n’a pas mis en moi son Immensité, c’est parce que je suis trop petite. »

Dans cette mer, j’ai trouvé en acte

  • l’ordre,
  • l’harmonie,
  • les mystères obscurs de la façon dont Dieu a créé l’homme, et
  • des prodiges inouïs.

L’amour est exubérant, la Maîtrise est insurpassable, et le Mystère est si grand que

  • l’homme lui-même
  • ni les sciences ne peuvent répéter avec clarté la formation de l’homme.

C’est pourquoi je continuai à être surprise

  • par la magnificence et les prérogatives que possède la nature humaine. Mon bien-aimé Jésus, me voyant si surprise, me dit :

(2) Ma bienheureuse fille, ton étonnement va cesser lorsqu’en regardant bien cette Mer de ma Volonté, tu verras où, par qui, comment et quand chaque créature a été entièrement formée.

 ? Dans le Sein éternel de Dieu.

Par qui ? Par Dieu Lui-même qui leur a donné l’origine.

Comment ? L’Être suprême Lui-même a formé

  • la série de ses pensées,
  • le nombre de ses paroles,
  • l’ordre de ses œuvres,
  • le mouvement de ses pas et
  • les palpitations de son cœur.

Dieu a donné

  • cette beauté,
  • cet ordre et
  • cette harmonie afin de pouvoir se retrouver Lui-même dans la créature
  • avec une plénitude telle qu’elle ne trouverait pas de place où mettre quelque chose d’elle-même
  • qui n’aurait pas été placé là par Dieu.

Nous étions ravis en la regardant, de voir que dans le petit cercle humain

  • notre Puissance avait inclus notre Œuvre divine.

Dans notre excès d’Amour, Nous lui avons dit : « Comme tu es belle ! Tu es notre Œuvre.

Tu seras

  • notre Gloire,
  • le sommet de notre Amour,
  • le reflet de notre Sagesse,
  • l’écho de notre Puissance,
  • le porteur de notre Amour éternel. »

Et Nous aimions la créature d’un Amour éternel, sans commencement ni fin.

Et quand cette créature a-t-elle été formée en Nous ? Ab aeterno.

Par conséquent, si elle n’existait pas dans le temps,

  • elle a toujours existé dans l’éternité. Elle avait en Nous son poste, sa Vie palpitante, l’Amour de son Créateur.

De sorte que la créature a toujours été pour Nous

  • notre idéal,
  • le petit espace où développer notre Œuvre créatrice,
  • le petit sommet de notre Vie,
  • l’exutoire de notre Amour éternel.

C’est pourquoi il y a tant de choses que les humains ne comprennent pas.

Ils ne peuvent pas les expliquer parce que c’est l’ Œuvre de la divine Incompréhensibilité.

Ce sont

  • nos obscurs Mystères célestes,
  • nos Fibres divines dont nous seuls connaissons les mystérieux secrets,
  • les clefs que Nous devons toucher lorsque Nous voulons faire des choses nouvelles et inhabituelles dans les créatures.

Et comme elles ne connaissent pas nos Secrets, elles ne peuvent pas comprendre non plus les voies compréhensibles

  • que Nous avons placées dans la nature humaine.

Elles arrivent à en juger à leur manière Mais elles ne peuvent pas trouver la raison

  • de ce que Nous faisons dans la créature qui est obligée de s’incliner devant ce qu’elle ne comprend pas.

(3 ) La créature qui ne fait pas notre Volonté met en désordre tous nos Actes, ordonnés ab aeterno dans la créature.

Par conséquent, elle se défigure elle-même et crée le vide de nos Actes divins,

  • formés et ordonnés par Nous dans la créature humaine.

Nous Nous aimions en elle,

  • dans la série de nos Actes formés par pur Amour et placés dans le temps. Nous voulions que la créature participe à ce que Nous avions fait Mais pour cela, la créature avait besoin de notre Volonté.

Elle lui donnait la Vertu divine de faire dans le temps ce qui avait été fait par Nous et sans elle dans l’Eternité.

Il n’est pas étonnant que si l’Être divin avait formé la créature dans l’Eternité, ce même divin Vouloir le confirmait et le répétait dans le temps. C’est-à-dire qu’Il continuait son Œuvre créatrice dans la créature.

Mais sans ma Divine Volonté, comment la créature peut-elle

  • s’élever, se conformer, s’unir,
  • ressembler à ces Actes que Nous avions avec tant d’Amour formés et ordonnés en elle ?

C’est pourquoi la volonté humaine ne fait que

  • déranger nos plus belles Œuvres,

  • briser notre Amour,

  • sortir des Œuvres. Mais elles demeurent en Nous parce que Nous ne perdons rien de ce que Nous avons fait.

Tout le mal demeure avec la pauvre créature Parce qu’elle ressent l’abîme du Vide divin,

  • ses œuvres sont sans force et sans lumière,
  • ses pas sont hésitants,
  • son esprit confus.

De sorte que sans ma Volonté, la créature est comme

  • une nourriture sans substance,
  • un être paralysé,
  • un sol sans culture,
  • un arbre sans fruits,
  • une fleur qui dégage une mauvaise odeur. Oh ! si notre Divinité pouvait être sujette aux larmes, Nous regretterions amèrement celle qui ne se laisse pas dominer par notre Volonté.