(1) Mon abandon dans le divin Fiat continue. Je sens que vivre en Lui est pour moi d’une extrême nécessité et que si je ne le faisais pas ce serait comme si je n’avais plus
- la terre sous mes pieds,
- le ciel par-dessus ma tête,
- l’air pour respirer,
- le soleil pour m’éclairer et me réchauffer,
- la nourriture pour me nourrir . Comment ferais-je alors pour vivre ? Et si je pouvais vivre, combien ma vie serait malheureuse ! Mon Dieu, épargne-moi de vivre un seul instant en dehors de ta Volonté. Je pensais cela lorsque mon toujours aimable Jésus me fit une petite visite et me dit :
(2) Ma fille, vivre en dehors de ma Volonté c’est vivre sans connexion avec la Vie divine,
en dehors du Ciel, comme si l’âme ne pouvait pas avoir d’amitié, de relations avec le Père céleste. On peut dire alors que si l’âme sait qu’elle a un Père,
- elle ne le connaît pas,
- qu’elle vit loin de lui, et que par conséquent elle ne participe pas à ses biens divins,
(2) “Ma fille, vivre au-dehors de ma Divine Volonté, c’est vivre
- sans être connecté à la Vie Divine,
- isolé du Ciel,
- privé de l’Amitié, de la Connaissance et de la Relation avec son Père Céleste.
On peut dire que la créature sait qu’elle a un Père Mais elle ne Le connaît pas. Elle vit loin de Lui et ne partage pas ses biens
D’autant plus que, chaque fois qu’elle accomplit un acte de volonté humaine, elle s’emplit de terre et participe aux malheurs que produit le terrain acquis par ses actes humains.
Parce que la volonté humaine, sans la connexion avec la Divine, produit énormément de terre dans laquelle
- elle sème : passions, épines, péchés, et
- elle récolte les misères et les tristesses qui affligent sa vie.
Donc, chaque acte de volonté humaine ne fait qu’apporter un peu de terre.
Tandis que celui que la créature accomplit dans ma Volonté, lui fait perdre le terrain humain et acquérir celui du Ciel. Et plus elle en fait, plus elle agrandit ses propriétés célestes. Moi-même, Je lui administre la semence et, devenant l’agriculteur céleste, Je sème avec elle les plus belles vertus, J’en fais ma demeure, mon refuge et y forme mes délices. Je ne trouve aucune différence entre mon séjour au Ciel avec les saints dans les régions célestes, et celui dans le ciel de cette créature J’ai même plus de plaisir à rester dans le ciel de la volonté humaine sur terre. Pour la simple raison qu’en celui-ci J’ai du travail à faire, afin de l’agrandir davantage.
Je peux ainsi faire de nouvelles acquisitions, recevoir de l’amour. Et, bien que le travail soit un sacrifice, il a la vertu de produire
- de nouvelles inventions,
- de nouvelles beautés et
- de nouveaux arts.
C’est le travail qui fait surgir
- les choses les plus extraordinaires,
- les sciences les plus prestigieuses et profondes.
Puisque J’excelle en tous les arts et en toutes les sciences, Je forme dans ce ciel
- les travaux les plus magnifiques,
- les inventions les plus artistiques et nouvelles et
- Je communique les sciences les plus élevées
Du coup, Je me transforme
- tantôt en Maître et enseigne les sciences les plus sublimes,
- tantôt en Sculpteur, formant des statues vivantes,
- ou encore, en Agriculteur, et mes mains créatrices convertissent le petit terrain de la créature en ciel.
Cela faisant, J’éprouve un grand plaisir à user de tous mes arts.
Et Je m’amuse. Car Je passe d’un travail à un autre, inventant de nouvelles choses. Et les nouveautés sont toujours plaisantes, savoureuses et porteuses de gloire. D’où, ces cieux terrestres apporteront de nouvelles surprises et satisfactions à toute la cour céleste.
Quand ma Volonté Divine règne en tant que Vie dans la créature, Je peux tout faire. Parce qu’elle devient, entre mes mains, de la matière première, avec laquelle Je peux effectuer mes travaux divins.
Le fait de pouvoir travailler est pour moi la chose la plus agréable en alternance avec le plus doux repos.
A l’inverse, au Ciel, dans ma patrie céleste, le travail n’existe pas, ni de mon côté, ni de celui de la créature.
Car cette dernière a tout arrêté à l’instant où elle entre dans ces régions célestes, en se disant : “Mon travail est terminé. Ce qui est fait est fait. Et je ne puis ajouter une seule petite virgule à mes actions, ni à ma sainteté.”
De même, que Je ne peux plus faire de nouvelles conquêtes dans son âme
Parce que la mort valident ses actions. Elle ne peut pas faire un pas de plus.
Ainsi, tout n’est que gloire et triomphe. Tout l’étalage de nouvelles joies, félicités et béatitudes continues, qui ravissent le Ciel tout entier, ne vient que de Moi.
J’apprécie donc davantage les cieux terrestres de l’humain vouloir.
Parce que les conquêtes, le travail et les saveurs que Je trouve en eux, n’existent pas là où tout est Gloire et Triomphe, dans les régions de ma Patrie divine.
Alors, fais attention à ne jamais sortir de ma Volonté . Et Je te promets de poursuivre sans cesse mon œuvre divine dans ton âme..
(3)Après quoi je continuai à penser au grand bien que la Divine Volonté apporte à la créature. Mon souverain Jésus ajouta :
(4) Ma bienheureuse fille, tu dois savoir que
- notre Amour de la créature et
- notre désir de l’avoir avec Nous sont tels qu’à peine créée, Nous lui avons assigné une place royale dans notre Divine Volonté.
Chaque créature possède ainsi sa place d’honneur dans notre divin Palais de sorte que son commencement, son premier acte de vie,
- dans l’éternité comme dans le temps, est dans notre Fiat.
Elle n’était pas encore dans le monde que déjà nous l’aimions. Et non seulement nous la regardions avec plaisir en lui accordant sa place.
Mais Nous lui avons donné en cortège
- notre Amour, notre Sainteté, notre Puissance, notre Lumière et notre Beauté.
Elle est la noble princesse qui descend des hauteurs du ciel pour s’en aller en exil Mais notre Vouloir ne la quitte pas,
- Il descend avec elle,
- Il l’accompagne dans son exil et en chaque acte qu’elle accomplit, dans ses souffrances, dans ses joies ou
dans ses rencontres.
Il place en premier son acte divin de sorte qu’elle conserve sa noblesse et son état de princesse.
Et après l’avoir comblée de tous les biens, au point qu’il ne lui reste plus d’espace où mettre d’autres biens, elle remonte vers le ciel, dans les hauteurs des sphères Et en triomphateur Il la présente à toute la Cour céleste. Voilà ce que ma Divine Volonté veut faire. Voilà ce qu’Elle est capable de faire avec la créature.
Mais à notre grande tristesse, nous voyons qu’en descendant en exil, Elle ne pense plus à son Poste royal ni à la Noblesse de son origine. et qu’elle voudrait échapper à notre Volonté qui mieux qu’une tendre Mère la porte dans ses bras.
Et nous voyons que la créature, se servant des portes des sens que nous lui avons donnés, descend dans les profondeurs de sa volonté humaine. Les portes que nous avions données pour remonter vers nous afin qu’après l’exil elle puisse s’échapper dans le sein de son Créateur,
- elle s’en sert plutôt pour fuir dans les misères, les faiblesses et les passions qui la rendent ignoble.
- elle ne se voit plus comme la princesse du ciel, mais comme la servante de la terre.
Malgré cela nous ne fermons pas nos portes qui sont
- notre Amour,
- notre paternelle Bonté,
- notre miséricorde,
- les espérances que nous avons.
Dès que nous voyons qu’elle ferme ses propres portes pour venir dans notre Volonté,
- nous allons vers elle,
- nous ouvrons toutes grandes nos portes Et en la voyant belle et misérable,
- avec ses habits de Princesse sales et déchirés, Nous ne lui faisons pas de reproches,
Mais avec une Compassion toute paternelle nous lui disons : « Où es-tu allée ?
Pauvre fille, à quoi tu as été réduite. Vois-tu tout le mal que tu as fait en vivant dans les profondeurs de ta volonté humaine, séparée de la nôtre ? Tu as marché sans guide, sans lumière, sans nourriture, sans défense. Aussi, ne recommence plus afin qu’en retraçant ton chemin tu refasses le bien perdu. »
Nous savons que la créature sans notre Divine Volonté ne peut faire aucun bien.
C’est comme si elle voulait
- regarder sans avoir des yeux,
- marcher sans avoir de pieds,
- vivre sans nourriture. Par conséquent, sois attentive et ne sors jamais de notre divin Vouloir si tu veux
- trouver la force, la lumière, le soutien et
- avoir ton Jésus lui-même à ta disposition.