(1) Je suis toujours la petite ignorante de l’Être suprême. Lorsque la Divine Volonté me plonge dans ses mers,

  • je peux à peine lire les voyelles. Et je suis si petite que je peux à peine avaler quelques gouttes
  • de tout ce que possède le Créateur.

C’est pourquoi en tournant dans les Œuvres du divin Fiat, je restais en Éden où je voyais la création de l’homme

Je me disais : « quelle a pu être la première parole qu’Adam a prononcée lorsque Dieu l’a créé ? »

Mon très grand bien Jésus me rendit une brève visite. Toute bonté, comme si Lui-même voulait me le dire, Il m’expliqua :

(2) Ma fille, J’ai moi aussi le désir de te dire quel fut le premier mot prononcé par les lèvres de la première créature créée par Nous.

Tu dois savoir que dès qu’Adam ressentit la Vie, le Mouvement et la Raison,

  • il vit son Dieu devant lui et il comprit que c’est Lui qui l’avait formé. Il ressentait en lui-même, dans toute leur fraîcheur et avec reconnaissance,
  • les impressions, le toucher de ses Mains créatrices Et dans un élan d’amour, il prononça ses premières paroles : « Je T’aime mon Dieu, mon Père, auteur de ma vie. » Et ce n’était pas seulement sa parole, mais
  • la respiration,
  • le battement de cœur,
  • les gouttes de son sang qui couraient dans ses veines,
  • le mouvement de tout son être qui disaient en chœur : « Je T’aime, je T’aime, je T’aime. »

De sorte que

  • la première leçon qu’il apprit de son Créateur,
  • la première parole qu’il apprit à dire,
  • la première pensée qui prit vie dans son esprit,
  • le premier battement qui se forma dans son cœur, ce fut « Je T’aime, je T’aime ». Il se sentait aimé, et il aimait. Je pourrais dire que son « Je T’aime » n’avait pas de fin.

Il ne s’est interrompu que lorsqu’il eut le malheur de tomber dans le péché. Notre divinité était touchée

  • d’entendre « Je T’aime, je T’aime » des lèvres de l’homme. Car c’étaient les paroles que nous avions créées dans l’organe de sa voix,
  • qui nous disaient « Je T’aime » Et c’était notre Amour que Nous avions créé dans la créature qui Nous disait : « Je T’aime ».

Comment ne pas être touché ? Comment ne pas le payer en retour d’un Amour plus grand, plus fort, digne de notre magnificence, en l’entendant dire « je T’aime ».

Ainsi Nous lui répétions « Je t’aime ». Mais dans notre « Je t’aime », Nous faisons couler la Vie et l’œuvre de notre Divine Volonté.

De sorte que Nous placions dans l’homme,

  • comme dans un de nos temples, notre Volonté
  • qui se trouvait ainsi enfermée dans le cercle humain, tout en restant en Nous afin que l’homme puisse accomplir de grandes choses et notre Volonté soit
  • la pensée,
  • la parole,
  • le battement de cœur,
  • le pas et l’œuvre de l’homme.

Notre Amour ne pouvait rien donner de plus saint, de plus beau, de plus puissant que notre Volonté opérant dans l’homme,

  • qui seule pouvait former la Vie du Créateur dans la créature.

Et, oh ! combien il Nous était agréable de voir notre Volonté occuper son poste d’actrice, et la volonté humaine, éblouie par sa Lumière,

  • jouir de son Paradis et
  • Lui donner pleine liberté de faire ce qu’Elle voulait, Lui accordant
  • la suprématie en toutes choses et
  • le poste d’honneur qui convient à un Vouloir si saint.

Tu vois par conséquent que le commencement de la vie d’Adam fut : un Acte rempli d’Amour envers Dieu, de tout son être.

Sublime leçon-ce commencement de l’Amour

  • qui devait courir dans toute l’œuvre de la créature. La première leçon qu’elle reçut de notre Être suprême, dans l’échange de son « je T’aime », a été :

Il aimait répondre tendrement à son « je T’aime ». Il lui donnait en même temps la première leçon de notre Divine Volonté qui

  • lui communiquait sa Vie et
  • lui infusait la Science de ce que signifie notre divin Fiat.

A chaque « Je T’aime », notre Amour préparait des leçons toujours plus belles de notre Vouloir. Il en était ravi et Nous faisions nos délices de converser avec lui. Nous faisions couler sur lui des rivières d’Amour et de Joies éternelles. Ainsi la vie humaine devenait renfermée par Nous

  • dans l’Amour et dans notre Volonté.

Par conséquent, ma fille, il n’est pas pour nous de plus grande souffrance que de voir

  • notre Amour ainsi brisé dans la créature et
  • notre Volonté entravée, étouffée, sans Vie et sujette à la volonté humaine.

Aussi, sois attentive et

  • commence toute chose dans l’Amour et dans ma Divine Volonté.